Syrie: les insurgés bénéficieraient-ils d’une aide extérieure?

Un engin explosif improvisé (IED) de type pénétrateur formé par explosion (EFP) a été retrouvé en Syrie. Un groupe d’insurgés a revendiqué l’attaque visant un convoi de troupes de l’armée régulière.

Les insurgés pourraient bénéficier d’une formation et d’un appui logistique de l’extérieur.
Les EFP ont été largement utilisés contre les véhicules militaires américains en Irak
Les ingénieurs travaillent, d’ailleurs, à trouver la parade contre l’utilisation de ces engins explosifs

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Une vidéo récemment publiée sur Internet (autre que la vidéo ci-dessus) montrant un engin explosif improvisé (IED) en Syrie a suscité beaucoup d’attention. Un groupe de rebelles syriens, appelé Hawks Brigade of the Levant, a revendiqué l’attaque qui visait un car blindé transportant des troupes de l’armée régulière alors qu’il empruntait une route aux abords d’un bastion rebelle dans le gouvernorat d’Idlib. Selon le groupe, L’IED utilisé pour l’attaque était de type pénétrateur formé par explosion (EFP).

Les EFP constituent une menace importante pour les véhicules blindés. L’armée syrienne les utilise elle-même, et de façon très efficace, dans sa campagne contre les groupes rebelles syriens.

Nécessitant des composants simples pour leur fabrication, les EFP peuvent être fabriqués à moindre coût et avec des matériaux facilement disponibles. Les EFP peuvent être fabriqués par des acteurs non étatiques: ils ont été largement utilisés contre les véhicules militaires américains en Irak. Grâce à sa forte concentration de charge explosive, un petit EFP de seulement quelques kilogrammes d’explosif peut causer plus de dommages à un véhicule blindé qu’un traditionnel IED fait avec du matériel beaucoup plus fortement explosif.

A priori, les artificiers rebelles sont donc parfaitement capables de fabriquer des centaines de dispositifs EFP avec la charge explosive nécessaire pour équiper un véhicule piégé. Grâce à leur petite taille, les EFP sont faciles à dissimuler et difficiles à détecter. Ils peuvent également être placés au bord de la route plutôt que d’être enterrés dans la route, comme une mine anti-char.

Les EFP utilisés en Irak, au Liban et dans les territoires palestiniens se sont révélés très efficaces contre les véhicules blindés, y compris les gros chars de combat. Ils sont particulièrement meurtriers contre des véhicules plus légers tels que les transporteurs de troupes blindés, des camions, des jeeps etc.

De nombreux indicateurs de l’aide étrangère peuvent être détectés à partir de l’examen minutieux des engins explosifs improvisés utilisés par une organisation dans ses attaques.

Des décennies avant qu’Al-Qaïda ait ouvert des camps d’entraînement au Pakistan et en Afghanistan, les camps de la vallée de la Bekaa au Liban, de la République démocratique populaire du Yémen, de la Libye et de l’Irak accueillaient des militants venus du monde entier, et les techniques spécifiques de fabrication de bombes pratiquées dans les diverses zones pouvaient être enseignées à des artificiers individuels ayant participé, sur place, à des stages collectifs de formation.

Plus tard, l’émergence d’engins explosifs improvisés dans des endroits comme El Salvador et la Colombie a démontré que les artificiers de l’Armée républicaine irlandaise provisoire (IRA provisoire) et de l’organisation armée basque ETA avaient formé une nouvelle génération de militants dans ces pays – fait corroboré par les arrestations de certains des artificiers.

Dans la plupart des attaques djihadistes lancées contre les intérêts américains dans des endroits tels que le Yémen, les techniques spécifiques utilisées par certains artificiers ont apporté la certitude aux enquêteurs qu’ils avaient reçu une formation dans des camps au Pakistan et étaient revenus au pays avec leur savoir-faire, après avoir combattu contre les Soviétiques en Afghanistan . Plus tard, après avoir reçu la formation du Hezbollah, Al-Qaïda a commencé à afficher les caractéristiques de l’influence du Hezbollah dans la fabrication des IED.

L’utilisation d’explosifs comme le Semtex H, par des groupes tels que l’IRA et le Front populaire de Libération de la Palestine-Commandement général a également démontré un lien distinct logistique entre les États commanditaires du terrorisme comme la Libye et leurs hommes de main. Sous le régime Kadhafi, les Libyens étaient même connus pour avoir utilisé la valise diplomatique pour remettre du Semtex à leurs ambassades dans des endroits comme Londres, où les explosifs ont ensuite été remis aux hommes de main pour une utilisation dans des attaques.

Beaucoup plus récemment, on a pu constater des progrès rapides dans les engins explosifs improvisés utilisés par le groupe nigérian Boko Haram. Lorsqu’en l’espace de six mois, les IED du groupe sont passé de petits engins rudimentaires à de grosses voitures piégées, il était devenu évident que les artificiers du groupe avaient reçu une formation exterieure.

Dans une autre affaire récente, les voitures piégées suicide de faible puissance utilisées par Al-Qaïda au Maghreb islamique ont démontré que les dirigeants du groupe dans le nord de l’Algérie ont réellement le désir d’attaquer et disposent d’effectifs importants de volontaires pour le suicide, mais ils ont beaucoup de difficultés à se procurer des matières explosives pour obtenir des voitures piégées efficaces. Cette information permet aux experts d’évaluer le type de menace qu’un tel groupe pose.

Ce qui nous ramène aux EPF, largement utilisés par les chiites en Irak. Les chiites ont reçu des cargaisons de cuivre de la Force Al-Qods de l’Iran, pour leurs dispositifs improvisés EFP. L’émergence d’EPF en Irak a été un indicateur fort du soutien de l’Iran pour les milices chiites en Irak.

Bien que la Syrie partage une frontière avec l’Irak, on ne saurait en conclure que la technologie EPF a simplement débordé la frontière. Certes, le principe de EPF est assez simple, mais les EPF en Irak ont été largement utilisés par des militants chiites, qui sont alignés avec l’Iran et, par extension, le régime syrien. Il est peu vraisemblable que la Force Al-Qods ait fourni des cargaisons de cuivre pour les dispositifs improvisés EPF destinés aux sunnites de Syrie ou à ses hommes de mains irakiens chargés de les acheminer (par contre, il a pu se faire qu’une entreprise chiite qui disposait d’un stock l’ait revendu à un sunnite, qui l’aurait ensuite cédé à des rebelles syriens.)

Il sera important de contrôler combien d’EPF les insurgés syriens vont déployer. S’ils ne s’agit que de quelques dispositifs EFP dans des endroits dispersés, il pourra s’agir de livraisons occasionnelles. Toutefois, si les EPF étaient déployés de manière importante et systématique, ce serait l’indication – mais certainement pas une preuve irréfutable que les insurgés syriens s’approvisionnent à l’extérieur.

La précision et l’efficacité avec laquelle ces dispositifs seront utilisés seront également révélatrices du type de formation reçu par les insurgés. Une capacité EPF développée au niveau national impliquera des échecs et des incohérences, les types de problèmes auquels l’artificier se trouve fréquemment confronté tout au long de la courbe d’apprentissage de la fabrication d’explosifs. Ces problèmes de croissance seront absents si les insurgés syriens devaient bénéficier d’une formation et d’appuis logistiques de l’extérieur.

Il y a bien des méthodes pour évaluer le soutien étranger reçu par un groupe armé. Les indicateurs peuvent prendre en compte n’importe quel élément, allant des uniformes et des fusils d’assaut à la présence d’un nombre croissant de missiles anti-chars guidés et de systèmes portatifs de défense aérienne. Mais des indications plus subtiles, telles que la nature des composants des IED et les savoir-faire en matière de fabrication de bombes ne doivent pas être négligées.

[STRATFOR │June 21, 2012]

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Selon le Figaro: la Ligue arabe a demandé à la Russie de cesser de livrer des armes au régime syrien. «Quand vous livrez du matériel militaire, vous aidez à tuer des gens», a accusé le secrétaire général adjoint de l’organisation panarabe, Ahmed Ben Helli, reçu la veille au ministère des Affaires étrangères à Moscou.

Dans le mêmr temps, le Figaro rapporte que, selon le New York Times, des agents de la CIA basés dans le sud de la Turquie aident à acheminer des armes aux insurgés syriens.

Politicus circus : par delà la théorie du complot

[wpvideo k9HffTZi]

Qui sont les puissants qui manipulent nos dirigeants?
Par L’Express, publié le 01/02/2012

Voir également la vidéo France Inter – Christophe Dubois : “Circus Politicus”

Des coulisses des Conseils européens aux secrets des transactions bancaires, Circus politicus, de Christophe Deloire et Christophe Dubois, explore ces “pouvoirs” à l’écart de la lumière. Résumé des extraits publiés par l’Express.

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Les discrètes notes “Antici”

A chaque Conseil, les dirigeants consacrent près d’une demi-journée
à rédiger le communiqué final.

A l’extérieur de la salle de réunion on assiste à un étrange ballet digne des coulisses d’un théâtre. Des hommes et des femmes prennent des notes. Ils se basent sur les propos retranscrits par un “débriefer” du secrétariat général du Conseil, installé dans la salle. Ce ne sont pas des journalistes, mais des diplomates. Personne d’autre n’est autorisé à retranscrire les débats par écrit. Ils ont un nom : les conseillers “Antici”. Ils sont les seuls à pouvoir porter un badge “rouge A” – avec les représentants permanents des Etats membres auprès de l’Union européenne – qui leur permet d’accéder à la salle du Conseil.

Il y a un conseiller Antici par pays, en général un diplomate de la représentation permanente, l’équivalent de l’ambassade à Bruxelles auprès de l’Union européenne. Un délégué italien, Paolo Antici, a utilisé le procédé en 1975 et laissé son nom. Ces notes dactylographiées sont diffusées sur du papier blanc sans en-tête – ni République française, ni Union européenne, ni aucun autre logo n’apparaît -, anonymes comme les “blancs” des services secrets. Les notes Antici ont beau n’avoir aucun caractère officiel, elles contiennent la recension quasi parfaite des conversations des dirigeants européens lors de leurs réunions au sommet.

Jamais aucun citoyen européen n’a assisté à ces discussions, jamais une télévision ne les a filmées, sauf cinq minutes au début, quand personne ne se dit rien. Jamais ces notes ne sont sorties du cercle des initiés. Grâce à elles, un coin du voile peut aujourd’hui être levé sur ce Circus assez exotique.

Le vrai pouvoir des banques

Le poids des marchés ? Claude Guéant ne conteste pas que le rapport de force est permanent : “Il faut vivre avec la pression des marchés financiers et prendre en compte les agences de notation. Faut-il davantage contrôler ces dernières ? Lors d’un G 20, il avait été question de créer une agence européenne.”

Un an plus tard, Sarkozy prononcera un second discours de Toulon pour défendre son bilan. Mais le chef de l’Etat ne dirige plus grand-chose. La régulation des banques est maintenant à l’initiative du comité de Bâle. Etabli en 1974 par les gouverneurs des banques centrales de 10 pays, élargi depuis à près de 30 pays au total, le comité ne rédige jamais des textes ayant force de loi mais, en matière de réglementation des banques, son pouvoir dépasse celui de la France. Le comité, qui dispose d’un secrétariat avec 17 employés, se réunit sous l’égide de la Banque des règlements internationaux (à Bâle), dont le président actuel est Christian Noyer, le gouverneur de la Banque de France.

Tout part d’une cuisine de gouverneurs indépendants
pour arriver dans notre assiette législative

En près de quarante ans d’existence, le comité de Bâle a entériné trois grands accords entre les gouverneurs des banques centrales, dont les noms sont faciles à retenir : Bâle I, Bâle II et Bâle III. Bâle I fixait un ratio de fonds propres minimum pour les banques. Bâle II fixait de nouvelles normes pour conjurer le risque de crédit, qui dépend de la qualité des emprunteurs. Bâle III, publié en décembre 2010, entreprend de juguler la crise en fournissant une nouvelle définition des fonds propres et en mettant en place un ratio de liquidité et un ratio d’effet de levier. Bâle III s’inscrit dans une vision anglo-saxonne, plus libérale, plus insistante sur le montant des fonds propres, que notre vision plus réglementaire.

La procédure est la suivante : le comité de Bâle propose, le G 20 donne une impulsion politique, l’Union européenne adopte une directive, cette directive est transposée en droit national.

L’énigmatique conférence de Bilderberg

Sur le site Internet de la conférence de Bilderberg, le mot est souligné, comme s’il s’agissait d’un avertissement à ceux qui oublieraient la consigne : les discussions se déroulent off-the-record (sic). Huis clos total. Aucun compte rendu. Cette règle du silence public aurait pour objectif d'”aider une meilleure compréhension des forces complexes […] qui affectent les nations occidentales dans la période difficile de l’après-guerre”.

Bilderberg n’est pas un organe de décision ni de concertation, il n’y a donc pas lieu de publier une position commune : la lecture des archives de Bilderberg entreposées à La Haye (Pays-Bas) démontre pourtant que les membres de cette classe dirigeante invisible sont parfois passés au vote.

Les méthodes d’influence de l’Amérique

La scène a pour cadre l’imposante ambassade des Etats-Unis à Paris, un bâtiment de style classique, sous haute surveillance, située en face de la place de la Concorde, à deux pas du Crillon et des jardins de l’Elysée. En plein coeur de Paris, le symbole de la puissance américaine. Là sont reçus les candidats ou les invités d’un programme très spécial, l’IVLP, International Visitor Leadership Program [IVs’ – les initiales d’International Visitors’]. Il s’agit de jeunes gens à très haut potentiel repérés par les services de l’ambassade, et que le gouvernement américain invite pour un périple aux Etats-Unis afin de les sensibiliser à la cause du pays, sous couvert d’un séjour d’études.

[…] Les Américains ont toutefois l’intelligence de ne pas transformer ces échanges en lavages de cerveaux évidents : “Il ne s’agit pas de propagande, raconte un autre participant, qui a sillonné la côte Est et la côte Ouest au cours de l’été 2011. Chacun est libre de se faire une opinion, mais on revient en général conquis.”

Le “Swiftgate” ou l’atteinte à la vie privée

Pour le grand public, le mot ne signifie rien. Il est pourtant au coeur d’un débat essentiel sur le plan démocratique. Au nom de la lutte contre le terrorisme, les services américains – le FBI, la CIA… – ont eu accès pendant des années à l’ensemble des transactions bancaires mondiales, notamment françaises. Un accès à des données de masse contenant d’éventuels suspects, mais aussi et surtout des citoyens normaux.

Swift est le nom d’une société, la Society for Worldwide Interbank Financial Telecommunication, dont le siège social se situe en Belgique. Son activité est gigantesque : elle traite chaque année plus de 2 milliards de messages sur des transactions financières. Ses clients : 8 000 sociétés (notamment des banques) dans 200 pays.

(…) Après les attentats du 11 septembre 2001, les services américains se mobilisent pour lutter contre les cellules d’Al-Qaeda. Une traque mondiale… Mais aussi mise sous surveillance financière de la planète. L’US Department of Homeland Security (DHS), le ministère de l’Intérieur américain, a sous la main un formidable outil : les fichiers Swift. Dans le cadre de la lutte antiterroriste, le Département de la sécurité intérieure demande à Swift de lui transmettre tous les mois une série de messages du serveur.

L’objectif : retrouver des personnes recherchées, identifier des transactions suspectes, faire des liens entre terroristes présumés… A priori, rien de condamnable. Sauf que ce programme, baptisé Terrorist Finance Tracking Program (Programme de traque de financement du terrorisme), TFTP en abrégé, est “classifié”, c’est-à-dire secret, totalement clandestin. Durée de conservation des données ? Conditions d’utilisation ? En l’absence d’existence légale de l’opération Swift, les citoyens ne peuvent pas poser de questions sur ce système secret.

Pendant cinq ans, les services américains mènent clandestinement cette guerre financière. La consultation des données se fait sur la base de “sommations administratives” secrètes adressées par le département du Trésor américain à la section américaine de Swift. La société belge, qui, par nature, est au courant, a l’obligation absolue de ne rien révéler de cette opération. Les services secrets américains mettent-ils dans la confidence les services “amis” ? En Belgique, non. En France, aucune certitude. Mais un organisme de contrôle des services de renseignement belges, le comité R, prétend que les banques centrales du G 10 avaient été informées dès février 2002 de l’opération, ainsi que la Banque centrale européenne (BCE). Aucune de ces vénérables institutions n’a élevé la moindre objection : officiellement, au nom du respect du “secret professionnel”.

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Christophe Deloire et Christophe Dubois “Les islamistes sont déjà là” (2004)
Vidéo : Emission de Thierry Ardisson
Attitude réprobatrice de “l’humoriste” SMAIN et de l’écrivain-réalisateur Yann MOIX…

Christophe Deloire et Christophe Dubois “Sexus politicus” (2006)
Impressions de Nicolas Domenach et Eric Zemmour (en toute fin de la vidéo)
Ca se dispute 2006

Christophe Deloire et Christophe Dubois “L’Enquête sabotée” (2003)
Comment l’assassin présumé du préfet Erignac a-t-il pu s’échapper ?

Stratégie géopolitique USA – Iran – Arabie saoudite – Bahrein

[wpvideo DR4BsJ18]

Géopolitique Arabie Saoudite Iran Bahrein

L’ambassadeur d’Arabie Saoudite se dit victime d’un « projet d’attentat » qu’il attribue à l’Iran.

Troublant: il y a un an (novembre 2010) Wikileaks révélait que l’Arabie Saoudite se prononçait faveur d’une attaque contre l’Iran pour mettre fin à son programme nucléaire:

Les documents révèlent que le roi Abdallah d’Arabie saoudite aurait été le plus direct dans ses pressions sur les États-Unis, appelant “fréquemment les États-Unis à attaquer l’Iran pour mettre fin au programme nucléaire du pays”, dit ainsi, le 17 avril 2008, l’ambassadeur d’Arabie saoudite à Washington, Adel al-Jubeir, cité par des documents émis par des ambassades américaines.

Le roi a conseillé aux Américains “de couper la tête du serpent” auquel il compare l’Iran et a souligné que travailler avec les États-Unis pour combattre l’influence iranienne en Irak était une priorité stratégique de son gouvernement, selon cette source.

Les révélations avaient été officiellement publiées par The Guardian, New York Times et Le Monde.
L’Arabie Saoudite a toujours refusé de les commenter

Déclaration émanant d’une autre “démocratie”: le Bahrein.:
«Ce programme doit être stoppé», insiste le roi de Bahrein Hamad ben Issa Al-Khalifa le 1er novembre 2009 en recevant le général américain David Petraeus, selon le document cité par Le Monde. «Le danger de le laisser se poursuivre est supérieur à celui de le stopper», ajoute-t-il à propos du programme nucléaire iranien.

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Bahrein: les deux clans qui s'opposent

RYAD – L’Arabie saoudite en proie à des soulèvements chiites.
Le pays a menacé de frapper d’une main de fer tout “fauteur de trouble”
après des violences dans l’Est chiite du royaume dans lesquelles des analystes saoudiens voient la main de l’Iran.
Aucune mise en garde de la “communauté internationale”.

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http://youtu.be/dkWEEQDbxHk

Bahreïn, plongée dans un pays interdit
Des images d’une révolution réprimée avec l’aval de la “Communauté Internationale”.

Cette île, petite monarchie du Golfe Persique de 600 000 habitants, est fermée aux journalistes. Pour réaliser ce tournage, Stéphanie Lamorré est restée un mois dans la clandestinité, aux côtés du ceux qui se battent pour la démocratie, face à une répression quotidienne, violente, implacable.

Depuis l’intérieur des villages assiégés, elle a filmé la situation politique et sociale, les manifestations quotidiennes violemment réprimées. Aux côtés de trois femmes, Zahra, Nada et Zainab, la réalisatrice plonge au coeur de la réalité du pays : trois regards croisés d’activistes qui expliquent leur besoin vital de visibilité.

Pour le reste du monde, Bahreïn est un pays riche, moderne, en plein essor. En réalité, la monarchie sunnite du roi Al Khalifa est une dictature pratiquant la torture, les arrestations arbitraires, la discrimination à l’égard d’une population chiite à plus de 75%. L’élite est sunnite.

Bahreïn est avant tout un satellite de l’Arabie Saoudite et un allié occidental.
Au printemps 2011, lors du début du soulèvement, l’armée saoudienne a envoyé ses chars à Bahreïn pour rétablir l’ordre.
Depuis plus d’un an, chaque jour, des femmes et des hommes de toutes les générations défient le pouvoir de Manama pour demander plus de démocratie.
Une population opprimée dans l’indifférence.

Au bout du compte, les États-Unis et Israël ne sont-ils pas le véritable obstacle à la paix?

Effondrement économique de la France : Sarkozy survivra-t-il à Kadhafi ?

[wpvideo 6X6AxVSk]

AFP: La France et la Grande-Bretagne ont déployé samedi pour la première fois leurs hélicoptères de combats contre les troupes du colonel Mouammar Kadhafi, une semaine après l’annonce par Londres d’une “deuxième phase” des frappes de l’Otan contre le régime libyen.

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Dans un article publié le 22-03-2011, France-Info.com donnait une première idée du coût de la participation de la France à la guerre en Libye qui serait à la charge du contribuable français.

La France a envoyé en Libye 8 Rafale et 4 Mirage 2000.

Le coût d’une heure de vol d’un Rafale est de 40 000 euros et entre 15 et 30 000 euros de l’heure pour les autres avions. Le porte-avions Charles de Gaulle coûte 50 000 euros par heure d’intervention. Un sous-marin coûte environ environ 10 000 euros par heure d’intervention. A cette facture déjà salée pour la guerre en Libye, il faut rajouter les coût des missiles, obus, roquettes, munitions…

Les 3 premiers jours, les avions français avaient déjà effectué 55 sorties et 400 heures de vol. Au démarrage des opérations, les coûts engendrés par la guerre en Libye « rentraient dans le cadre du budget » de fonctionnement du ministère de la Défense 2011, estimé à 31 milliards d’euros. Mais combien de temps va durer cette guerre ? De quoi faire encore un peu plus exploser les déficits de l’Etat français.

Mais ces dépenses ne représentent qu’une goutte d’eau au regard de nos déficits.

L’évidente collusion gauche-droite sautera aux yeux, lorsque, dans l’après Sarkozy, nous en viendrons à auditer méthodiquement toutes nos dépenses budgétaires des dernières décennies.

Lorsque nous mettrons en évidence les redondances des aides au développement, des allègements de dettes de certains pays aidés, des dispositifs en faveur de
l’immigration, des politiques sociales etc. Lorsqu’il apparaîtra que tous ces dispositifs fonctionnent sans pilote, sans contrôle…

Lorsque il deviendra évident pour chacun de nous que les générations futures sont délibérément sacrifiées par la gauche comme par la droite, sous le prétexte de la mondialisation, alors, les raids en Libyie et en Côte d’Ivoire sembleront malheureusement dérisoires…

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Vers une restructuration de la dette des Etats européens

[youtube=http://www.youtube.com/watch?v=GC8JFQnYbjw]

Jacques Delpla (Economiste) [relire l’article du 2-dec-2010]:
“Il faut mettre en place un mécanisme de restructuration de la dette”

D’ores et déjà, certains chefs d’Etat, parmi lesquels, le Président Français, renient leurs engagements, aggravant la charge de la dette de leur pays.

Une telle irresponsabilité relève du pénal:
– crime contre l’humanité sur le terrain (opérations militaires)
– génocide à retardement contre les générations futures de l’U.E.

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En juin 2010, la dette publique francaise atteignait 80% du PIB

Voir la vidéo du débat sur FR3 réunissant Marc Touati et Nicolas Bouzou
On sait qu’il faut réduire les dépenses, mais les dépenses continuent d’augmenter.
Aggravation inéluctable des intérêts de la dette, dont le remboursement handicape notre croissance, jusqu’au risque d’asphyxie.
Notre avenir dépend des décisions politiques. [juillet 2010]

Libye – les frappes aériennes de la coalition

Sarkozy nous donne les clés pour nous libérer: nul besoin d’attendre les élections de 2012.

Lui-même conteste le principe des élections: il insulte et menace les vainqueurs (Iran, Belarus etc.). Pour Sarkozy (appuyé par les BHL et consorts), l’opposition des pays en développement a systématiquement raison… En toute logique, il se fait un devoir d’attiser et de soutenir l’insurrection locale ou, à défaut, la diaspora.

Lors de l’intrusion de la Russie en Géorgie, Sarkozy avait sommé Medvedev de libérer les lieux avant la fin du week-end. Un exemple d’arrogance parmi tant d’autres.

Application en France: la république des droits de l’homme n’accorderait pas plus de trois mois à Marine Le Pen pour savourer une éventuelle victoire aux élections de 2012. La Libye, est un test grandeur nature pour s’assurer de la passivité de la communauté internationale au sens large du terme face à un coup de force d’un des membres du G8.

La démocratie est réellement en péril.

Une frappe aérienne vient de détruire des véhicules de l’armée fidèle à Mouammar Kadhafi. Reuters

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LE PARISIEN EN DIRECT. Libye : un avion américain s’écrase 22-03-2011

LE FIGARO d’après un communiqué de l’AFP du 22-03-2011 : Un avion américain s’écrase en Libye

Un avion de chasse américain F-15 s’est écrasé dans la nuit en Libye,a annoncé mardi le commandement américain Africom à Stuttgart, en Allemagne.

“Les deux membres d’équipage se sont éjectés. L’opération pour récupérer le deuxième membre d’équipage est en cours”, a précisé Karin Burzynski, porte-parole de l’US Africa Command, qui assure la coordination des opérations depuis Stuttgart.

Il s’agit de la première perte officiellement reconnue d’un appareil de la coalition en Libye. Aucune précision n’a été donnée sur les raisons du crash, ni sur l’endroit où il s’est produit.