Ivan Krastev ébranlerait-il la pensée conventionnelle, comme l’imagine Georges Soros?

IVAN KRASTEV

INTERVIEW – Pour le politologue bulgare, cette crise marque un tournant dans la dynamique du projet européen. Elle sera au cœur du Conseil européen qui s’ouvre ce jeudi.
Intellectuel très influent en Europe de l’Est et dans les pays anglo-saxons, le politologue bulgare Ivan Krastev dirige le Center for Liberal Strategies à Sofia. Il est membre de l’Institut des sciences humaines de Vienne en Autriche, où il réside. Il vient de publier en français Le Destin de l’Europe…[article réservé aux abonnés]

Le Figaro :
Ivan Krastev : «La crise des migrants est le 11 Septembre de l’Europe»

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UNIVERSITY OF PENNSYLVANIA PRESS: After Europe | Ivan Krastev

After Europe (2017):

« Peu de gens remettent en question la pensée conventionnelle, comme Ivan Krastev. »
George Soros est l’auteur de cette flatterie.

Pourquoi un tel engouement outre-Atlantique envers ce politoloque bulgare? Ivan Krastev considère – à juste titre – que la crise des réfugiés menace d’élargir le fossé entre les élites et les électeurs de manière à menacer l’avenir de tout le projet européen.

«LA CRISE DES MIGRANTS EST LE 11 SEPTEMBRE DE L’EUROPE».

Toutefois, pas plus que le 11 Septembre, la crise des migrants ne saurait être classée parmi les phénomènes « naturels »,

Les pyromanes se mêlent à la foule des témoins espérant une fois de plus brouiller les pistes. Jusqu’à présent, l’Histoire a su avaler bien des couleuvres. Désormais on est passé au stade du gavage intensif. No limits. Après ces prédateurs, le déluge… ou l’apocalypse.
Mais Ivan Krastev se garde bien de franchir la ligne rouge:
la crise n’est finalement qu’une fatalité, sans paternité.

Democracy Disrupted (2014): La Politique des Protestations Globales. Les manifestants rejettent les partis politiques établis, s’interrogent sur les motivations des grands médias, refusent de reconnaître la légitimité d’une direction spécifique et rejettent toutes les organisations formelles. Ils ont clarifié ce qu’ils ne veulent pas – le statu quo – mais ils n’ont pas de vision positive d’un autre avenir.

In Mistrust We Trust (2013) :
La démocratie peut-elle survivre lorsque nous ne faisons pas confiance à nos dirigeants?

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