La France est-elle démographiquement suicidaire comme le suggère le Figaro?

La mise en place “d’Africa France” devrait favoriser l’émergence d’une classe moyenne locale. L’immigration massive va largement y contribuer (les diverses aides sociales collectées en France et partiellement rapatriées, équivalent à de bons mois de salaires locaux)

Le Figaro: Suicide démographique de l’Europe et explosion de l’Afrique

TRIBUNE – Alors que va s’ouvrir l’université d’été du Medef, Jean-Michel Boussemart et Michel Godet invitent l’Europe à pratiquer une politique de quotas en fonction des besoins du marché du travail et à encourager la relance de la fécondité.
Mais la France – idem pour l’Europe – est-elle pour autant démographiquement suicidaire, comme le suggère Le Figaro ou bien victime d’une “république” désespérément corrompue ?

Le Figaro: Suicide démographique de l’Europe et explosion de l’Afrique

Africa France

Avec François Hollande, la FrançAfrique a fait peau neuve :
La FrançAfrique a été supprimée pour être remplacée en 2013 par Africa France… tout comme la taxe professionnelle qui a été remplacée en 2010 par la Contribution Economique Territoriale (CET)

« Africa France pour une croissance partagée » se présente comme une « communauté associative des acteurs économiques africains et français ». La création de cette association a été décidée lors du sommet de l’Élysée des 6 et 7 décembre 2013 rassemblant les Chefs d’Etat français et africains. Son siège est à deux pas de l’Assemblée Nationale. Toutes les apparences d’un lobby. Toujours est-il que les 22 et 23 septembre prochain au Palais d’Iéna à Paris se tiendront les Rencontres Africa 2016. Le Medef se tient à l’écart de cette initiative qui serait due “à la seule volonté de Marc Bouteiller, directeur général adjoint Afrique au Quai d’Orsay”. Pour preuve, le ministre Jean-Marc Ayrault, qui devait ouvrir les Rencontres, sera en fait à l’Assemblée générale de l’ONU. Il s’agirait en fait, de l’éternelle foire d’empoigne franco-française en Afrique entre le Quai d’Orsay, les organisations patronales et les réseaux des chambres économiques. De son côté, le Medef soutient le sommet Afrique-France (un de plus) prévu à Bamako début 2017.

Dès 2015, le marketing AfricaFrance a fait saliver toute l’industrie du capital-investissement en quête de relais de croissance :
au premier semestre 2014, les fonds internationaux de private equity auraient investi 1,5 milliard de dollars en Afrique, un montant en hausse de 137 % sur un an.

Fébrilité affichée du capital-investissement français:
L’approche et les slogans ne sont pas sans rappeler Ubifrance (aujourd’hui « Business France », qui sonne comme « Africa France ») et le réseau des CCI : après les dragons asiatiques, il y aurait les « lions » africains, ces pays qui tireraient la croissance économique de l’Afrique, nouvelle terre de conquête du capital-investissement, nouvelle brique aux Brics (Brésil, Russie, Inde, Chine… certains y ajoutent l’Afrique du Sud – S de Brics pour South Africa).

On reprend alors les « bonnes » vieilles recettes : on parle d’une croissance économique africaine qui serait de l’ordre de 5 % en moyenne et des besoins de financement estimés par la Banque mondiale à 90 milliards de dollars par an au cours des quinze à vingt prochaines années.

Le FIGARO 29-08-2016 : François Hollande a appelé la Banque mondiale (BM) à intensifier son effort “dans les pays fragiles et vulnérables”

Dans ces eaux troubles, on trouve des intervenants comme le fonds Amethis Finance créé en 2012 par Luc Rigouzzo et Laurent Demey, des anciens de l’Agence française de développement (dont le budget annuel est voté au Sénat), en partenariat avec la compagnie Benjamin de Rothschild, un fonds dont la stratégie d’investissement fait la part belle aux critères ESG (environnementaux, sociaux et de gouvernance).

En matière de capital-investissement, l’Afrique de l’Est serait plus tentante que l’Afrique francophone car, malgré la présence anglo-saxonne, cette partie du continent africain, étant en plein développement, a encore besoin de renforcer son expertise dans ce domaine.

Le FIGARO 30-08-2016 : secours d’environ 6500 migrants au large de la Libye

Les gardes-côtes italiens, qui ont coordonné lundi le secours d’environ 6500 migrants au large de la Libye, redoutent une nouvelle affluence record mardi dans cette zone de la Méditerranée.

Le Figaro : Affluence record de migrants en Méditerranée

L’IMMIGRATION MASSIVE EN FRANCE EST TOUT SAUF UN HASARD,
cette immigration subsaharienne que l’on tente de minimiser, quand on ne fait pas mine de l’ignorer. Lampedusa n’est pas une fatalité

Le Figaro : Les images marquantes de la première journée d’évacuation du camp de Calais

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Rien à voir avec l’invasion allemande de la seconde guerre mondiale: le déferlement de déserteurs du travail et de la guerre dans les villages français marque une offensive contre la civilisation occidentale. L’appartenance de ces populations à l’Islam ne saute pas aux yeux. Qui donc rabat (finance) ces hordes d’Afrique subsaharienne sur l’Europe?

Une colonisation fondée sur la bâtardisation de l’espèce humaine, la négation de sa culture et de son histoire, jusqu’à imposer l’esclavage comme nouveau modèle de civilisation. Au profit de ces éternels ennemis de l’Europe.

Une telle colonisation demande énormément d’argent. De l’argent, il y en a chez ceux qui « aiment leur prochain plus qu’eux-mêmes » (les philanthropes tels que Bill Gates etc.), et puis il y a toujours les mêmes « anonymes » qui infestent la Finance (marchés, banques), les mafias etc. Tout un monde qui entend marquer l’humanité de son empreinte.

Les lobbys de l’Afrique subsaharienne estiment pouvoir rapidement refaire le handicap de l’Afrique auprès des fonds de private equity, attirés par « l’émergence d’une classe moyenne locale » qui les autorise à rêver d’investissements ailleurs que dans le traditionnel secteur des ressources naturelles.

L’immigration massive subsaharienne va largement contribuer à l’émergence de cette classe moyenne locale (entre autres, grâce aux diverses aides sociales collectées en France, et partiellement rapatriées, équivalent à de bons mois de salaires locaux)

Si, officiellement, les secteurs d’activité les plus porteurs en Afrique restent l’agroalimentaire, les infrastructures, la santé, l’énergie, il faut noter le développement des services financiers, avec une bancarisation qui devrait progresser grâce à l’essor spectaculaire du mobile en Afrique

Les Echos : L’avenir de la banque mobile s’écrit en ce moment en Afrique

[Lire également :
Les banquiers débordent d’ingéniosité – Société Générale]

L’essentiel est d’être les premiers sur le terrain.
La stratégie viendra plus tard
:

Tous ces prédateurs sont bien conscients que le continent africain, comme toute économie émergente, présente de nombreux risques, qu’il s’agisse de troubles politiques, d’une gouvernance d’entreprise encore balbutiante ou de marchés de capitaux trop peu développés pour céder aisément des participations en Bourse. Mais en réalité, ces “entrepreneurs” ne prennent eux-mêmes quasiment aucun risque dans cet univers de corruption : l’État – via les institutionnels – couvre leurs risques. En cas de difficultés, ils pourront toujours compter sur la « solidarité » des contribuables français.

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