Stratégie géopolitique USA – Iran – Arabie saoudite – Bahrein

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Géopolitique Arabie Saoudite Iran Bahrein

L’ambassadeur d’Arabie Saoudite se dit victime d’un « projet d’attentat » qu’il attribue à l’Iran.

Troublant: il y a un an (novembre 2010) Wikileaks révélait que l’Arabie Saoudite se prononçait faveur d’une attaque contre l’Iran pour mettre fin à son programme nucléaire:

Les documents révèlent que le roi Abdallah d’Arabie saoudite aurait été le plus direct dans ses pressions sur les États-Unis, appelant “fréquemment les États-Unis à attaquer l’Iran pour mettre fin au programme nucléaire du pays”, dit ainsi, le 17 avril 2008, l’ambassadeur d’Arabie saoudite à Washington, Adel al-Jubeir, cité par des documents émis par des ambassades américaines.

Le roi a conseillé aux Américains “de couper la tête du serpent” auquel il compare l’Iran et a souligné que travailler avec les États-Unis pour combattre l’influence iranienne en Irak était une priorité stratégique de son gouvernement, selon cette source.

Les révélations avaient été officiellement publiées par The Guardian, New York Times et Le Monde.
L’Arabie Saoudite a toujours refusé de les commenter

Déclaration émanant d’une autre “démocratie”: le Bahrein.:
«Ce programme doit être stoppé», insiste le roi de Bahrein Hamad ben Issa Al-Khalifa le 1er novembre 2009 en recevant le général américain David Petraeus, selon le document cité par Le Monde. «Le danger de le laisser se poursuivre est supérieur à celui de le stopper», ajoute-t-il à propos du programme nucléaire iranien.

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Bahrein: les deux clans qui s'opposent

RYAD – L’Arabie saoudite en proie à des soulèvements chiites.
Le pays a menacé de frapper d’une main de fer tout “fauteur de trouble”
après des violences dans l’Est chiite du royaume dans lesquelles des analystes saoudiens voient la main de l’Iran.
Aucune mise en garde de la “communauté internationale”.

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http://youtu.be/dkWEEQDbxHk

Bahreïn, plongée dans un pays interdit
Des images d’une révolution réprimée avec l’aval de la “Communauté Internationale”.

Cette île, petite monarchie du Golfe Persique de 600 000 habitants, est fermée aux journalistes. Pour réaliser ce tournage, Stéphanie Lamorré est restée un mois dans la clandestinité, aux côtés du ceux qui se battent pour la démocratie, face à une répression quotidienne, violente, implacable.

Depuis l’intérieur des villages assiégés, elle a filmé la situation politique et sociale, les manifestations quotidiennes violemment réprimées. Aux côtés de trois femmes, Zahra, Nada et Zainab, la réalisatrice plonge au coeur de la réalité du pays : trois regards croisés d’activistes qui expliquent leur besoin vital de visibilité.

Pour le reste du monde, Bahreïn est un pays riche, moderne, en plein essor. En réalité, la monarchie sunnite du roi Al Khalifa est une dictature pratiquant la torture, les arrestations arbitraires, la discrimination à l’égard d’une population chiite à plus de 75%. L’élite est sunnite.

Bahreïn est avant tout un satellite de l’Arabie Saoudite et un allié occidental.
Au printemps 2011, lors du début du soulèvement, l’armée saoudienne a envoyé ses chars à Bahreïn pour rétablir l’ordre.
Depuis plus d’un an, chaque jour, des femmes et des hommes de toutes les générations défient le pouvoir de Manama pour demander plus de démocratie.
Une population opprimée dans l’indifférence.

Au bout du compte, les États-Unis et Israël ne sont-ils pas le véritable obstacle à la paix?

Certains FAI veulent limiter l’accès à l’Internet fixe « pour faire face à une saturation des réseaux »

Certains Fournisseurs d’accès à Internet envisageraient de limiter l’accès à l’Internet fixe
« pour faire face à une saturation des réseaux »:
La pénurie de réseau internet ne serait plus une fiction

Selon le site d’information Owni, la Fédération Française des Télécoms et les opérateurs seraient en train de réfléchir à limiter les offres dans le but d’améliorer la gestion du trafic. L’UFC Que Choisir proteste. Les 64% de Français connectés à l’Internet haut débit, via une box, vont peut-être devoir envisager de naviguer sur Internet, tout en surveillant leur consommation.

L’idée d’une limitation des offres est suggérée dans un document de travail daté du 21 juillet, qui résume les moyens à mettre en œuvre pour assurer une meilleure information des consommateurs. En annexe de ce document figure un exemple de tableau censé mieux récapituler les offres. On y voit, selon le type d’équipement ADLS du foyer (zone groupée, dégroupée ou très haut débit), des cases où l’opérateur doit notifier le «débit IP maximum de l’offre», «le plafond de consommation», ainsi que les conséquences d’un dépassement du plafond et une limitation des téléchargements par session.

Les opérateurs pourraient ainsi appliquer à l’Internet fixe les limitations de connexion déjà en vigueur sur les smartphones, qui valent d’ailleurs au secteur d’être régulièrement épinglé par les associations de consommateur. Sur les mobiles équipés de l’Internet, la connexion dite illimitée se voit en fait ralentie, ou bloquée selon les offres, au-delà de 500 méga octets (Mo) ou 2 giga (Go). L’opérateur propose ensuite aux gros consommateurs d’acheter une nouvelle tranche d’octets.
[lire article d’OWNI du 20-08-2011]

Nous serons vite fixés sur la position de chacun des opérateurs
(Orange, SFR et Bouygues) face à cette menace de bridage.
D’un côté, les professionnels et de l’autre, les racketteurs.
A noter les réserves de Numéricable et de Free.

L’option TV, indissociable de l’offre internet illimité (box),
ne contribue-t-elle pas à la saturation des réseaux?
Supprimer l’option TV ne devrait pas susciter d’émeute…
Mais, qui dit TV, dit également pub et foot… beaucoup d’intérêts en jeu.

Chacun des candidats à la présidence de la république devrait penser à s’exprimer sur le sujet, pour nous faire connaître les mesures qu’il compte prendre (en faveur ou contre ces restrictions). Internet fait partie des droits de l’homme (véhicule de l’information, outil de la démocratie, rapprochement des populations, développement culturel etc.).

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http://youtu.be/7XL8zTbnGsk

Les opérateurs français veulent ainsi prendre exemple sur les fournisseurs d’accès à Internet britanniques ou américains qui ont déjà instauré ce système. Aux États-Unis, Time Warner, Comcast, Verizon et AT&T proposent une connexion souvent plafonnée à 250 Go par mois, leurs clients se voyant dans l’obligation de surveiller leur compteur de connexion pour éviter les mauvaises surprises.

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ARCHIVES RATGEMINI

Fiction : alerte à la pénurie de réseau internet
(avec la traduction française de la seconde vidéo.

Protection des droits des homosexuels : un préalable pour l’admission à l’U.E.

Première Gay pride pour Prague
“Elle était l’une des dernières grandes capitales à ne pas avoir eu sa Gay Pride” [Euronews].

Selon un scénario bien rôdé [cf. la gay pride de Budapest],
les ambassades de 13 pays ont apporté leur soutien à cette manifestation

Les ambassades d’Allemagne, d’Autriche, de Belgique, du Canada, du Danemark, d’Espagne, d’Estonie, des Etats Unis, de Norvège, des Pays Bas, du Royaume Uni, de Suède et de Suisse, ont publié une déclaration commune dans laquelle elles expriment leur «soutien» et leur «solidarité avec les lesbiennes, gays, bisexuels et transgenres” de la République Tchèque.

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U-Talk Europe – La protection des droits des Lesbiennes Gays Bisexuels et Trans
est l’un des préalables à l’accession de la Serbie à l’Union européenne

“U-Talk est une émission interactive hebdomadaire qui vous donne la possibilité de poser toutes les questions qui vous tiennent à cœur ou vous viennent à l’esprit sur l’Europe, son fonctionnement, ses défis, ses polémiques… Pour vous répondre, nous présenterons un sujet ou nous ferons appel à un expert ad hoc… Si vous le souhaitez, vous aussi, poser une question, rendez-vous sur euronews.net/u-talk ”

Question de Marko originaire de Serbie :

“La protection des droits des gays et lesbiennes devrait-elle être une condition
pour l’accession de la Serbie à l’Union Européenne ?”

Réponse de Juris Lavrikovs, responsable de la communication à l’ILGA
(International Lesbian and Gay Association) Europe
(Juris Lavrikovs est originaire de Lettonie :

“[…] pour faire court, ma réponse à Marko est oui… La protection des droits des Lesbiennes Gays Bisexuels et Trans dans l’Union européenne est assurément l’une des exigences” [de l’Union Européenne].

“Mais pour apporter une réponse plus détaillée, je dirais que, fondamentalement, l’Union européenne dispose d’un ensemble de critères pour tous les pays qui veulent adhérer à l’Union européenne, à savoir les “critères de Copenhague”, et l’un d’entre eux est la stabilité des institutions garantissant la démocratie, la primauté du droit, des droits de l’homme, du respect et de la protection des minorités”.

“Les Lesbiennes Gays Bisexuels et Trans ne sont pas directement mentionnés comme tels
dans les critères” [de Copenhague],

mais Juris Lavrikovs estime que, dans la mesure ou le respect des droits de l’homme et des minorités y est mentionné, cela vaut pour les homosexuels, les handicapés, les personnes d’origines religieuses ou ethniques différentes, etc.”

L’Union européenne scrute chaque pays candidat à l’adhésion
et dresse chaque année un rapport d‘évaluation appelé “Progress reports”.

L’ILGA Europe, en collaboration avec ses membres en Serbie, a travaillé très dur pour s’assurer que les droits des homosexuels soient reconnus et mentionnés dans ces états des lieux. Et par exemple, le dernier rapport de 2011 sur la Serbie mentionne notamment que des progrès ont été réalisés en ce qui concerne la liberté de réunion.
Le Gouvernement serbe a notamment pris l’engagement et donné l’assurance que la première marche des gays et lesbiennes se tienne sous protection policière renforcée. La Commission européenne a aussi salué la Serbie pour l’introduction d’une très bonne loi anti-discrimination.

Cependant, dans ce même rapport l’Ilga précise que la législation à elle seule ne suffit pas,
et s’est dite “préoccupée” par l’attitude très négative du public [serbe].

“La Commission invite donc le gouvernement serbe à s’assurer de la mise en oeuvre de programmes éducatifs et de mécanismes pour les victimes de discrimination, pour que celles-ci puissent réellement bénéficier de l’actuelle loi anti-discrimination.”

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ARCHIVES RATGEMINI

Manuels scolaires : on ne naît pas homme ou femme, on le devient

Lettonie : les russophones, exclus de la citoyenneté lettone