« Comment le Djihad est arrivé en Europe » – Handschar – la Waffen-SS en Bosnie

11 septembre 2001 : effondrement des tours du World Trade Center… Les principaux suspects du 11 septembre auraient appris les rudiments du terrorisme dans les Balkans pendant les années 1990, avec le soutien des services secrets de l’OTAN.

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Il y a 10 ans, en 2006, les éditions Xienia publiaient la version française de « Wie der Dschihad nach Europa kam » – Gotteskrieger und Geheimdienste auf dem Balkan (2005): « Comment le Djihad est arrivé en Europe » – les moudjahidin et les services de renseignement dans les Balkans, ouvrage de 282 pages, de Jürgend Elsässer, préfacé par Jean-Pierre Chevènement. Ce livre reste très actuel, avec la candidature de la Bosnie pour intégrer l’Europe.
[Ce qui suit, est un condensé du chapitre II du livre].

Retour sur la seconde guerre mondiale.

L’Allemagne nazie a envahi la Yougoslavie le 6 avril 1941 sans déclaration de guerre. Dès le 10 avril, Berlin et Rome ont reconnu le nouvel Etat croate indépendant, sous la coupe du mouvement catholique croate des Oustachis et du Poglavnik (Führer) Ante Pavelic. Le premier camp de concentration a vu le jour le 29 avril de la même année.

Une grande partie de la Bosnie a été annexée par le nouvel Etat croate.

Ante Pavelic
Ante Pavelic
Pour Ante Pavelic, les musulmans y étaient les Croates les plus ” authentiques “, puisqu’ils avaient maintenu leur population racialement pure après leur conversion à l’Islam 500 ans auparavant.
Pour le Reichsführer SS Heinrich Himmler, ils étaient à mettre au nombre des ” peuples les plus valables racialement parlant en Europe ” avec qui il partageait une ” communauté de vues sur le monde “. C’étaient en quelque sorte ” des Musul-germains “.
Le rapprochement s’est fait : le 10 août 1941, l’organisation yougoslave musulmane (JMO) s’inféoda au nouvel Etat croate, et reçut en récompense de nombreux postes de responsabilité.

Mais voici ce qui ressort d’un ” rapport sur les atrocités commises par les musulmans oustachis ” rédigé par un administrateur allemand le 17 août 1941. On y lit que les musulmans se conduisaient en bourreaux si sanguinaires que même les nazis se sentaient mal à l’aise, dans la mesure où de tels agissements poussaient la population des campagnes, traditionnellement apolitique ou même anticommuniste, dans les bras des partisans. En voici un extrait :

« Ce ne sont en aucune façon des Serbes qui combattent l’État croate, ni des francs-tireurs, ni des communistes qui sont raflés, mais des citoyens lambda. Les Oustachis ont organisé des provocations qui ont abouti au soulèvement de Krupa, dont les 6 000 habitants sont à 60 % serbes et à 40 % musulmans – avec quelques Croates. En manière de représailles pour ce soulèvement, les musulmans ont massacrés tous les Serbes âgés de plus de 14 ans […] Les musulmans génèrent plus de rancœur en Krajina bosniaque que n’en ont jamais suscité les Turcs, qui ont toujours et sans répit oppressé les Infidèles. »

C’est donc en toute logique que la majorité des musulmans bosniaques a soutenu les empires centraux, Allemagne, Autriche-Hongrie et Turquie, lors de la Première Guerre mondiale, tandis que les Serbes étaient du côté de l’Entente franco-russo-britannique.
Avec l’écrasement de la Yougoslavie par l’Allemagne nazie au début de la Seconde Guerre mondiale, les anciens maîtres de la Bosnie se sont vu offrir l’occasion de renverser le cours de l’histoire.

Le degré d’influence du fascisme et du nazisme
sur les musulmans est sujet à controverse.

C’est ainsi qu’un journal musulman de Sarajevo, Ljiljan, écrira rétrospectivement : ” Dès le début des exactions commises par la junte oustachi envers la population serbe, la communauté bosniaque a pris ses distances vis-à-vis de la politique sanglante et criminelle du NDH (l’État croate fasciste).

Une aide décisive vint d’Amin al Husseini, grand mufti de Jérusalem.


Handschar (Handžar en Bosnien) – la Waffen-SS en Bosnie
[Notre article paru en 2009]

Le grand mufti avait dû fuir Jérusalem, déclaré persona non grata par la puissance mandataire pour avoir dirigé le soulèvement antijuif et antibritannique de 1936-1939.

Pour la première fois, grâce à la création de la division SS musulmane Handžar (désignant un sabre recourbé), le lien entre Islam et national-socialisme se fonde sur une base solide et visible de tous. En 1942 s’ouvre l’Institut musulman central à Berlin, afin de coordonner le travail de propagande. Himmler s’est donné beaucoup de peine pour que la division soit dirigée selon le principe du Coran. Il avait refusé plusieurs fois ce traitement de faveur aux unités chrétiennes. Il rejetait le christianisme en raison de son caractère trop mou. Par contre, l’espoir du paradis de Mahomet était propice aux vocations de héros, et donc à promouvoir avec la dernière énergie devant les Bosniaques.

Lors de l’instruction de la division Handžar,
un raté aux lourdes conséquences se produisit.

La division est envoyée dans le sud de la France pour son baptême du feu, en été 1943. Dans le même temps, les partisans de Tito déclenchent une offensive majeure en Bosnie et des dizaines de milliers de musulmans prennent la fuite: les hommes de la division voulaient rentrer chez eux pour faire rendre gorge à ces communistes sans foi ni loi. Ce n’est que fin février 1944 que la division Handžar regagne les Balkans. Elle est engagée dans les grandes manœuvres de nettoyage connu sous le nom de ” Kugelblitz “, en Bosnie centrale et orientale. À cette époque la troupe n’a aucune miséricorde à l’égard des partisans de Tito et se signale par sa cruauté.

[Article à suivre: « le terrorisme d’une ampleur effroyable]

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