“Quand l’Afrique s’éveillera” Yves Calvi – LCI 24 h en questions du 31 octobre 2016

Jean-Joseph Boillot auteur de « L’Afrique pour les nuls »…Que de balivernes déversées en une soirée.. Débordant de mépris envers l’Europe, il va jusqu’à justifier la montée d’un racisme anti blanc en Afrique. Il ne craint pas les contradictions: “tout le monde va là-bas [en Afrique] pour mettre du pognon sur la table”. On a du mal à suivre.

Jean-Joseph Boillot auteur de Chindiafrique La Chine, l'Inde et l'Afrique feront le monde de demain
Jean-Joseph Boillot
auteur de “L’Afrique pour les Nuls”

Selon Valls : « l’Afrique est la nouvelle frontière sur laquelle l’Europe doit bâtir en partie son avenir, pour des raisons démographiques, stratégiques et économiques ».

Replay: “Quand l’Afrique s’éveillera” Yves Calvi – LCI 24 h en questions du 31-10-2016

Nous ne devons pas ignorer ces 3 – 4 milliards d’habitants à quelques kilomètres de nous. Le continent africain connaît sa « transition démographique » historique telle que celle que l’Europe a connu, il y a deux siècles.
[…] Les différentiels de niveau de vie et de salaires sont porteurs de migrations : l’Africain n’a que quelques kilomètres à parcourir pour multiplier par 20 son espérance de gain.
Et puis l’Afrique c’est aussi un désir de la jeunesse qui a le désir de voyager, de voir le monde… On ne peut pas les mettre en prison.Jean-Joseph Boillot

Quant aux tentes de migrants sur toute la France, J-J Boillot admet qu’une partie est due aux conflits [se gardant bien de critiquer les politiques criminelles qui nous ont menés au Moyen-Orient]. Mais en Afrique, il y a bien d’autres causes que les conflits.

C’est la goutte d’eau… « NOTRE » problème, c’est que nous n’avons plus de prospective. C’est-à-dire qu’on n’a pas regardé les choses à 10, 15, 20 ans. On voit ces flux arriver et on n’est pas préparé. Si on intégrait ce phénomène majeur que dans les 20 à 30 prochaines années vous avez 50 millions d’Africains qui vont émigrer en dehors de l’Afrique pour des raisons « normales », alors on se donnerait les moyens de travailler sur les deux bouts de la chaîne : le développement en Afrique, c’est une chose, mais il ne faut pas croire qu’on n’a pas à accueillir des forces de travail « aussi intelligentes, aussi dynamiques » que ceux que je peux connaître dans les centres informatiques.

Il suffit d’aller voir sur le chantier de construction de la région parisienne… qui travaille aujourd’hui ? La plupart du temps bien sûr ce sont des gens d’Afrique qui sont venus et qui font ces boulots. Mais on se cache la figure : 50 % des Français vont avoir plus de 65 ans… Qui va financer leur retraite ? L’Europe dans son ensemble a besoin d’une force de travail jeune.Jean-Joseph Boillot

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Bonne intervention de Louis-Magloire Keumayou :

Quand vous avez des pêcheurs en Mauritanie, au Sénégal au Cameroun, qui vont en mer et qui n’arrivent plus à trouver du poisson parce que des compagnies qui ont des bateaux plus importants l’on vidée, que voulez-vous que ces pêcheurs fassent de plus ? Il mette les barques à la disposition de trafiquants d’êtres humains qui vont leur proposer la possibilité d’aller en Europe. Ils deviennent loueurs de bateaux à des prix intéressants.

En Afrique, vous avez la concurrence de la main-d’œuvre chinoise et indienne, meilleur marché, qui vient travailler sur les chantiers.

L’Afrique, c’est un continent de 54 Etats avec des réalités complètement différentes. Pendant une dizaine d’années on nous a raconté que l’Afrique avait un taux de croissance très élevé (7 %, 8 % et parfois 9 %)… Ce qu’on n’a pas ajouté, c’est que l’Afrique elle-même n’y était pour rien… La plupart du temps c’est une conjoncture qui faisait que, à la faveur de la hausse du pétrole et d’autres éléments de ce type, la croissance allait très vite vers le haut. Aujourd’hui, lorsque l’on met la croissance démographique en adéquation avec les taux de croissance, on a du mal à voir les retombées positives de cette croissance. Pour s’en sortir, l’Afrique devrait augmenter son commerce intra-africain. L’Afrique n’est qu’à moins de 3 % d’échanges avec elle-même.
Louis Magloire Keumayou

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Sur le thème de l’Afrique:

La fondation Borloo en Afrique Aide au Développement (9,4 milliards euros en 2013) La Conférence de Berlin 1885 – MAJ 30-10-2016

François Fillon appelle à un minimum “d’humanité” pour l’accueil des migrants

Un auditeur RMC interpelle François Fillon : “Quand on voit ces millions de Français qui n’ont pas de repas, ceux qui n’ont presque plus de retraites… et on va m’expliquer que mon argent va servir pour des causes ailleurs ou des gens qui viennent en France en surnombre. Non !” Apparemment, chacun des candidats à la présidence respecte une sorte d’omerta sur le sujet migratoire.

Invité sur tous les plateaux TV, François Fillon rôde sa candidature aux primaires. Dernier en date, son passage sur BFMTV, suivi des questions d’auditeurs sur RMC. Pas très convainquant sur certains sujets.

LE CONFLIT SYRIEN ET L’ÉTAT ISLAMIQUE

Tout à fait dans la ligne politique de BFMTV,
Bourdin [direct] attaque sur la Syrie et l’Irak :
Jean-Jacques Bourdin commence par planter le décor : « avec les avions français qui ont décollé du porte-avions Charles-de-Gaulle, qui apparemment pourraient commencer à bombarder autour de Mossoul »…

ratgemini-comments1N’avait-il pas été question d’opérations conjointes avec la Russie, en novembre 2015, pour lutter contre les terroristes ?

19 novembre 2015 – Vladimir Poutine et François Hollande sont convenus d’une « coordination plus étroite » entre les armées des deux pays, ainsi qu’entre les services secrets dans la gestion du dossier syrien. Dans la foulée, le chef de l’Etat russe a ordonné à ses navires de guerre déployés en mer Méditerranée d’entrer en « contact direct » avec le porte-avions Charles-de-Gaulle et de « coopérer avec les alliés » français. Ce navire, qui permettra de « tripler » la capacité de frappe de l’armée française en Syrie, sera « sur zone » en Méditerranée orientale, prêt à engager ses avions en Syrie « à la fin de la semaine », selon Paris.

Le Monde : La France et la Russie conviennent d’une « coopération » militaire « plus étroite »

ratgemini-comments1Vladimir Poutine s’invite à Paris, titre Le Figaro du 6 octobre.

En fait, Vladimir Poutine vient inaugurer la nouvelle cathédrale russe et visiter également la collection Chtchoukine, où figurent les tableaux de grands maîtres de la peinture française, en cette année de la Culture franco-russe

Mais la date du 19 octobre, pourrait être repoussée par l’Elysée [pourquoi pas au 19 novembre – date d’anniversaire d’une promesse (une de plus) de François Hollande non tenue] : le 19 novembre 2015, devant Poutine, Hollande (sur indication de Jean-Yves Le Drian) affirmait que l’armée française, serait prête à engager ses avions en Syrie « à la fin de la semaine » (!!!). Ce n’est qu’un an plus tard, en octobre 2016, que l’on apprend que des tirs sont envisagés sur Daesh.
L’Élysée aurait-il eu besoin d’alléguer “une situation [préoccupante] à Alep” pour différer la date de la visite de V. Poutine, si “la parole de la France” avait été tenue?…

Qu’a fait de concret la France pendant tout ce temps, alors que les Russes et les Iraniens se sont engagés depuis longtemps dans le conflit ? La parole d’un président français ne vaut décidément plus grand chose.

Pourtant, ce qui choque Jean-Jacques Bourdin, ce n’est pas la passivité de la France, mais l’entrée en action des Russes qui, aux côtés de l’armée syrienne, « ont bombardé sans relâche la ville d’Alep, tuant de nombreux civils »… et de bousculer François Fillon : « je vous pose la question, est-ce que les Syriens et les Russes commettent là un crime contre l’humanité ? »

François Fillon estime qu’il faut lutter en priorité contre l’État islamique car c’est lui qui menace le monde et non le régime syrien.

Il parle de crimes de guerre qui ont été commis, dès le début par l’État islamique tout en incluant les forces de Bachar El-Assad. Mais Fillon ajoute qu’il fut l’un des premiers – il y a deux ans – à demander « que l’on saisisse le Tribunal Pénal International des crimes de guerre commis par l’État islamique en Irak ». Bourdin insiste : « et par l’État syrien ?… et par les Russes ? » (il fait une fixation pathologique sur les Russes et sur Poutine). Fillon veut bien admettre la responsabilité des Syriens et des Russes, à condition d’y ajouter celle des Saoudiens, des Qataris… des Américains. Peut-être aurait-il été plus judicieux de commencer par dénoncer l’ingérence des Américains, responsables du chaos dans la région. Tous ces crimes de guerre ne sont que le résultat de ce chaos.

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« Il y a un totalitarisme islamique, c’est-à-dire une menace mondiale qui est comparable au nazisme, avec une tentative génocidaire ».

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Le Père Patrick Desbois à Europe1: “ : ce que fait Daech à 5 h des frontières françaises est un génocide. Ils entourent un village, disent qu’ils ne vont rien faire, demandent de se convertir à l’islam et d’aller à l’administration comme il était fait pour les Juifs.

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Sur le même thème:
La France est-elle vraiment en guerre ?
A propos de l’islamisme
Lorsque le Sage pointe du doigt Daesh…
Et si Daesh était un leurre ?

Dans le même temps, François Fillon dénonce l’attitude qui consiste à s’en prendre aux libertés religieuses (notamment l’islam) en votant des lois qui durcissent la laïcité au motif de s’attaquer au totalitarisme islamique. Fillon estime qu’il faut contraindre les musulmans à rentrer dans un dialogue républicain, comme cela s’est passé pour les catholiques, les juifs et les protestants. Par ailleurs, sur les questions de sécurité, la France dispose de tous les instruments nécessaires pour lutter contre le danger terroriste. La seule loi supplémentaire que propose François Fillon, porte sur l’obligation des GAFA (Google, Apple, Facebook, Amazon) à signaler des « échanges suspects ».

ratgemini-comments1Reste à préciser
ce que l’on entend par « échanges suspects »
… Cela peut varier du tout au tout en fonction du régime politique en place.

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ACCUEIL DES MIGRANTS ET DES REFUGIES
au nom des valeurs chrétiennes

Bourdin : « des hommes, des femmes, des enfants meurent en Syrie et ailleurs, et pendant ce temps-là on débat en France pour savoir si on peut répartir dans un pays de 66 millions d’habitants, 8, 9 ou 10 000 réfugiés… Est-ce que vous (il s’adresse à François Fillon) signez la pétition de Laurent Wauquiez qui s’oppose à l’ouverture de mini jungles, partout en France ? » Non, au nom des valeurs chrétiennes, François Fillon ne signera pas la pétition. Cependant, s’il est pour le démantèlement de la jungle, Fillon souhaite que la répartition sur le territoire français reste sous contrôle.

QUESTION D’UN AUDITEUR SUR RMC :

RMC – 30-09-2016 | L’ancien Premier ministre a été interpellé par un auditeur (Jean-Charles) qui lui reprochait de ne pas s’occuper suffisamment de la pauvreté en France. “Nous sommes le pays au monde qui consacre le plus d’argent à la lutte contre la pauvreté”, lui a répondu François Fillon.[…] “Quand on voit ces millions de Français qui n’ont pas de repas, ceux qui n’ont presque plus de retraites… et on va m’expliquer que mon argent va servir pour des causes ailleurs ou des gens qui viennent en France en surnombre. Non!”, s’est agacé Jean-Charles.

François Fillon lui a répondu qu’il y avait “un minimum d’humanité à avoir”. “Votre colère contre la pauvreté est paradoxale au moment où vous voulez qu’on mette dehors des gens malheureux qui sont venus en Europe pour trouver du travail”.

ratgemini-comments1Une fois encore, on cherche à brouiller les pistes.
Il ne s’agit évidemment pas de 10 000 étrangers devant s’intégrer à 66 millions de Français. On omet les immigrés que la France a déjà accueillis et continue d’accueillir en dépit de la dégradation des conditions de vie, de l’éducation, de l’emploi et de la santé. Les naturalisations à outrance brouillent les statistiques. Le procédé est particulièrement malhonnête, mais apparemment, chacun des candidats à la présidence se résigne à respecter l’omerta.

A propos des travailleurs détachés (dans une interview à Ouest France), François Fillon veut aller au delà de la discussion qui est engagée à Bruxelles : “Je veux agir dans deux directions : baisser les charges, sans toucher au salaire des ouvriers agricoles et exiger un salaire plus élevé pour les travailleurs détachés. Je veux que l’on exige un niveau de charge qui empêche tout dumping social”…
Question: exige-t-on de nos expatriés, qu’ils s’alignent sur les salaires et charges locaux?.

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Sur le même thème:
La France est-elle démographiquement suicidaire?
L’immigration massive subsaharienne

La France est-elle démographiquement suicidaire comme le suggère le Figaro?

La mise en place “d’Africa France” devrait favoriser l’émergence d’une classe moyenne locale. L’immigration massive va largement y contribuer (les diverses aides sociales collectées en France et partiellement rapatriées, équivalent à de bons mois de salaires locaux)

TRIBUNE – Alors que va s’ouvrir l’université d’été du Medef, Jean-Michel Boussemart et Michel Godet invitent l’Europe à pratiquer une politique de quotas en fonction des besoins du marché du travail et à encourager la relance de la fécondité.
Mais la France – idem pour l’Europe – est-elle pour autant démographiquement suicidaire, comme le suggère Le Figaro ou bien victime d’une “république” désespérément corrompue ?

Le Figaro: Suicide démographique de l’Europe et explosion de l’Afrique

Africa France

Avec François Hollande, la FrançAfrique a fait peau neuve :
La FrançAfrique a été supprimée pour être remplacée en 2013 par Africa France… tout comme la taxe professionnelle qui a été remplacée en 2010 par la Contribution Economique Territoriale (CET)

« Africa France pour une croissance partagée » se présente comme une « communauté associative des acteurs économiques africains et français ». La création de cette association a été décidée lors du sommet de l’Élysée des 6 et 7 décembre 2013 rassemblant les Chefs d’Etat français et africains. Son siège est à deux pas de l’Assemblée Nationale. Toutes les apparences d’un lobby. Toujours est-il que les 22 et 23 septembre prochain au Palais d’Iéna à Paris se tiendront les Rencontres Africa 2016. Le Medef se tient à l’écart de cette initiative qui serait due “à la seule volonté de Marc Bouteiller, directeur général adjoint Afrique au Quai d’Orsay”. Pour preuve, le ministre Jean-Marc Ayrault, qui devait ouvrir les Rencontres, sera en fait à l’Assemblée générale de l’ONU. Il s’agirait en fait, de l’éternelle foire d’empoigne franco-française en Afrique entre le Quai d’Orsay, les organisations patronales et les réseaux des chambres économiques. De son côté, le Medef soutient le sommet Afrique-France (un de plus) prévu à Bamako début 2017.

Dès 2015, le marketing AfricaFrance a fait saliver toute l’industrie du capital-investissement en quête de relais de croissance :
au premier semestre 2014, les fonds internationaux de private equity auraient investi 1,5 milliard de dollars en Afrique, un montant en hausse de 137 % sur un an.

Fébrilité affichée du capital-investissement français:
L’approche et les slogans ne sont pas sans rappeler Ubifrance (aujourd’hui « Business France », qui sonne comme « Africa France ») et le réseau des CCI : après les dragons asiatiques, il y aurait les « lions » africains, ces pays qui tireraient la croissance économique de l’Afrique, nouvelle terre de conquête du capital-investissement, nouvelle brique aux Brics (Brésil, Russie, Inde, Chine… certains y ajoutent l’Afrique du Sud – S de Brics pour South Africa).

On reprend alors les « bonnes » vieilles recettes : on parle d’une croissance économique africaine qui serait de l’ordre de 5 % en moyenne et des besoins de financement estimés par la Banque mondiale à 90 milliards de dollars par an au cours des quinze à vingt prochaines années.

Le FIGARO 29-08-2016 : François Hollande a appelé la Banque mondiale (BM) à intensifier son effort “dans les pays fragiles et vulnérables”

Dans ces eaux troubles, on trouve des intervenants comme le fonds Amethis Finance créé en 2012 par Luc Rigouzzo et Laurent Demey, des anciens de l’Agence française de développement (dont le budget annuel est voté au Sénat), en partenariat avec la compagnie Benjamin de Rothschild, un fonds dont la stratégie d’investissement fait la part belle aux critères ESG (environnementaux, sociaux et de gouvernance).

En matière de capital-investissement, l’Afrique de l’Est serait plus tentante que l’Afrique francophone car, malgré la présence anglo-saxonne, cette partie du continent africain, étant en plein développement, a encore besoin de renforcer son expertise dans ce domaine.

Le FIGARO 30-08-2016 : secours d’environ 6500 migrants au large de la Libye

Les gardes-côtes italiens, qui ont coordonné lundi le secours d’environ 6500 migrants au large de la Libye, redoutent une nouvelle affluence record mardi dans cette zone de la Méditerranée.

Le Figaro : Affluence record de migrants en Méditerranée

L’IMMIGRATION MASSIVE EN FRANCE EST TOUT SAUF UN HASARD,
cette immigration subsaharienne que l’on tente de minimiser, quand on ne fait pas mine de l’ignorer. Lampedusa n’est pas une fatalité

Le Figaro : Les images marquantes de la première journée d’évacuation du camp de Calais

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Rien à voir avec l’invasion allemande de la seconde guerre mondiale: le déferlement de déserteurs du travail et de la guerre dans les villages français marque une offensive contre la civilisation occidentale. L’appartenance de ces populations à l’Islam ne saute pas aux yeux. Qui donc rabat (finance) ces hordes d’Afrique subsaharienne sur l’Europe?

Une colonisation fondée sur la bâtardisation de l’espèce humaine, la négation de sa culture et de son histoire, jusqu’à imposer l’esclavage comme nouveau modèle de civilisation. Au profit de ces éternels ennemis de l’Europe.

Une telle colonisation demande énormément d’argent. De l’argent, il y en a chez ceux qui « aiment leur prochain plus qu’eux-mêmes » (les philanthropes tels que Bill Gates etc.), et puis il y a toujours les mêmes « anonymes » qui infestent la Finance (marchés, banques), les mafias etc. Tout un monde qui entend marquer l’humanité de son empreinte.

Les lobbys de l’Afrique subsaharienne estiment pouvoir rapidement refaire le handicap de l’Afrique auprès des fonds de private equity, attirés par « l’émergence d’une classe moyenne locale » qui les autorise à rêver d’investissements ailleurs que dans le traditionnel secteur des ressources naturelles.

L’immigration massive subsaharienne va largement contribuer à l’émergence de cette classe moyenne locale (entre autres, grâce aux diverses aides sociales collectées en France, et partiellement rapatriées, équivalent à de bons mois de salaires locaux)

Si, officiellement, les secteurs d’activité les plus porteurs en Afrique restent l’agroalimentaire, les infrastructures, la santé, l’énergie, il faut noter le développement des services financiers, avec une bancarisation qui devrait progresser grâce à l’essor spectaculaire du mobile en Afrique

Les Echos : L’avenir de la banque mobile s’écrit en ce moment en Afrique

[Lire également :
Les banquiers débordent d’ingéniosité – Société Générale]

L’essentiel est d’être les premiers sur le terrain.
La stratégie viendra plus tard
:

Tous ces prédateurs sont bien conscients que le continent africain, comme toute économie émergente, présente de nombreux risques, qu’il s’agisse de troubles politiques, d’une gouvernance d’entreprise encore balbutiante ou de marchés de capitaux trop peu développés pour céder aisément des participations en Bourse. Mais en réalité, ces “entrepreneurs” ne prennent eux-mêmes quasiment aucun risque dans cet univers de corruption : l’État – via les institutionnels – couvre leurs risques. En cas de difficultés, ils pourront toujours compter sur la « solidarité » des contribuables français.

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SUR LE MEME THEME:

COP21, une aubaine pour Jean-Louis Borloo qui lance sa fondation dédiée au développement de l’Afrique

Conférence de Berlin en 1885 le partage de l’Afrique

La fondation Borloo dédiée au développement de l’Afrique – tout un travail de réseaux

«Le gouvernement et le président me soutiennent totalement ; le gouvernement finance, les réseaux diplomatiques sont à disposition. Vraiment, un soutien total, mais c’est fait discrètement»

Fallait-il avoir fait HEC pour délivrer un tel fatras d’idées?

En réalité, Jean-Louis Borloo est avocat. Il connaît bien la législation. Pas besoin de s’encombrer de valises compromettantes avec des allers-retours en Suisse, au risque de se faire épingler par le fisc. Les “financements innovants”, “avec l’aval (ou le label) de l’ONU” en font gamberger plus d’un.

Il lui suffit juste de créer sa Fondation sur fond d’aide au développement.
Le régime fiscal en est particulièrement attractif. Des revenus qui échappent « le plus légalement du monde » à l’impôt (avec possibilité d’étaler sur plusieurs exercices). Le créateur d’une Fondation, s’affranchit de toute obligation de « solidarité » envers ses compatriotes. Il peut à loisir opter pour le domaine de l’art et de la culture ou, comme Jean-Louis Borloo et – après son quinquennat raté – François Hollande, s’adonner à l’action « humanitaire ». D’autant plus que « l’aide » à l’Afrique est un bon filon (Bill Gates pourrait confirmer) car généreusement subventionnée (Borloo confirme: «Le gouvernement et le président me soutiennent totalement ; le gouvernement finance, les réseaux diplomatiques sont à disposition. Vraiment, un soutien total, mais c’est fait discrètement». Et puis le fisc vous épargne.

Malheureusement, dans ce conte à dormir debout, il y a comme un arrière goût : comme tout homme public, Jean-Louis Borloo a vécu au crochet des Français. En guise de remerciement, il va faire fructifier sa fortune (nos impôts) à l’étranger, avec ses amis… son réseau, sa confrérie… Ali Bongo, Denis Sassou N’Guesso etc. Sans parler de nos gouvernants, ni des fleurons de nos entreprises engagées en Afrique. Décidément, cette classe politique gauche/droite est réellement abjecte. Françafrique pour l’éternité.

Ratgemini comments Il s’agit d’un commentaire censuré par Le Figaro

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Fondation Borloo

Hollande s’invite au lancement de la fondation de Borloo
[Le Figaro]

Invité d’Europe 1, l’ancien ministre Jean-Louis Borloo semble totalement remis de ses ennuis de santé. Loin de la politique nationale, il se consacre désormais au développement de l’Afrique par le biais de sa fondation pour l’énergie. Au micro de Jean-Pierre Elkabbach il assure: «Le gouvernement et le président me soutiennent totalement ; le gouvernement finance, les réseaux diplomatiques sont à disposition. Vraiment, un soutien total, mais c’est fait discrètement».

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Lire : Afrique – une aide au développement critiquable sous tous les aspects

Mokhtar Belmokhtar refait surface, à l’approche des élections algériennes

Avec 51,7 % de participation à cette élection présidentielle 2014, les autorités algériennes trouvent le moyen de porter le coup de grâce à la démocratie, avec des irrégularités et un fort soupçon de fraude à grande échelle. Y avait-il, au moins, des observateurs internationaux (neutres)?
Seule certitude, les hydrocarbures sont en de bonnes mains.

Vidéo diffusée par El Mourabitoune
Vidéo diffusée par El Mourabitoune

S’ajoutent les trois otages algériens, détenus par un Mokhtar Bokhtar
qui revient sur la scène, très opportunément… seul Bouteflika aurait la stature et la vigueur pour neutraliser les menaces terroristes dans toute la région…

L’Agence Nouakchott d’Information (ANI) affirme avoir reçu une vidéo de l’un des trois diplomates algériens enlevés à Gao, dans le nord du Mali, en avril 2012.

Le kidnapping avait été revendiqué par le Mujao. Toutefois, selon l’ANI, cette dernière vidéo a été envoyée par «Al Mourabitoune», le groupe dirigé par Mokhtar Belmokhtar. Ce groupe avait annoncé sa fusion avec le Mujao en août 2013 mais certains éléments de cette dernière organisation continuent de s’exprimer en leur nom propre.

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« Depuis quelque temps, nous avons la preuve que Mokhtar Belmokhtar, chef jihadiste algérien, l’un des plus dangereux islamistes qui opérait dans le nord du Mali, s’est retiré en Libye. pour éviter d’être arrêté ou tué » selon une source de l’AFP. Une information confirmée par une source sécuritaire nigérienne et par une autre source proche de la mission de l’ONU au Mali (Minusma).

Rappelons que Mokhtar Belmokhtar, surnommé « Belawar » (le borgne) ou « Mr. Marlboro » avait été donné pour mort, “tué” par l’armée tchadienne au Mali le 2 mars 2013, une information ensuite démentie par al-Qaida.

« Si Mokhtar Belmokhtar se cache en Libye,
ce terroriste représente une “menace évidente” pour toute la région »

C’est ce qu’a déclaré le Président malien Ibrahim Boubacar Keita, lundi 14 avril.

Belmokhtar ambitionnerait de contrôler le Sahel.

Le « chef djihadiste » avait revendiqué la sanglante prise d’otages en Algérie en 2013.
Cette attaque avait eu un retentissement planétaire en raison de la présence de nombreux étrangers parmi les otages, dont 37 ont été tués.

Le Niger, voisin de la Libye, lui attribue le double attentat contre une base militaire et une mine d’uranium exploitée par les Français, le 23 mai 2013, qui s’est soldé par plusieurs dizaines de morts.
Zarami Abba Kiari, porte-parole du parti au pouvoir au Niger, affirme que la jeunesse du pays est en danger : « Comme l’Islam est dominant dans notre pays, il est facile pour ces forces du mal d’infiltrer la jeunesse nigérienne ».

Curieusement, le ministre nigérien de l’Intérieur
aurait récemment demandé à la France et aux Etats-Unis
d’intervenir pour « éradiquer la menace terroriste » en Libye.

Le sud de la Libye serait devenu “un incubateur des groupes terroristes” aurait-il déclaré à RFI le mois dernier.

Drapeau utilisé par les Signataire par le Sang, notamment lors de l'attaque d'In Amenas
Drapeau utilisé par les Signataire par le Sang,
notamment lors de l’attaque d’In Amenas

Belmokhtar avait en 2012 fait scission d’avec Aqmi.
En conflit avec Abdelmalek Droukdel, actuel émir national d’Al Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), Mokhtar Belmokhtar a créé son organisation dénommée El Moulatamine qui comprend une phalange appelée « El mouwakaoune bidima » (“Les Signataires par le sang”).

En août 2013, El Moulatamine fusionne avec
le MUJAO (Mouvement pour l’Union et le Djihad en Afrique de l’Ouest)
pour former le groupe El-Mourabitoune.

Belmokhtar aurait annoncé à cette occasion, son retrait de la direction de la nouvelle organisation en déclarant : «Nous pensons qu’il est temps de laisser la direction du projet du Djihad à la nouvelle génération.»

Bref retour en arrière:

Version officielle: ancien combattant en Afghanistan contre les troupes soviétiques, Mokhtar Belmokhtar aurait ensuite intégré les rangs des islamistes algériens avant de devenir un chef d’al-Qaida au Maghreb islamique (Aqmi). Comme pour Ben Laden, un tel revirement mériterait des éclaircissements. Hier, allié objectif des Américains, Belmokhtar voit sa tête mise à prix par les États-Unis pour cinq millions de dollars (juin 2013). Les Djihadistes se seraient sentis floués par leurs anciens alliés en Afghanistan ? Toujors est-il qu’il faut être sacrément crédule pour imaginer un instant que les États-Unis seraient prêts à débourser cinq millions de dollars.

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Le cerveau de l’attaque terroriste de Bamako Mokhtar Belmokhtar: un «agent» des services secrets parrainé par la CIA? | Michel Chossudovsky, professeur d’économie à l’Université d’Ottawa [article du 22-11-2015].
Traduction française publiée par RéseauInternational.net

En réaction aux événements tragiques de Paris du 13 novembre dernier, le directeur de l’Agence centrale de renseignement (CIA) John Brennan a lancé une mise en garde : ” Le groupe État islamique (EI) prépare de nouvelles attaques… Cinq jours après la prémonition du chef de la CIA, l’Hôtel Radisson Blu de Bamako, capitale du Mali, était la cible d’une attaque terroriste qui a fait 21 morts.

Selon les allégations, l’opération terroriste de Bamako aurait été coordonnée par Mokhtar Belmokhtar (alias Khaled Abu al Abbas), chef d’une filiale d’Al Qaïda au Maghreb islamique (AQMI), la brigade islamiste Al Mulathamin (ou ” brigade masquée “), ou ” Ceux qui signent par le sang “.

Son organisation se livrerait aussi au commerce de la drogue, à des activités de contrebande ainsi qu’à des opérations de kidnapping d’étrangers en Afrique du Nord.

En juin dernier, on le déclarait mort au cours d’une frappe aérienne US en Libye, déclaration qui a ensuite été démentie. Le SITE Intelligence Group, qui surveille les groupes djihadistes, confirme le démenti.
Le SITE Intelligence Group est présenté comme un groupe de réflexion ” indépendant ” établi à Washington qui a pour mandat d’analyser des données se rapportant aux organisations terroristes affiliées à Al Qaïda. Ce groupe d’Intelligence travaille aussi comme contractuel auprès d’un certain nombre d’organismes du gouvernement US et entretient des liens étroits avec les services secrets US.

Le ministre français de la Défense a reconnu – avant même la conduite d’une enquête policière – que les auteurs de l’attaque étaient « très vraisemblablement » dirigés par le groupe de Mokhtar Belmokhtar en association avec Al Qaïda au Maghreb islamique (AQMI).
Ce que le ministre de la Défense Jean Yves Le Drian a omis de mentionner c’est qu’aussi bien Belmokhtar qu’AQMI entretiennent des liens de longue date avec la CIA, qui, à son tour, collabore avec la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE) de la France.
Les médias occidentaux omettent tout bonnement de signaler que les chefs d’AQMI, dont Belmokhtar, ont été recrutés et entraînés par la CIA en Afghanistan, ce que reconnaît le Council on Foreign Relations (CFR) à Washington.

Lire l’intégralité de l’article : Le cerveau de l’attaque terroriste de Bamako Mokhtar Belmokhtar: un «agent» des services secrets parrainé par la CIA? | Réseau International

Bill Gates au dîner d’Unitaid 2014 à Paris : un invité d’honneur insatiable

02-04-2014 de gauche à droite : Bono, François Hollande et Bill Gates
02-04-2014 de gauche à droite : Bono, François Hollande et Bill Gates

Bill Gates est assurément un philanthrope comblé:
grâce à sa fondation, il a fait de l’aide au développement un business lucratif.

Invité d’honneur du dîner d’Unitaid,
Bill Gates reste l’homme le plus riche du monde.
Bill Gates est conseiller spécial auprès du secrétaire général des Nations Unies et président d’Unitaid.
Il exerce un véritable lobby en organisant des achats massifs de médicaments en Afrique,
sur fonds d’Aides Publiques.

A priori, le dîner d’Unitaid, présidé par Philippe Douste-Blazy,
pourrait rappeller le dîner du CRIF :

personnalités politiques et autres people [diaporama de quelques invités people]…
les journalistes se pressent et se bousculent pour approcher Bill Gates.

La similitude s’arrête là : Bill Gates n’est pas un sioniste… il n’est d’ailleurs pas juif…
tout au plus pourrait-on le suspecter d’être évangéliste (autre courant doctrinaire).

Bill Gates est-il un activiste évangéliste ou un sioniste?
Probablement ni l’un ni l’autre.

Bill Gates ne cherche pas à dominer les Banques et la Finance internationales.
Il préfère opter pour l’alibi humanitaire et développer sa fortune sur le compte des programmes des Nations Unies.

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Objectif prioritaire: réaliser les huit Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD)
que se sont fixés les pays membres de la communauté internationale (ONU).

Dans les années 2000, la communauté internationale cherche à accélérer les efforts pour la réalisation des huit Objectifs du Millénaire pour le développement, particulièrement ceux liés à la santé, une nouvelle forme de financement du développement est réfléchie : les financements durables. Un processus qui aboutit à la création d’Unitaid et de la première contribution de solidarité internationale, la taxe sur les billets d’avion (Jacques Chirac 2006). Les fonds collectés (2,5 milliards de dollars) sont reversés à Unitaid pour contribuer au financement de la lutte contre le Sida, la tuberculose et le paludisme.

La taxe sur les transactions financières :
les pays en voie de développement bénéficient aujourd’hui de 15 % des fonds collectés par cette taxe
qui servent la mise en œuvre des programmes d’aide des organisations internationales et non gouvernementales dans le cadre de la politique étrangère de la France.

Ce programme est assez similaire au premier abord à celui d’Unitaid,
mais il n’est pas question pour autant de réduire la dotation par le Gouvernement du budget d’aide publique au développement
.
Alors, on songe à élargir la taxe à plusieurs pays et à confier cet argent à une organisation similaire à Unitaid qui pourrait financer d’autres secteurs de développement.

Lire article :
Derrière Unitaid et la TTF : la France, un laboratoire de financements durables pour le développement
[Le Cercle des Echos 02-04-2014]

Conférence de Berlin en 1885: le partage de l’Afrique (MAJ 30-10-2016)

Les premiers fondements de notre politique africaine – (Voir contenu de l’Acte Général)

[Article initialement publié le 26-07-2011] [Lire la mise a jour du 19-03-2014 : LE SALAIRE DE LA DETTE – en fin d’article]

Lors de la conférence de Berlin en 1884-1885, les puissances coloniales se sont partagé l’Afrique . Participation du baron Alphonse Chodron de Courcel, qui avait su convaincre Jules Ferry de se lancer dans l’aventure coloniale. Jules Ferry s’est pleinement engagé dans l’expansion coloniale française.

Achille M’Bembe (Université de Johannesbourg)

« La mentalité de Berlin, c’est de dire :
on va vous faire du bien malgré vous, en dépit de tout. On veut votre bien, on va vous faire du bien, que vous le vouliez ou non. Et surtout, soyez reconnaissants »

Godefrey N. Uzoigwe (Mississippi University)

« C’est la première fois, que la totalité d’un continent, de
30 millions de kilomètres carrés, est découpée par les Européens, entre eux,
sans même demander leur avis aux Africains »

Isidore Ndaywel (Universität Kinshasa)

« Les plénipotentiaires qui siègent à Berlin sont inconscients et ignorants. Ils se croient bien informés sur une situation qui leur échappe totalement. D’abord les populations africaines ont leur culture, leur civilisation, leur manière d’être, et ce n’était pas évident que les questions qu’ils considéraient les plus importantes à leur niveau, étaient celles qui préoccupaient les Africains à ce moment. Ils transposaient, sur les Africains, leurs préoccupations, leurs intérêts et leurs problèmes. »

Achille M’Bembe (Université de Johannesbourg)

« Une question centrale généralement associée à la conférence de Berlin, c’est celle de l’esclavage. Dans le projet colonial on négocie des tas de contradictions : d’un côté les colons disent qu’ils veulent mettre fin à l’esclavage et donc, ils ne peuvent pas reproduire l’esclavage. De l’autre côté, ils ont très peur du « travail libre ». Ils adoptent donc une solution intermédiaire : le travail forcé (un travail qui n’est pas rémunéré, alors que l’on n’est pas esclave). Bien sûr, le travail forcé a servi à construire des routes, des voies ferrées, des ports, mais au fond on aurait pu construire ces voies ferrées et ces ports, à partir d’un travail libre. Le problème, c’est qu’on voulait faire une colonisation qui ne coûtât pas cher ».

« Il faut bien dire qu’avant Berlin, les frontières existaient dans l’Afrique pré-coloniale. Mais ces frontières avaient très peu à voir avec les frontières modernes. La frontière ne constituait jamais une limite infranchissable. La frontière était une zone d’échanges (de négociations et de marchandage). Elle était en fait un espace de mixité, de rencontre. Elle n’était jamais une séparation. L’institution frontalière avait pour fonction principale de tisser des liens. »

Partage de l'Afrique
Partage de l'Afrique

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Jules Ferry
Jules Ferry
Jules Ferry (1832-1893), figure emblématique de la laïcité française, apparaît comme l’un des pères fondateurs de l’identité républicaine.

On connaît moins son engagement pour l’expansion coloniale française. Devenu franc-maçon, Jules Ferry a été reçu au Grand Orient de France en 1875.

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Discours de Jules Ferry, prononcé à la Chambre des députés, le 28 juillet 1885 : « Les fondements de la politique coloniale » :

« Messieurs, il y a un second point, un second ordre d’idées que je dois également aborder (…) : c’est le côté humanitaire et civilisateur de la question. (…) Messieurs, il faut parler plus haut et plus vrai ! Il faut dire ouvertement qu’en effet les races supérieures ont un droit vis-à-vis des races inférieures. (…) Je répète qu’il y a pour les races supérieures un droit, parce qu’il y a un devoir pour elles. Elles ont le devoir de civiliser les races inférieures. (…) Ces devoirs ont souvent été méconnus dans l’histoire des siècles précédents, et certainement quand les soldats et les explorateurs espagnols introduisaient l’esclavage dans l’Amérique centrale, ils n’accomplissaient pas leur devoir d’hommes de race supérieure. Mais de nos jours, je soutiens que les nations européennes s’acquittent avec largeur, grandeur et honnêteté de ce devoir supérieur de la civilisation.»

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Vidéo Ina: Christine OCKRENT reçoit Jean Marie LE PEN – 15/09/1996
Jean Marie LE PEN cite Jules FERRY et Léon BLUM qui parlent de “race supérieure”.

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A PROPOS DE LA POLITIQUE COLONIALE DE LA FRANCE
Mein Kampf Tome II Le Mouvement National Socialiste
Chapitre 14 « Orientation vers l'Est ou politique de l'Est »
Hitler y écrit:
[…] « Si nous ne considérons que le point de vue purement territorial, la superficie du territoire allemand disparaît entièrement en regard de ce que l’on appelle les puissances mondiales. Et l’on ne doit pas présenter l’Angleterre comme preuve du contraire, car la métropole anglaise n’est, à vrai dire, que la grande capitale de l’empire mondial anglais, qui s’étend presque sur le quart de la surface du globe.
Nous devons encore considérer en première ligne comme États géants les États-Unis, puis la Russie et la Chine. Il s’agit là de formations territoriales qui, pour partie, ont une surface plus de dix fois supérieure à celle de l’empire allemand actuel. La France même doit être comptée au nombre de ces États. Non seulement du fait qu’elle complète son armée, dans une proportion toujours croissante, grâce aux ressources des populations de couleur de son gigantesque empire, mais aussi du fait que son envahissement par les nègres fait des progrès si rapides que l’on peut vraiment parler de la naissance d’un État africain sur le sol de l’Europe. La politique coloniale de la France d’aujourd’hui n’est pas à comparer avec celle de l’Allemagne de jadis. Si l’évolution de la France se prolongeait encore trois cents ans dans son style actuel, les derniers restes du sang franc disparaîtraient dans l’État mulâtre africano-européen qui est en train de se constituer : un immense territoire de peuplement autonome s’étendant du Rhin au Congo, rempli de la race inférieure qui se forme lentement sous l’influence d’un métissage prolongé. C’est là ce qui distingue la politique coloniale française de l’ancienne politique coloniale allemande.
Cette dernière était toute en demi-mesures, comme tout ce que nous faisions. Elle n’a ni agrandi les territoires de peuplement de la race allemande, ni entrepris la tentative – encore que criminelle – de renforcer la puissance du Reich par un recours au sang noir. Les Ascaris de l’Afrique orientale allemande furent un timide essai dans cette voie. En réalité, ils servirent seulement à la défense de la colonie même. L’idée de transporter des troupes noires sur un théâtre européen d’opérations, abstraction faite de son impossibilité manifeste durant la guerre mondiale, n’a jamais existé, même comme un projet appelé à se réaliser en cas de circonstances favorables ; au contraire, chez les Français, elle a de tous temps été considérée comme une des raisons profondes de leur activité coloniale.
Ainsi nous voyons aujourd’hui sur la terre un certain nombre de puissances qui non seulement, pour certaines, l’emportent de loin par le chiffre de leur population sur notre peuple allemand, mais qui trouvent surtout dans leur étendue territoriale la principale raison de leur prépondérance.
Jamais encore la comparaison entre l’empire allemand et les autres puissances mondiales, au point de vue de la surface du territoire et du chiffre de la population, ne nous a été aussi défavorable qu’aujourd’hui, à moins de revenir de deux mille ans en arrière, au commencement de notre histoire. Alors, tout jeune peuple, nous faisions notre entrée impétueuse dans un monde de grands États qui menaçaient ruine, et nous contribuâmes à abattre le dernier de ces géants : Rome. Aujourd’hui, nous nous trouvons dans un monde de grands et puissants États en cours de formation, et, au milieu d’eux, notre propre empire déchoit chaque jour jusqu’à perdre toute importance.
Il faut que nous gardions devant les yeux, avec calme et sang-froid, cette amère vérité. Il est nécessaire que nous suivions et que nous comparions, sous le rapport du chiffre de la population et de l’étendue territoriale, l’empire allemand et les autres États à travers les siècles. Je sais qu’alors chacun en arrivera avec consternation au résultat que j’ai déjà exprimé au début des présentes considérations : l’Allemagne n’est plus une puissance mondiale, peu importe à cela que sa situation militaire soit forte ou faible.
Nous ne pouvons plus être comparés à aucun autre grand État du globe ; et ceci n’est dû qu’à une conduite franchement néfaste de notre politique extérieure, grâce à son manque complet d’un attachement- je pourrais presque dire testamentaire – à un but déterminé ; grâce, enfin, à la perte de tout instinct sain et de tout sentiment de la conservation. » […]
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L'Aide Internationale participe à la ruine des… par Ratgemini

VERSION INTEGRALE EN 3 PARTIES :

Le salaire de la dette 1_3

Le salaire de la dette 2_3

Le salaire de la dette 3_3

Opération Mali (MAJ) : sommes nous tenus d’être solidaires de notre classe politique?

{Article initialement publié le 15 janvier 2013]

Mise à jour le 17 mars 2014
Voir en fin d’article, la vidéo et le document sur la mine d’or Sadiola

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Où sont passées ces armées africaines qui, le 14 juillet 2010, paradaient sur les Champs Elysées
à l’invitation de Nicolas Sarkozy? Au Mali, ce sont les troupes françaises qui combattent.

Coût estimé de l’ingérence au Mali : 400 000 euros, 1,4 million ou 1,7 million d’euros par jour. {Le Point du 14 janvier 2013]

Coût ahurissant, en cette période de sacrifices inflgés à la population française,
cela pour une cause qui n’est pas la nôtre. Devons nous de surcroît, couvrir tous les agissements de nos grosses entreprises dans les pays en développement?

Enfin, sommes nous qualifiés pour jouer les gendarmes quand les droits de l’homme sont entachés par la corruption de certains de nos acteurs économiques, politiques etc.?

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[dailymotion id=xxelz0]

Tariq Ramadan s’exprime sur l’Intervention au Mali
A l’occasion d’un débat organisé par la TV Suisse et diffusé sur TV5 Monde le 22 janvier 2013

[Voici esquissées les principales idées dont on peut lire l’intégralité sur le blog de Tariq Ramadan] :
La France interviendrait au Nord du Mali pour le bien du peuple,
avec cette seule intention de protéger ce pays « ami » du danger des extrémistes désormais alliés des rebelles touaregs.
Le monde observe, et la classe politique française semble unanime sur le principe d’une intervention militaire au Nord du Mali contre les « islamistes », « jihadistes », « extrémistes ».

Troublante absence de données économiques et géostratégiques
dans la présentation politique et médiatique des faits.

La région ne compte pas moins de cinq bassins des plus prometteurs. Le bassin de Touadenni, à la frontière mauritanienne, a déjà révélé l’importance de ses ressources. Il faut y ajouter les bassins du Tamesna et des Iullemeden (frontaliers avec le Niger), le bassin de Nara (proche de Mopti) et le graben de Gao. L’Autorité pour la Recherche Pétrolière (AUREP) confirme le potentiel du sous-sol du nord Mali en matière de ressources minières (essentiellement gaz et pétrole).

Le gouvernement français et les responsables des multinationales du gaz et du pétrole ont toujours, officiellement, relativisé ou minimisé les découvertes en matière de ressources minières dans la région sahélienne entre la Mauritanie, le Mali, le Niger et l’Algérie (on a même parlé de « mirage malien »). Pourtant les données sont bien plus connues et certifiées qu’on ne le laisse entendre et Jean François Arrighi de Casanova, le directeur Afrique du Nord de Total, n’a pas hésité à parler « d’un nouvel Eldorado » avec d’immenses découvertes gazières et pétrolifères.

Le Mali, la Mauritanie, l’Algérie et le Niger sont les premiers concernés et – avec la chute du colonel Kadhafi – les perspectives d’exploitation se sont ouvertes pour les compagnies françaises (au premier chef Total), italiennes (ENI) et algérienne (Sipex, filiale de Sonatrach) qui ont déjà investi plus de 100 millions de dollars (selon les estimations) en études et forages malgré les difficultés dues à l’aridité et à l’insécurité.

On ne dit rien, non plus, de la longue histoire
des alliances de la France avec les gouvernements maliens successifs,

or, dans les coulisses des bouleversements politiques récents, la France n’a eu de cesse d’interférer, de faire pression, d’écarter les acteurs maliens gênants (politiques ou militaires) et de créer des alliances utiles, aux sommets de l’Etat comme sur les terrains tribal, civil et militaire. Amadou Toumani Touré, renversé par un coup d’Etat le 22 mars 2012, a été grandement fragilisé et isolé après la chute du colonel Kadhafi. Il semble avoir payé le prix de sa politique vis-à-vis du Nord et de ses vues quant à l’attribution des futurs marchés d’exploitation pétrolière. Les liens (parfois difficiles) de la France avec l’organisation sécessionniste, « Le Mouvement National de Libération d’Azawad » (MNLA), ne sont un secret pour personne et permettaient d’établir une zone de fracture entre le Sud et le Nord du Mali bien utile à la lumière des visées d’exploitation de richesses minières très prometteuses.

Nul ne songe à nier l’existence de groupuscules extrémistes et radicalisés qui ont une compréhension coupable et inacceptable de l’islam. Il faut les condamner.
On peut néanmoins s’interroger légitimement sur leur infiltration possible.

Les services de renseignements américains, comme européens, ont admis faire usage de l’infiltration en s’appuyant sur des agents instigateurs. Leurs lieux d’installation et leurs méthodes d’opération pourraient bien être encouragés et orientés.
On constate que ces groupes ont des stratégies politiques contradictoires et ont une propension à s’installer aux lieux exacts où les ressources minières sont un enjeu capital. On le savait en Afghanistan (dans une région immensément riche de pétrole, gaz, or, lithium, etc.) et voilà – on ne comprend pas bien pourquoi – que les « fous » extrémistes s’installent dans le Sahel malien pour y appliquer leur « shari’a » inhumaine et si peu islamique. Dans le Sahel désertique !

On le savait avec George W.Bush, on le voit au Mali, on peut faire un usage utile « des terroristes ». Un chef militaire malien nous disait son trouble lors de notre dernière visite : « On a ordre de les exterminer, de les ‘détruire’ (sic), même quand ils sont désarmés. Pas de prisonniers ! On fait tout pour les rendre fous et les radicaliser ».

Plus largement, le Canard Enchaîné révèle que l’allié de la France, le Qatar, aurait signé un accord avec Total – quant aux exploitations du Sahel – et, paradoxalement, soutiendrait financièrement et logistiquement des groupes radicalisés tels que « les insurgés du MNLA (indépendantistes et laïcs), les mouvements Ansar Dine, Aqmi et Mujao (djihad en Afrique de l’Ouest) ». [Lire l’intégralité de l’article de Tariq Ramadan]

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[dailymotion id=xxf72y]

Des villages en ruines: l’envers de l’intervention française au Mali.

Au lendemain du voyage victorieux de François Hollande à Tombouctou,
les trois grandes villes du nord du Mali ont été déclarées libérées des rebelles.
Le désastre a frappé de nombreuses familles, de nombreuses maisons.

Beaucoup en arrivent à se demander si pareille victoire en vaut la peine.
Les gens qui ont souffert sous le joug de groupes terroristes et de trafiquants de drogue, affrontent désormais les souffrances de la guerre.

Ne s’agit-il pas, en fin de compte, de crimes de guerre devant être poursuivis en vertu des Conventions de Genève?

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Mais le Mali, ce sont également des Touaregs.
Voici la vidéo officielle “Aratan N Tinariwen”
réalisée par Tamikrest, groupe de musiciens touaregs de notoriété mondiale.

Tamikrest (mot en tamasheq pour le nœud, la coalition, l’avenir) est un groupe de musiciens issus du peuple des touaregs. Le groupe a été créé en 2006. Ils mélangent la musique traditionnelle africaine avec le pop et le rock occidental et chantent en langue tamaschek. L’auteur principal des chansons est le leader du groupe Ousmane Ag Mossa.

Il n’en demeure pas moins que les Touaregs du Mali sont pourchassés
[voir extrait de vidéo de ARTE sur l’exode des touaregs]

Assimilés aux terroristes par les populations noires,
les « hommes bleus » se réfugient de l’autre côté de la frontière.

Dans le nord-est du Burkina Faso, près de Dori, le camp de Goudebou accueillait déjà de nombreux réfugiés touaregs, conséquence dramatique de la rébellion menée de l’autre côté de la frontière en mars dernier par les groupes islamistes comme Ansar Dine ou le Moujao. Jérôme Bonnard et Quentin Cébe – ARTE GEIE (France, 2013, 52mn).

Depuis l‘intervention de l’armée française au Mali le 11 janvier dernier, leur nombre a fortement augmenté. Quasi quotidiennement, des dizaines de camions transportent des familles entières vers Goudebou.

Ces réfugiés seraient aujourd’hui près de 5 000, à 90 % selon HCR qui administre le camp, d’origine touareg. Aujourd’hui dans leur propre pays, ces maliens « à la peau claire » sont souvent assimilés aux « terroristes » par les populations noires qui ont eu à souffrir des exactions des jihadistes. Certains d’entre eux se disent victimes d’une «chasse aux turbans».

Dans un abri de fortune vit désormais Amidi Ag Habo, le maire d’Intahaka, petit village du Nord du Mali victime de récents pillages…

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MAJ du 17-03-2014

[dailymotion id=x1htu2u]

La Mine d’or Sadiola est située au sud-ouest du Mali,
près de la frontière qui sépare le Sénégal du Mali

La mine est située à 500 kilomètres au nord-ouest de la capitale Bamako.
Le Mali, est un pays d’Afrique occidentale sans accès à la mer, entouré de l’Algérie au nord, du Niger à l’est, du Burkina Faso et de la Côte d’Ivoire au sud, de la Guinée au sud-ouest et du Sénégal et de la Mauritanie à l’ouest.
Superficie : 1 240 000 kilomètres² – Population 12 000 000 hb

A la fin des années 80, le gouvernement du Mali entreprit un grand levé géochimique régional, dans le cadre d’un programme d’aide financé par le Fonds européen de développement. Le programme a montré des anomalies importantes d’or, d’arsenic et d’antimoine près des villages de Sadiola et de Dinnguilou.

En 1990, IAMGOLD (producteur aurifère basé à Toronto) obtient les droits d’exploration de la colline de Sadiola et de ses environs.
En 1992, les réserves étaient estimées à 22,3 millions de tonnes de minerai oxydé d’une teneur de 3,3 g Au/t.

IAMGOLD et AngloGold Ashanti (à l’époque, Anglo American) forment une coentreprise afin de construire le site minier. Les actifs aurifères d’Anglo American ont par la suite servi pour créer la plus grande partie d’une entreprise dérivée : AngloGold Ashanti, l’exploitant actuel de la mine d’or Sadiola. IAMGOLD (38 %), AngloGold Ashanti (38 %), gouvernement du Mali (18 %) et Société financière internationale – membre de la Banque mondiale (6 %).

Mali - Morila Mine

Voici un bel exemple de la politique française d’aide au développement, au Mali:
– en août 2006, Bakchich titrait : Bouygues fait grise mine.

Tout commence il y a quelques années quand la Banque Mondiale pousse le Mali – troisième plus grande réserve d’or d’Afrique – à privatiser son industrie aurifère. A Morila (région de Sikasso dans le sud du Mali), la société qui exploite la mine est confiée à deux grandes firmes sud-africaines, Anglogold Ashanti et Randgold Resources, qui se partagent 80% du capital de l’entreprise. L’Etat malien doit quant à lui se contenter des 20% restant, de maigres royalties et de quelques promesses de «développement» de la région.

Satisfaites de cette belle répartition, les multinationales s’empressent de vider le site, inauguré début 2001, de son précieux métal.

Mais, alors que les travaux d’excavation étaient prévus pour durer jusqu’en 2011, les deux tiers des réserves – estimées à 120 tonnes – ont été extraits en seulement… quatre années. Or, les multinationales bénéficient d’exonérations fiscales pendant leurs trois premières années d’activité.

Dans son rapport d’activités de 2006, Randgold Resources’ major indiquait :

Morila Mine – Les activités minières sont sous-traitées à Somadex, qui est une filiale de DTP Terrassement, le bras de l’exploitation minière de l’entreprise de construction française, Bouygues. L’accord de partenariat prévoit le partage des économies qui auront été réalisées par l’entrepreneur sur la base des hypothèses de productivité retenues dans la perspective d’un retour sur investissement.

Alors que Somadex a réussi à maintenir la production en début d’année, vers le milieu de l’année le manque de personnel de maintenance expérimenté a contribué à l’augmentation de pannes de l’usine mobile. Résultat, la production minière a chuté en dessous des prévisions. Des mesures ont été prises par le partenariat pour rétablir la productivité et la situation a commencé à s’améliorer en fin d’année. Somadex s’est également engagé à acheminer une flotte d’équipement minier supplémentaire sur le site, à leurs propres risques, afin de maintenir les niveaux prévisionnels de production

C’est la Somadex, Société Malienne d’Exploitation (sic) filiale de DTP Terrassement(Bouygues)
qui recrute et « gère » la main d’œuvre locale pour le compte des compagnies sud-africaines.

Une « gestion » stakhanoviste et pour le moins musclée, à en croire ceux qui ont travaillé pendant des années à l’ombre des barbelés inviolables de l’usine.
Les griefs abondent : travail douze heures par jour, six jours sur sept ; précarité institutionnalisée ; non-paiement des heures supplémentaires, des congés, des primes de risque ; harcèlement continuel des responsables syndicaux ; surveillance permanente des employés ; vexations en tout genre ; accidents du travail à répétition ; etc.

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La mine d’or de Morila en fin de vie
| Jeuneafrique 18-11-2008
La mine de Morila sera transformée en complexe agricole dès le mois d’avril 2009. Exploité depuis octobre 2000, le principal gisement aurifère du pays s’arrêtera donc après épuisement de sa cinquième carrière. Le traitement des stocks s’étalera toutefois jusqu’en 2013. En huit ans, cette mine aura fourni 5 millions d’onces d’or. 246 milliards de F CFA (492 millions de dollars) de taxes et de droits ont été reversés à l’État. Le projet agro-industriel actuellement à l’étude qui se substituera à l’activité minière devrait réutiliser une partie des équipements déjà présents sur le site.

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Quelques témoignages de la population locale
recueillis dans un article de RFI publié en décembre 2005
:

«Les étrangers ramassent l’or sous nos pieds. Mais ici, c’est pire qu’avant». La misère et le chômage n’ont pas reculé depuis l’ouverture, en juillet 2000, de la mine de Morila, à 280 kilomètres au sud-est de Bamako, dans la région de Sikasso, tout près des frontières du Burkina et de la Côte d’Ivoire.

Les villageois font leurs comptes. «La vie coûte plus cher» : les prix ont monté au voisinage des 84 expatriés et sous la pression de la consommation des 688 employés, inscrits dans les registres de Morila SA, avec des contrats de travail à durée plus ou moins déterminée.

«Il n’y a plus de place pour nos enfants dans les écoles surchargées» par les enfants des travailleurs qui se sont succédé sur le site, ces cinq dernières années.

Pollution des eaux usées chargées de cyanure et d’arsenic,
que la mine déverse dans son champ d’épandage.

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DE LEUR COTE, LES FRANCAIS NE SONT PAS EPARGNES :

Abattoirs bretons : des Maliens musulmans à la chaîne porcine
Collinée, « le petit Mali de Bretagne »
La montée d’un certain communautarisme a provoqué des heurts.
Le Maire socialiste préfère parler de « non-Maliens », plutôt que de « Bretons ».
«Le problème c’est que nous avons voulu une intégration tellement forte qu’on en a oublié les autres, les « non-Maliens » »

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COMMENTAIRES RATGEMINI CENSURES PAR LA PRESSE

FIGARO – Mali: la France ralentit le retrait de ses soldats

Plutôt que de connaître la « feuille de paye » des élus, les Français seraient beaucoup plus intéressés à ce que l’utilisation de leurs impôts au profit des « valeurs de la République » soit diffusée. Au final, le Mali creuse-t-il le gouffre financier de la France, ou (peu vraisemblablement) constitue-t-il une source de revenus providentielle pour les Français (hormis les Maliens de Montreuil et de Navarre) ?
En conclusion, soyons clairs: nous demande-t-on de respecter les « valeurs de la République » ou les « voleurs de la République » ? (subterfuge prémédité ou non).
Une chose est sûre : les décisions viennent d’ailleurs. Le gouvernement Français ne serait plus qu’un nid d’emplois fictifs. Encore des dépenses dont on se passerait bien.

FIGARO – Un militaire français tué au Mali

La liste s’allonge…
Mais que l’on ne nous dise pas qu’ils sont morts pour la France. Ces soldats sont morts pour le Mali. Dans le contingent français, pas un seul représentant du Mali (Français d’origine malienne). Pourquoi ? Peu fiables ?
François Hollande devra s’en expliquer tôt ou tard.

Aide au Développement (9,4 milliards euros en 2013) : 16 pays africains jugés «prioritaires»

La France devra tenir ses engagements OMD (objectifs du Millénaire pour le développement)
Éliminer la pauvreté d’ici 2015, c’est le mot d’ordre des Nations Unies – Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD)

Jean-Marc Ayrault confirme que l’aide au développement vers l’Afrique reste sa priorité.
Il cible 16 pays africains «prioritaires» parmi les pays pauvres prioritaires (PPP):

Jean-Marc Ayrault

Bénin, Burkina Faso, Burundi, Djibouti, Comores, Ghana, Guinée, Madagascar, Mali, Mauritanie, Niger, République centrafricaine, république démocratique du Congo, Tchad, Togo, Sénégal.

«Nous voulons aussi aider des pays qui sont en sortie de crise», a-t-il ajouté. «Et en premier lieu il y a Haïti que nous voulons aider particulièrement tant la relation historique que nous avons avec ce pays nécessite cette aide solidaire, nous avons en quelque sorte une dette morale envers Haïti».

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LE GOUVERNEMENT PRONE UNE POLITIQUE DE TRANSPARENCE.

« Alors que la France est la 4e contributrice mondiale de l’aide publique au développement (9,4 milliards d’euros par an), cette politique reste mal connue d’une majorité de français » (sic).

« D’ici fin 2018, et pour la première fois, des données chiffrées de plus en plus complètes et actualisées concernant les projets d’aide au développement en cours seront publiées sur la plateforme nationale data.gouv.fr ».

Cette politique est méconnue car les véritables bénéficiaires sont:

– d’une part les entreprises françaises qui auront réussi à décrocher des contrats partiellement subventionnés dans le cadre de ce dispositif.

– d’autre part les autorités locales, qui en contrepartie des largesses de l’État français, accorderont des franchises fiscales à ces mêmes entreprises.

Conclusion, le contribuable Français sera le dindon de la farce.
Coup de grâce : il devra s’acquitter du coût de l’immigration, qui aura été judicieusement débudgétisé de l’aide au développement. Double peine.

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Le Premier ministre a réuni, le 31 juillet 2013,
le Comité Interministériel de la Coopération internationale et du Développement (CICID),
en présence de 15 ministres concourant à la politique française de développement.

Le CICID définit les axes prioritaires de la politique française de développement et de solidarité internationale, dans le cadre du programme des Nations Unies – Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD). Il n’avait pas été réuni depuis juin 2009. Officiellement, cette réunion du CICID témoigne de la volonté du Gouvernement de répondre aux défis du siècle que sont pour lui la lutte contre la pauvreté et la préservation de la planète.

Le Portail du Gouvernement: livre pêle-mêle :

– 3,1 Md€ c’est le montant du budget de l’aide française en 2013.
– France, 4e contributrice mondiale, représente 10 % de l’aide mondiale.
– 9,4 Md€, c’est le montant global des dépenses qui concourent à l’aide française
(budget, prêts, annulations de dette, secteur humanitaire, accueil des étudiants).
– France, 2e contributrice au Fonds mondial contre le sida, le paludisme, la tuberculose.

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À partir de 2014, la France concentrera la moitié de ses dons et les deux tiers de ceux de l’AFD vers les pays pauvres prioritaires (PPP)

85 % de l’effort financier en faveur du développement seront dirigés vers les pays de l’Afrique subsaharienne et les pays voisins du sud et de l’est de la Méditerranée.

Dans ce cadre, les pays d’Afrique subsaharienne demeurent la priorité de la France. L’ensemble des instruments : dons, aides budgétaires, prêts bonifiés ou non bonifiés, souverains ou non souverains, prises de participations, garanties, financements innovants y seront mobilisés, dans tous les secteurs opportuns.

Dans les pays voisins du sud et de l’est de la Méditerranée, la France interviendra prioritairement sous forme de prêts, complétés par des actions dans les domaines culturels, scientifiques et de formation. L’engagement de la France ciblera la gouvernance démocratique, le renforcement des secteurs agricoles et industriels, la création d’emplois et l’aménagement durable du territoire.

La politique française d’aide au développement
doit contribuer à la lutte contre le changement climatique.

Dans le cadre de la préparation de l’accueil par la France en 2015 de la conférence des Nations unies sur le climat, le CICID confirme l’objectif de l’Agence Française de Développement (AFD), acteur principal de la politique française, d’intégrer un co-bénéfice climat dans 50 % des projets qu’elle finance.

Le CICID adopte une nouvelle « stratégie genre et développement» pour la période 2013-2017.

Par exemple, d’ici 2017, 50 % des projets et programmes de l’aide au développement devront comporter un objectif d’une meilleure responsabilisation des entreprises multinationales françaises, vis-à-vis de leurs filiales et de leurs fournisseurs dans les pays en développement.

Le CICID réaffirme l’attachement de la France aux financements innovants ” pour le développement”.

La France est le 1er pays au monde à avoir mis en place une Taxe sur les Transactions Financières et à en avoir affecté une partie des revenus au développement, jamais actualisée depuis sa création en 2006, la taxe de solidarité sur les billets d’avion sera revalorisée de 12,7 % (correspondant au “rattrapage de l’inflation”)
au bénéfice de la lutte contre le sida, le paludisme et la tuberculose.

France Orange Mécanique dénonce l’ensauvagement de la nation

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Dans son livre “La France Orange Mécanique”, Laurent Obertone s’interroge:

“Pourquoi, dans un pays réputé juste, tous les commentateurs semblent trouver normal que Zakaria ne paie pas à la société le montant exact de la valeur de son crime ? Pourquoi sait-on déjà qu’il ne sera condamné à rien d’éternel ? Pourquoi les associations et autres travailleurs sociaux ne se soucient-ils que de la réinsertion de Zakaria, en oubliant Pauline [la victime du viol] à son malheur ?”

Accusé de prendre parti pour les thèses d’extrême droite, Laurent Obertone a été qualifié de “blogueur d’extrême droite” par Mediapart.
Laurent Obertone répond aux accusations de Mediapart [Lire document]
La justice va devoir trancher, l’auteur de “La France orange mécanique” ayant décidé de porter plainte pour diffamation, contre le journal en ligne.

On n’est pas couché du 02 mars 2013 s’accommode de l’ensauvagement de la nation

Aymeric CaronAymeric Caron s’en prend à Laurent Obertone pour le manque de sources fiables à l’appui des chiffres cités dans son livre. “Ce n’est pas un travail journalistique, c’est un travail de désinformation. Vous affirmez des choses sans les prouver.”

“Il y a beaucoup de chiffres que vous ne sourcez pas et quand vous les sourcez c’est n’importe quoi” lance-t-il à Laurent Obertone…

En fait, Aymeric Caron n’a pas digéré la leçon de journalisme que lui a infligée Vincent Peillon, la semaine passée
[voir la vidéo] :
par deux fois, il s’était essayé à destabiliser le Ministre. La première en sortant les conclusions d’un rapport qui n’existe pas encore, cité par un journaliste selon lequel seulement 1 enseignant sur 5 serait compétent. Un chiffre, qui appelle un minimum de précaution sur la méthodologie qui a amené à ce chiffre. Mais Aymeric Caron, préférant le choc des chiffres à la véracité de son propos, mit au défi le Ministre de réagir. Et c’est une leçon de journalisme qui s’en suivit, Vincent Peillon lui demandant de sortir le rapport qu’Aymeric Caron fut bien en mal de produire, ni même de citer, puisque celui-ci n’est apparemment pas publié. “Sourcez”, lui intima alors le Ministre qui refusa bien évidemment de commenter un rapport “fictif” présenté sous le sceau de l’information. “Sourcez” lui répéta-t-il, à l’occasion d’une citation approximative.

A l’attention de Laurent Obertone, Aymeric Caron lance: “Je trouve ce livre absolument odieux. C’est un manifeste raciste, bourré de haine”(sic).
“Vous vous en prenez tellement aux anti-racistes qu’on finit pas croire que vous êtes raciste”, surenchérit Laurent Ruquier.
Aucun message de compassion à l’adresse de la victime, de la part des invités de l’émission qui sont venus promouvoir une oeuvre ou un spectacle dont le téléspectateur se fout éperdument. Pour certains d’entre eux, “France Orange Mécanique” diffuse la haine et ne sert à rien.

Donc, de la victime (Pauline), il n’est plus question : “à part le réconfort [à la victime] qui hélas ne réparera rien… est-ce qu’il faut se tourner vers des solutions aussi terribles [pour le criminel] que la perpétuité” s’inquiète Laurent Ruquier. Les invités, souvent applaudis par le public, sont unanimes : on ne va pas se montrer inhumain envers un accusé qui bénéficie d’une circonstance atténuante (pour la gauche) : il est noir…

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Extrait des premières pages de La France orange mécanique:

L’homme s’est mis à marcher quand elle est passée devant lui. Elle a alors accéléré le pas, en osant un coup d’oeil par-dessus son épaule. Il était trapu, le crâne rasé, la peau sombre, vêtu d’un blouson noir. Il marchait derrière elle, les mains dans les poches. Elle avait vu ses yeux…

Malgré tout ce qu’on lui avait appris, la confiance en soi, l’auto-défense, les beaux discours de bienveillance envers les inconnus, le rejet des préjugés… la peur, cette peur honteuse était là, marchait sur ses pas.

L’étudiante a pressé le pas. Lui aussi. Le bruit des pas, tout proche. Nouveau coup d’oeil. Il était là. Ses mains n’étaient plus dans ses poches. Devant elle, l’escalier qui menait au parking. Sa voiture. À quelques mètres du salut… elle est saisie par des bras puissants, soulevée, violemment jetée du haut de l’escalier. Une chute de dix mètres qui lui brise la colonne vertébrale… Ce n’est pas terminé…

Comme dans ses pires cauchemars, elle ne peut plus fuir, pas même bouger. Son cerveau ordonne, le corps ne répond pas. Ce n’est plus son corps. C’est déjà celui de ce prédateur qui le traîne à l’abri d’un bosquet. Il la frappe… Il arrache ses vêtements, la torture, la viole à plusieurs reprises, variant les plaisirs, de toutes les façons possibles… Il la frappe encore. La fait taire. Lui écrase sa grosse main sur la bouche, jusqu’à lui briser la mâchoire. Elle avale son sang. «C’est une véritable horreur. Il ne pouvait pas ignorer son état », a expliqué un neurochirurgien au procès…

Au petit matin, le prédateur abandonne sa proie. Quelques heures plus tard, une promeneuse entend des gémissements. Elle avance vers le bosquet et découvre la malheureuse. Celui qui vient de prendre son existence se nomme Zakaria. Il a déjà été condamné pour agression sexuelle. Pendant qu’il est interpellé par les policiers, les chirurgiens de Besançon parviennent à sauver les membres supérieurs de sa victime. Ils ne peuvent rien faire pour ses jambes. Pauline passera le reste de ses jours dans un fauteuil roulant, dépendante de soins lourds, sans parler des dégâts psychologiques, qu’aucune thérapie ne pourra jamais effacer.

Les faits se sont déroulés en octobre 2004. Zakaria a été condamné une première fois, puis a fait appel. Pour sa défense, l’homme prétend qu’il n’a pas pris conscience de la gravité des blessures de la jeune femme pendant qu’il la violait. « Mon client n’a jamais eu la volonté de commettre des actes de torture et de barbarie lorsqu’il violait la victime », a expliqué son avocat. Et surprise, la cour de cassation casse ce jugement, pour vice de forme. On pousse à nouveau Pauline dans l’escalier. La justice la replonge dans sa nuit infernale.

Zakaria a une nouvelle fois été jugé en 2010, après six ans d’attente pour la malheureuse paraplégique. Zakaria s’est de nouveau défendu, a de nouveau été condamné, à la prison à perpétuité avec 22 ans de sureté. Un verdict réservé aux assassins.

C’est à partir de ce genre de fait que le citoyen normalement constitué pose son journal et s’interroge. Pourquoi Besançon, vieille ville provinciale à la réputation plutôt bonne, a-t-elle été le théâtre d’un crime aussi épouvantable ? Pourquoi ce drame n’a-t-il pas intéressé les médias nationaux, censés « distiller la peur » à la première occasion ?

Puis on finit par dessiner le tableau de l’insécurité de la France entière. Et de faits en rapports, d’articles en rencontres, de crimes en investigations, on découvre l’ampleur du désastre.

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Les Matins Radio France – Hugues Lagrange: Le Déni des cultures (2010)

“Le Déni des cultures”, étude sociologique de la population immigrée d’Afrique, avait déjà suscité une polémique.
Pourtant, ce livre semble plus consensuel (gauche droite) que « la France Orange mécanique ».

L’auteur soutient toute politique en faveur du développement
des populations provenant d’Afrique.

Il déplore (prétend) que les immigrés africains se retrouvent isolés et abandonnés à eux-mêmes (les classes moyennes fuient les quartiers où débarquent ces familles). Et Hugues Lagrange de souhaiter que ces populations soient disséminées dans le pays, pour qu’elles puissent bénéficier des mêmes chances que les Français.
De l’arrêt des flux migratoires il n’est pas question.

Hugues Lagrange, est d’accord avec l’idée de discrimination positive
qu’il a évoqué dans plusieurs interviews.

Mais le laboratoire Unité de recherche, migration et société (sic) est en total désaccord:

Maryse Trippier, professeur émérite à l’université de Paris 7-Diderot et membre du laboratoire Unité de recherche, migration et société commente l’ouvrage de Hugues Lagrange « le Déni des cultures » [Interview parue dans 20 minutes du 30-09-2010]

L’autoritarisme des pères des jeunes décrit par Hugues Lagrange n’est pas propre à cette vague migratoire, qui est seulement plus récente. On a aussi beaucoup reproché aux pères des familles maghrébines d’être trop autoritaires. Cette autorité est d’ailleurs généralement mise à mal dans l’expérience de l’émigration. En outre, les questions d’autonomie des femmes et d’autorité des pères sont récurrentes dans nos sociétés, y compris occidentales. Dans les couches populaires des années 50 en France, ce n’était pas si différent. L’immigration originaire d’Afrique sahélienne est plus récente et donc confrontée aux mêmes problèmes que les vagues précédentes, dans un contexte encore plus difficile.

20 minutes: mais le fait d’identifier et de nommer ces «facteurs» peut-il aider à l’intégration?
Comment la société peut-elle valoriser des différences culturelles qu’on présente comme étant la source de la délinquance? En parlant de polygamie, de père autoritaire, de familles nombreuses, on n’aide pas à l’intégration. On dit, «ils sont nés comme ça», c’est comme s’ils avaient une fatwa sur la tête.

20 minutes: les propos de l’auteur sont de tout même plus nuancés…
Oui, mais insister, comme Hugues Lagrange le fait, sur un groupe en particulier est dangereux. Ce qui nous inquiète, c’est la récupération de ses travaux, qui sont le fruit de plusieurs années de travail, notamment à Mantes-la-Jolie. Que peuvent entendre les jeunes issus de l’immigration dans un débat pareil?
Qu’ils ne seront jamais de «bons Français»?