Pour l’historien conférencier Runoko Rashidi : Pouchkine est autant africain que russe

Runoko Rashidi (né en 1954) est un historien conférencier publique, basé à Los Angeles. Ses travaux universitaires portent sur «les fondements noirs de la civilisations du monde”. De nombreux érudits contestent ses conclusions, basées sur des études anthropologiques et de l’ADN. Il a organisé des missions d’études en Inde, en Australie aborigène, aux îles Fidji en Asie du Sud, en Egypte et au Brésil.

[Le présent article a été remanié le 14-12-2012]

À l’occasion du bicentenaire de la naissance de Pouchkine, né en 1799, Runoko Rashidi, historien activiste noir américain, s’est rendu en Russie, estimant que Pouchkine était un écrivain africain, autant que russe.

« tout le monde sait, en Russie que Pouchkine avait une ascendance africaine, mais ils ne le considèrent pas comme un noir. Ils le considèrent comme un Russe avec une ascendance africaine.
Pour nous cela ne fait aucun doute :
si vous avez une seule goutte de sang africain, vous êtes noir».

Pour étayer sa thèse, Runoko Rashidi rappelle que la mère d’Alexandre Pouchkine, Nadiejda Ossipovna Hanibal, descendait d’une des familles de la noblesse de service instituée par l’empereur Pierre Ier, remontant à Abraham Pétrovitch Hanibal, esclave africain affranchi et ennobli par Pierre, dont il fut le filleul et l’ami fidèle ; Abraham Pétrovitch mena une carrière d’ingénieur militaire qu’il termina comme général.

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Pouchkine était-il noir?
Pouchkine était-il noir?

TRADUCTION DE LA VIDEO (c’est Runoko Rashidi qui parle):

A la fin du mois de mai 1999, je suis me suis rendu en Russie, spécialement pour célébrer le bicentenaire de la naissance du poète afro-russe (sic), Alexandre Pouchkine.

Je me sens très proche de Pouchkine. Pouchkine, né de parents aisés à Moscou en 1799, est considéré comme le père de toutes choses russes. « Pouchkine fut le printemps russe, Pouchkine fut le matin russe, Pouchkine fut l’Adam russe. » [Anatoly V. Lunacharsky]. On lui a attribué “l’invention” de la langue russe parce qu’à l’époque, la plupart des auteurs russes écrivaient en français. Sachant cela, Pouchkine était considéré comme l’homme le plus doué et le plus dangereux de la Russie, et il a écrit d’une manière accessible à chacun.

Arrêtons nous un instant, sur les premiers vers de “je vous aimais”:

Je vous aimais … et mon amour peut-être
Au fond du coeur n’est pas encore éteint.
Mais je saurai n’en rien laisser paraître.
Je ne veux plus vous faire des chagrin.

Pouchkine y évoque une situation qui touche tout être humain. Il est tombé amoureux de cette femme mais la relation n’a pas fonctionné. Alors ils se sont séparés. Mais il précise que cela ne signifiait pas qu’il avait cessé de l’aimer, juste parce que cela n’avait pas marché.

Pouchkine avait un vocabulaire de 20 000 mots. Il est l’équivalent russe de Shakespeare, un homme qui lui même est tombé amoureux d’une femme noire Lucy Negro
[Dark Lady qui aurait inspiré les sonnets de Shakespeare].

Maintenant, Pouchkine n’était pas un phénomène isolé.
J’ai participé à des conférences à Moscou et Saint-Pétersbourg, sur l’image de l’Afrique en Russie à l’époque de Pouchkine, il y a environ 200 ans. Après avoir entendu d’autres intervenants à ce colloque, j’ai dit ce que je ne ferai pas. Vous donnez l’impression que Pouchkine était un phénomène isolé dans l’histoire de l’Europe et que l’histoire des Africains en Europe a commencé avec l’esclavage. J’ai dit que ce n’était pas le cas. J’ai donc fait une présentation générale de la présence africaine en Europe. A cette époque, il était populaire d’avoir de nombreux Africains dans les milieux aristocratiques de l’Europe. Ils les considéraient comme leurs “animaux de compagnie”, leurs mascottes.

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POEME DE POUCHKINE: JE VOUS AIMAIS

Я вас любил: любовь ещё, быть может │ Je vous aimais … et mon amour peut-être
В душе моей угасла не совсем; │ Au fond du coeur n’est pas encore éteint.
Но пусть она вас больше не тревожит; │ Mais je saurai n’en rien laisser paraître.
Я не хочу печалить вас ничем. │ Je ne veux plus vous faire des chagrin.
Я вас любил безмолвно, безнадежно, │ Je vous aimais d’un feu timide et tendre,
То робостью, то ревностью томим; │ Souvent jaloux, mais si sincèrement,
Я вас любил так искренно, так нежно, │ Je vous aimais sans jamais rien attendre…
Как дай вам Бог любимой быть другим. │ Ah ! puisse un autre vous aimer autant.

Conférence du professeur Vladimir G. Zhdanov sur le thème de la globalisation (2006)

Les effets désastreux de la globalisation sur l’économie des pays – thème développé lors d’une conférence donnée par le professeur russe Vladimir G. Zhdanov, en 2006, au Belarus.

Contrairement aux apparences,
l’article qui va suivre n’est pas un article sur la Russie.
Le thème en est la globalisation de l’économie mondiale. Nous partons d’une étude de cas. La Russie est un excellent exemple pour permettre une réflexion sur les effets pervers de la globalisation. Libre à chacun d’extrapoler pour en tirer les conclusions sur l’avenir de l’Union Européenne. Nous reprenons l’intervention du professeur Vladimir G. Zhdanov (conférence donnée en 2006).

Dans chacun des pays membres de l’Union Européenne, nous devons nous assurer que les candidats aux élections du Parlement abordent les questions liées aux effets de la globalisation de l’économie et proposent des idées convaincantes pour lutter contre ses effets nuisibles sur nos populations. Si la lutte contre les nuisances de la globalisation est absente des préoccupations de telle ou telle formation politique (programme explicite sur le sujet), il faudra alors se poser la question sur l’intérêt à élire leurs candidats.

L’Union Européenne se comporte comme un appareil totalitaire qui cherche à nous imposer le « meilleur des mondes ». Le thème de la globalisation de l’économie, pourtant vital pour chacun des peuples, est traité superficiellement. Nous aimerions qu’un programme de mesures soit mis en avant.

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Les effets désastreux de la globalisation sur l’économie des pays

Venu de Novossibirsk (Sibérie) en train, V. G. Zhdanov a traversé des espaces de désolation avec de nombreuses usines démantelées. Selon l’orateur, la Russie vit du gaspillage insouciant de ses ressources pétrolières : si le cours du baril venait à descendre au dessous de 15 $, la Russie serait ruinée. Par contre au Belarus il a constaté que les usines tournaient à plein et que le Belarus avait su préserver son tissu industriel de la désagrégation.

«Dilapidation de l’héritage des générations futures : dans 20 ans, lorsque les réserves pétrolières russes seront taries, il ne restera alors plus aucune ressource» dit-il. Cette évolution résulte du processus de globalisation mondiale de l’économie.

Le phénomène de globalisation de l’économie est assez récent – il remonte à 35 ou 40 ans. Sous l’impulsion de l’OMC, les frontières économiques ont disparu entre les états, avec pour première conséquence l’alignement des prix de la consommation sur le marché mondial. Dans le même temps, la très grande disparité des coûts de production (notamment de la main d’œuvre) conduit, dans les pays émergents, à d’inquiétants écarts entre les prix de consommation et les coûts de production. Autre conséquence : la simplification des procédures de transferts de capitaux entre les pays (un transfert de fonds ne requiert que 5 secondes).

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Lourdes conséquences sur les investissements

La Russie de Eltsine avait pensé attirer les investisseurs en ouvrant ses frontières.
Non seulement les capitaux étrangers ne sont pas venus, mais la Russie a été confrontée à la fuite de ses capitaux, ainsi qu’à l’évasion de ses matières premières précieuses et de ses métaux non ferreux.

De surcroît, un pays comme l’Estonie, s’est retrouvée comme étant le plus gros vendeur de métaux non ferreux du monde alors que ce pays n’est pas producteur, ces matières premières et autres richesses provenant de la Russie.

V. G. Zhdanov pointe du doigt l’ouverture des frontières : l’entrée de la Russie à l’OMC . Les oligarques, Tchoubaïs, Gaïdar, Berezovski, Abramovitch, poussent la Russie à intégrer rapidement l’OMC, sans se préoccuper des conséquences.

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Illustration de l’aggravation des déséquilibres

V. Zhdanov prend l’hypothèse d’un investisseur qui aurait décidé de monter une usine ultra moderne de fabrication de chaussures.
Dans cet exemple, l’investisseur reçoit 2 propositions :
1ère proposition d’investissement – région de Sibérie
garantie d’une main-d’œuvre qualifiée disponible (chômage),
abondance de matière première (cuir)
2ème proposition d’investissement – ville de Bombay (Inde)
même garantie d’une main-d’œuvre qualifiée disponible (chômage),
matière première (cuir)

L’investisseur procède à une étude comparative des offres :

Sibérie : pour construire l’usine, les conditions climatiques imposent de creuser 5 mètres de fondations (impactant à hauteur de 30% le coût de la construction). L’épaisseur des murs doit protéger des variations de température externe et il faut prévoir du chauffage sur 8 mois. Le personnel doit bénéficier d’une paye et d’une politique sociale incitatives pour accepter d’endurer les conditions sibériennes. Le fret ferroviaire, tout comme le fret routier, coûte cher. Enfin, il faut compter six ans pour construire tout cet ensemble.

A Bombay, un mois suffit à l’assemblage et au montage des bâtiments. L’accès à l’océan permet d’utiliser le transport maritime qui ne coûte quasiment rien. Les conditions climatiques sont favorables.

Sibérie : au bout de 6 ans, la fabrication d’un lot de chaussures vendu 100 $ (prix du marché), aura nécessité plus de 250 $ (coût de revient): une perte de plus de 150 $. Par contre, à Bombay le coût de revient n’est que de 69 $, permettant un gain de 31 $. Conclusion : décision d’investir à Bombay, car évidemment personne ne souhaite investir à perte.

Autre paradis pour les investisseurs, la Chine méridionale : soleil tout au long de l’année, murs en contre-plaqué, des usines qui « poussent comme des champignons » et abondance de main d’œuvre. Bien que la Chine soit communiste et que la démocratie n’y soit pas toujours respectée, chaque année ce pays reçoit à hauteur de 500 milliards $ de la part d’investisseurs privés, tandis que, durant toute la période de la Perestroïka, la Russie n’a perçu que 7 milliards. Et, si l’on analyse de plus près la nature de ces investissements en Russie, on s’aperçoit qu’avec l’ouverture des frontières, l’ensemble de la production du pays s’avérait non rentable par rapport aux prix du marché (les coûts de production du marché mondial étaient une fois et demie inférieurs aux coûts de production en Russie). Toutes les usines se sont retrouvées en faillite et ont été cédées à des investisseurs étrangers pour des kopecks. S’agissait-il d’investir pour fabriquer sur place à des prix supérieurs au marché ? Non. Tout le matériel a été transporté en Occident pour y être désossé afin d’en récupérer les métaux non ferreux pour la revente. L’investissement étranger se résume à la destruction des usines.

L’investisseur, quel qu’il soit, recherche son bénéfice : il compare les coûts de production à l’échelle mondiale, la globalisation ayant nivelé les prix de vente (prix du marché)

Le tableau comparatif de la rentabilité des investissements (2006) amène aux conclusions suivantes:

En France, pour 100 $ de revenu, il faut investir 109 $, soit 9 $ de perte.
En Angleterre, pour 100 $ de revenu, il faut investir 120 $ soit 20 $ de perte
En Pologne, pour 100 $ de revenu, il faut investir 140 $
En Russie, pour obtenir 100 $ de revenu, il faut investir 257 $ etc.
Il n’est donc pas intéressant d’investir dans ces pays.

Par contre:
A Singapour, pour 100 $ il de revenu, il faut investir 75 $ , soit un gain de 25 $
En Corée du Sud, pour 100 $ de revenu il faut investir 71 $ , soit un gain de 29 $
En Chine du Sud pour 100 $ de revenu, il faut investir 69 $ , soit un gain de 31 $

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Si certaines régions comme la Sibérie sont si peu attractives pour l’investissement, pourquoi y a-t-on construit des usines ?

C’est l’État qui les a construites à l’époque soviétique. L’État avait compris qu’il devait aménager ces territoires de l’Est pour l’intérêt général. Il a donc investi à perte (sur le plan économique) dans le développement des infrastructures, des sciences etc. Pour l’investisseur privé, ce n’est pas le facteur humain qui prime dans la prise de décision, mais l’appât du gain (retour sur investissement).

Sous Eltsine, la globalisation a ruiné le Kamtchatka

Durant 17 ans, Vladimir G. Zhdanov a effectué des missions au Kamtchatka.

Au début, il a été totalement subjugué par cette région prospère. Les salaires y étaient très élevés (incitation à travailler dans de rudes conditions). La population – des marins pour l’essentiel – était donc très aisée. Ils utilisaient couramment l’avion pour se rendre à Moscou. Seule faille, le rouble était inconvertible et n’avait donc de valeur qu’à l’intérieur de l’Union Soviétique.

Initiatives de Eltsine :
ouverture des frontières et convertibilité du rouble.
La destination en vogue devient le Japon (et non plus Moscou).

Au bout d’un an, l’industrie de la pêche fut mise en faillite : les usines du Kamtchatka fermèrent les unes après les autres. Motif : il était plus rentable d’expédier le poisson au Japon et en Chine pour y être retravaillé. Les gros salaires octroyés à la population du Kamtchatka rendaient les exportations non compétitives. 200 000 travailleurs perdirent leur emploi.

L’année suivante, ce fut l’effondrement des constructions navales du Kamtchatka. Il était devenu plus rentable de réparer les navires en Corée du Sud ou au Japon.

La troisième année, c’est toute la flotte qui a été liquidée : les nouveaux propriétaires ont jugé plus rentable le bradage de la flotte à la tonne de métal récupéré et le placement de l’argent dans des régions telles que l’Asie du sud-est où l’on est assuré d’obtenir un gain de 30 % sur chaque investissement. 600 000 chômeurs, condamnés à rester sur place car cela coûte très cher de voyager. Les élections suivantes, en désespoir de cause, ils ont élu un nouveau gouverneur de région… communiste.

La globalisation amène la destruction de l’outil productif.

Résultat : il n’y a plus de production nationale pour la majorité des produits ; les produits sont des produits importés.

La Russie a besoin d’énergie de chauffage.
L’OMC impose que les tarifs de l’électricité soient alignés sur les prix du marché mondial (six roubles au lieu d’un). Pour sa part, le prix de l’essence doit augmenter de 2,5 fois. Le coût de l’énergie entraînera la faillite des unités de production qui ne pourront plus payer leurs charges.

Petite anecdote illustrant les aberrations auxquelles peut conduire la globalisation par la force : pour imposer une première augmentation du prix de l’électricité en 2005, Tchoubaïs a coupé le courant dans certaines agglomérations d’Extrême Orient. La population a dû capituler et payer trois roubles ce que jusqu’à présent elle payait un rouble.

V. G. Zhdanov préconise de refermer les frontières.
Comme alternative, il suggère de restaurer un partenariat économique entre la Pologne, la Russie et le Belarus (économies très complémentaires).

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Dans les chapîtres précédents, V.G. Zhdanov nous fait partager un constat et un diagnostic qu’il illustre d’exemples particulièrement éloquents sur la Russie.

En dernière partie, V.G. danov revient sur « le comité des 300 », largement traité dans l’oeuvre de John Coleman (Conspirators Hierarchy: The Story of the Committee of 300 / Beyond The Conspiracy: Unmasking The Invisible World Government, The Committee Of 300), John Coleman qui a travaillé 30 ans dans les renseignements britanniques. À sa sortie, ce livre avait été copieusement critiqué pour un prétendu manque de rigueur (certaines allégations n’étant pas vérifiées). Nous n’entrerons pas dans ce débat qui nous mènerait trop loin…
Parmi les avancées plausibles, le constat que les gouvernements des pays ne seraient plus que des marionnettes manipulées par ce comité des 300. Par ailleurs, les ressources naturelles diminuant, on prévoit que dans les années 70, elles ne suffiront qu’à 1 milliard. Il faudrait donc exterminer 5 milliards.

Le scénario qui suit, mérite que l’on s’attarde plus sur la démonstration : les francs-maçons et certaines communautés juives (hassidistes) sont pointés du doigt, sans plus de détails. Dans ce milliard de rescapés, l’Europe ne figurerait pas, mais par contre on y trouverait Israël et le Japon…

Certes, il y a le sida en Afrique. Quand à la Russie, c’est l’alcool la drogue et le sida qui en viendront à bout. Les musulmans seront victimes d’actes de guerre ; à cette occasion, Zhdanov reprend certaines thèses selon lesquelles les attentats du 11 septembre seraient un coup monté. De plus, le nombre des victimes est minimisé. Zhdanov montre la une d’un journal franc-maçon paru le 4 septembre à Moscou où figurait un dessin évoquant les attentats qui devaient se dérouler une semaine plus tard.

Pour revenir à la Russie, Zhdanov rappelle qu’en vue de sa destruction, l’URSS a été découpée en 52 morceaux (alors qu’elle compte 15 républiques). Nous sommes au second acte : après la destruction de l’URSS, la destruction de la Russie.

Les vieux seront décimés par la misère, les jeunes par l’alcool et la drogue (le ministre de l’économie d’Eltsine Gaïdar avait lancé les débits d’alcool et de tabac à chaque terminus de bus, ouverts 24h/24h et 7j/7j).

A terme, la Russie ne sera plus qu’une source de matières premières
et d’industries sales.
Dans une déclaration, Margaret Thatcher avait estimé que la population russe allait tomber à 15 millions d’habitants dans les années 70. Prévision reprise par Madeleine Albright.

Dans cette dernière partie il est fait état d’un “Nouvel Ordre Mondial“, terme galvaudé qui demande à être utilisé avec une certaine précaution. Sous ce vocable se cachent des théories parfois contradictoires, peut-être avec l’intention de brouiller les pistes.

Néanmoins, un document mérite notre attention : un article de Alexandre Ignatov, Directeur général de l’agence d’information et d’analyse au sein du Bureau du Président de la Fédération de Russie en 2000. Cet article nous éclaire sur la stratégie de leadership de la Russie dans la Globalisation.

Américains – Otan – Union Européenne

Le livre de Jürgen Elsässer explique comment le Djihad est arrivé en Europe.
Dans son analyse de l’arrivée de forces djihadistes en Europe, l’auteur choisit de partir de la Deuxième Guerre mondiale (présence d’unités musulmanes dans la Wehrmacht, le rôle du criminel de guerre croate Ante Pavelic), puis fait un bond jusqu’aux années 1990.
Jürgen Elsässer dresse une image de la Yougoslavie d’avant son éclatement, pays où les cultures se côtoient de manière pacifique (nota : on pourrait faire le même constat pour l’Union Soviétique).
Puis son analyse des guerres qui ont secoué les Balkans après la chute du Mur de Berlin dévoilent certains aspects de la vérité volontairement occultés par la propagande antiserbe: plusieurs atrocités commises par des moudjahidin venus du Moyen-Orient, souvent vétérans de l’Afghanistan venus combattre, voire mourir pour l’islam dans les Balkans.

Crise financière de l’automne 2008 – les faillites bancaires

Faillites bancaires, des milliards de dollars envolés, une croissance mondiale en berne, des gouvernements impuissants. Le capitalisme financier est en crise.

Mais quelles sont les causes de la crise financière mondiale ? Le 27-09-2008, Politique Net a publié une étude particulièrement instructive dont la lecture est fortement recommandée. En voici un aperçu:

Etape 1 : La crise financière part des Etats-Unis en août 2007
La crise débute à l’été 2007 à cause des “subprimes”, des prêts hypothécaires consentis à la classe moyenne américaine. En temps normal, un particulier qui souhaite acquérir un appartement peut emprunter en fonction de son salaire et de sa capacité à rembourser. Inconvénient du système : l’emprunt est proportionnel au salaire. Si vous ne gagnez pas beaucoup, vous ne pouvez pas emprunter beaucoup, donc vous ne pouvez pas acheter.
Les Américains ont donc créé des subprimes […]

Etape 2 : Toutes les banques sont touchées à cause de la titrisation
Pour tenter de limiter les risques de ces crédits d’un nouveau genre, les banquiers ont eu recours à la titrisation. Ils ont transformé ces emprunts en titre sur les marchés boursiers […]

Etape 3 : Les banques se méfient et ne se prêtent plus d’argent […]

Etape 4 : Faute de liquidités, certaines banques sont asphyxiées dès 2007Pour comprendre comment les banques ont fait faillite dès 2007, il faut expliquer comment fonctionne le système bancaire. Quand vous empruntez 100 000 euros à la Société Générale, celle-ci augmente la masse monétaire de 100 000 euros. Elle crée donc 100 000 euros. Mais pour éviter que la machine à billet ne s’emballe (créer de la monnaie sans contrôle), la Société Générale doit déposer une partie de la somme créée sur un compte de la Banque Centrale Européenne. C’est ce qu’on appelle les “réserves obligatoires”. […]

Etape 5 : La panique gagne les marchés financiers en 2008
La plupart des économistes pensaient que le gros de la crise était passé début 2008. Une fois que la crise des subprimes est bien identifiée, que les banques ont revendu ces titres à risques, la crise financière était sur le point de se terminer après un dernier soubresaut fin 2007. Mais la crise est repartie de plus belle en février 2008 quand les banques ont arrêté leurs comptes annuels. Les pertes se sont avérées plus importantes que prévu : entre la chute de l’immobilier, la crise des subprimes, les soubresauts de la bourse qui ont fait chuter les cours, les pertes d’actifs se sont montées à plusieurs dizaines de milliards de dollars pour certaines banques […]

Etape 6 : Tentative de sauvetage à coût de centaines de milliards
Face à ce qui s’apparente à une banqueroute généralisée, les banques centrales et les Etats tentent de venir en aide à tous les établissements les plus fragiles pour éviter des faillites qui auraient des conséquences très importantes sur l’économie réelle […]

Cette crise frappe par sa rapidité et son enchaînement : la crise immobilière américaine s’est transformée en crise financière et bancaire, elle-même entraînant une crise économique mondiale […]