“Au théâtre de la cruauté, j’applaudis à tout rompre Baader, héros de notre temps”

Tombeau d’Andreas Baader – Extraits du Journal intime de Jean-Edern Hallier [article Ratgemini publié le 12 Jan 2012]

andreas-baader

« Je suis un terroriste. Au théâtre de la cruauté, j’applaudis à tout rompre Baader, héros de notre temps. Je crie : Bis ! De plus, je m’engage à ses côtés. Car la violence me sied, qu’elle soit morale ou physique. C’est un recours que j’admets, ou préconise quand le discours de la servitude volontaire se confond à celui du bien public, d’où qu’il vienne politiquement. Peu m’importe que les gens récusent la violence, ce droit n’est pas inscrit dans les constitutions, mais dans la nature. […]

Quand va-t-elle mourir enfin, cette chienne [d’Europe] couchée, cette dormante, cette mère efflanquée, ruinée par tant d’avortements ? […] »

« Ma responsabilité d’intellectuel, je l’assume pleinement : j’attise les miasmes, les vents fétides. Et même si je ne suis pas à l’origine de cette peste, frappant les innocents au hasard, je contribue à les infester. Je n’ai qu’une seule aspiration, entraîner la jeunesse sur une mauvaise pente, en étayant toutes les délinquances politiques[…]. »

Chaque matin qui se lève est une leçon de courage – Journal intime de Jean-Edern Hallier
Polémiques et combats de la liberté . pages 418-422 – Editions Libres Hallier – 1978

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Article intéressant :
Pour en finir avec les nouveaux philosophes – Lettre ouverte à la « Literatournaya Gazeta – de Jean –Edern Hallier dans le Figaro du 10-12-1977, Document mis à disposition par Bernard-Henri Lévy (BHL)

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