Vote blanc – seule parade au vide idéologique des campagnes électorales

A l’heure où les galeux de la Chapelle ont remplacés les Gaulois, la classe politique s’accommode parfaitement d’une abstention supérieure à 40 pour cent (les suffrages exprimés étant ramenés à 100 pour cent). Il en irait tout autrement – au second tour – avec ne serait-ce que 20 pour cent de bulletins blancs… le moment de remettre les compteurs à zéro (le fameux « reset » qui réinitialise une configuration défectueuse).

Clin d’œil au "carré blanc sur fond blanc" de Kasimir Malevitch
“Carré blanc sur fond blanc” Kasimir Malevitch
VOTE BLANC :
la classe politique s’accommode parfaitement d’une abstention supérieure à 40% (les suffrages exprimés étant ramenés à 100%)..
Il en irait tout autrement avec ne serait-ce que 20% de bulletins blancs.

Pour valider sa légitimité, le candidat victorieux devrait obtenir 50,5% des votes incluant les bulletins blancs et nuls, soit au moins 63% des suffrages exprimés (29,5% pour son adversaire).
Sinon, les vraies questions finiront par se poser tôt ou tard, et ce n’est pas un simple changement de constitution qui réglera l’affaire.

Petite réflexion: la France ne s’est pas toujours appelée la France.
Les galeux de Paris A l’heure où les galeux ont remplacés les Gaulois (Paris : le camp de migrants de la Chapelle touché par une épidémie de gale )
le moment est peut-être venu de remettre les compteurs à zéro (le fameux « reset » qui réinitialise une configuration défectueuse).

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emmanuel-macron-marine-le-pen-2017

Le récent débat Marine Le Pen – Emmanuel Macron aura été particulièrement affligeant.

La faute en incombe, pour l’essentiel, à Marine Le Pen.
Qui peut se rallier à cet étendard de « laissés-pour-compte » qu’elle appelle les « patriotes » ? Quelle fierté aurions-nous à nous identifier à un peuple qui se laisse abuser sans broncher ?

Beaucoup de points de divergence entre les deux candidats,
mais avantage incontestable à Emmanuel Macron dont l’argumentaire aura été plus structuré, plus mesuré et plus positif. À l’opposé, Marine Le Pen a fait figure de militante « gauchiste » de sorties d’usines, de petits marchés de quartier, de bouches de métro. De cette campagne présidentielle, il ressort que Marine Le Pen n’a pas d’idées personnelles : elle s’approprie ce qu’elle considère comme les « bonnes idées » de ses concurrents. Au final, un amas « d’antisèches » dont elle a négligé la synthèse… Malheureusement, une synthèse, cela ne s’improvise pas.

Parmi les quelques points de convergence entre les deux candidats :
Les travailleurs détachés.

Rappelons que les « travailleurs détachés » sont des citoyens de l’Union Européenne (Europe de l’Est, Espagne, Portugal etc.). Ils ne sont – par définition – pas des immigrés et, à ce titre, ne coûtent comparativement rien à la société française. À la différence d’un immigré, futur naturalisé avec option de double nationalité, le « travailleur détaché » conserve un point d’attache dans son pays d’origine. Il en va tout autrement de l’immigration massive qui, n’en déplaise à Marine Le Pen, est africaine avant d’être musulmane. Or le continent africain bénéficie d’aides au développement (parmi lesquelles l’aide française allouée chaque année), qui sont souvent détournées pour financer des opérations commerciales en Afrique. Une délocalisation qui ne dit pas son nom, mais dont l’objectif est de créer une classe moyenne en Afrique [aux frais du contribuable français] qui consommera en Afrique. Des aides au développement dont on omet délibérément de déduire la prise en charge par la France de l’hébergement social, de la santé, de la scolarité etc. des ressortissants de ce continent qui affluent massivement dans notre pays. L’impact de cette politique d’immigration, qu’aucun des onze candidats n’a remis en cause (y compris Marine Le Pen), est largement plus destructeur de richesses que le travail détaché qui choque la quasi-unanimité de la classe politique. A noter que plusieurs candidats de droite sont allés jusqu’à accorder la priorité au « développement de l’Afrique ».

Dans ces conditions, la seule alternative, c’est le VOTE BLANC.

Expulser tout étranger condamné pour violences : une idée qui embarrasse Manuel Valls…

Manuel Valls commence à paniquer : en mettant en cause le gouvernement, le préfet, le travail du procureur, ceux qui «incarnent et représentent» l’État, on met en cause l’État de droit et on s’attaque à la république… C’est dangereux pour les fondements de l’État | Par ses outrances, une partie de l’opposition est en plein dans la «Trumpisation »… Trump incarne la haine

Apolline de Malherbe (voir vidéo Bourdin direct) attaque de front : «… Manuel Valls vous êtes le premier ministre d’un pays qui doute. Il y a eu l’horreur et maintenant il y a le doute. Il y a le doute sur vous, il y a le doute sur le gouvernement, il y a le doute sur le ministre de l’intérieur, le doute sur l’efficacité du pays ».

« Une policière municipale de Nice raconte avoir été soumise à la pression du ministère de l’intérieur, pour influencer son rapport sur la présence de policiers nationaux, le soir du 14 juillet. Bernard Cazeneuve porte plainte… Alors, qui ment ? »
Mais pourquoi faudrait-il mentir demande Valls?… cette idée du complot, de la remise en cause du préfet, du ministre de l’intérieur, du procureur… La polémique politique vise à déstabiliser…

«Madame Malherbe, ne mélangez pas tout et ne mettez pas tout au même niveau, ça je ne le supporte plus…
Un ministre de l’intérieur et une policière municipale ?»

« Le doute n’est pas possible face au terrorisme… Le terrorisme cherche à nous diviser… il faut laisser la justice travailler dans la sérénité ».
« Nous devons faire bloc ». Mais, pour Manuel Valls, il s’agit surtout de faire bloc autour du président, de son gouvernement et de ses parlementaires. Lorsqu’il parle de faire bloc contre « l’ennemi », il reste dans l’abstrait.

À propos, qui est donc cet ennemi ?

1- Les victimes de l’agression armée de la coalition ?
En fait de libération, on a ruiné des pays, massacré des familles etc.
Alors, ces terroristes ne seraient-il pas plutôt des résistants ?
Dans ce cas, nous devrions livrer les dirigeants de la coalition (quelques Français dans le lot) aux mains d’une CPI renforcée.

2- Les prisonniers libérés des geôles de l’État agressé par la “coalition” ?
La France a toujours su choisir ses amis parmi la pègre internationale.
3- Le futur délinquant à qui on a appris à s’approprier son pays d’accueil
et qui considère les Français comme une population servile.
C’est contre ces deux catégories qu’il faut faire bloc. Or, on s’aperçoit qu’il n’y a pas réellement d’état urgence et qu’il n’y a pas un ennemi précis. Plus grave : en pleine « guerre » il est tout à fait irresponsable d’avoir maintenu des festivités telles que :
la COP 21, « Nuit debout », la « Gay Pride », l’Euro 2016, le Tour de France, Paris plage, festivals divers etc.».

4- Reste une catégorie qui prolifère : les fous, les déséquilibrés, les cas psychologiques
on peut se demander si l’internement résoudrait la question ou bien si ce sont précisément des thérapies qui ont suscité et aggravé ces présumés troubles psychologiques.

Enfin, contrairement à Gilbert Collard qui exprimait l’opinion pleine de bon sens du FN : “tout étranger qui commet une infraction de violence, quelle que soit la nature de la violence, je l’expulse”

«Expulser tous les étrangers condamnés pour violences ?» Manuel Valls est plutôt embarrassé par une telle idée…… «Et les binationaux ? » lance-t-il en désespoir de cause. A court d’arguments « Et quand il s’agira d’un Français, qu’est-ce qu’on fera ? C’est une solution de facilité»
Visiblement, cela contrecarrerait le plan d’immigration massive mijoté par toute une classe politique qui se querelle pour de simples questions d’alternance.

Gilbert Collard : “tout étranger qui commet une infraction de violence, quelle que soit la nature de la violence, je l’expulse”

« On n’a pas à tolérer sur le territoire des hommes et des femmes qui bénéficient des largesses de notre pays et qui commettent des infractions car ce sont eux qui sont les facteurs d’amalgame. À partir du moment où on prend la décision d’expulser tous ceux qui commettent une infraction, on sait que ceux qui restent sont respectables. »

Ce 21 juillet 2016, Gilbert Collard est reçu par Apolline de Malherbe (voir vidéo BFM – Bourdin direct).

Gilbert Collard. Parcours un peu déroutant (environ 28 ans au PS, de 1964 à 1992 avant de rejoindre le Rassemblement Bleu Marine en 2012). Hormis son aversion envers Jean-Marie Le Pen (Jean-Marie Le Pen «nous emmerde»), il faut reconnaître qu’aujourd’hui il tient son rôle au RBM. Reconnaissons-lui également un certain charisme (avocat). Maintenant, que penser de son implication politique ? On peut toujours craindre, qu’au moment venu, il cède au chant de certaines sirènes.

Gilbert Collard vient de voter pour la prolongation de l’état d’urgence, tout en se montrant réservé sur la capacité du gouvernement à le faire respecter (les caillassages de véhicules, les nuits debout, un véhicule de police incendié, les incidents à Marseille pendant l’Euro 2016, les désordres partout, les manifestations). Il estime que le maintien des fan-zones était un non-sens dans un état d’urgence. On les a maintenues, ça s’est bien passé, au prix d’un déploiement de policiers dont on paye les conséquences aujourd’hui, car on ne peut pas à la fois épuiser les policiers et les mobiliser, lorsqu’il y a un rassemblement comme à Nice.

Gilbert Collard préconise l’introduction d’une catégorie « T » (dédiée au terrorisme) au fichier « S », lequel est ingérable en l’état actuel car il englobe beaucoup trop de choses.

Gilbert Collard ne partage pas le point de vue de Laurent Wauquiez qui préconise d’enfermer un individu sous prétexte qu’il est fiché « S », dans la mesure où l’on n’a pas de conditions judiciaires du fichage. Il précise même qu’il est un des rares, à la tribune de l’assemblée, à avoir demandé à Manuel Valls, dans le cadre de l’État d’urgence, de laisser le contrôle – au nom de l’État de droit – à l’autorité judiciaire. Fin de non-recevoir.

En revanche, tout étranger qui commet une infraction de violence, quelle que soit la nature de la violence, je l’expulse. » On n’a pas à tolérer sur le territoire des hommes et des femmes qui bénéficient des largesses de notre pays et qui commettent des infractions car ce sont eux qui sont les facteurs d’amalgame. À partir du moment où on prend la décision d’expulser tous ceux qui commettent une infraction, on sait que ceux qui restent (en France) sont respectables.

Certains élus, comme le député LR, Georges Fenech, préconisent l’ouverture d’un Guantanamo à la française, pour y enfermer de manière préventive ceux qui reviennent de Syrie et d’Irak. Guantanamo est une initiative « hors-la-loi ». Gilbert Collard est prêt à soutenir cette proposition sous certaines conditions.

C’est alors que, de manière inattendue, il nous fait un inquiétant petit rappel d’histoire : les « lois scélérates » (au nombre de trois) ont été votées en 1893 – 1894 pour en finir avec les mouvements anarchistes, responsables de nombreux attentats. La gauche et notamment Léon Blum avaient parlé de « lois scélérates ». Pour Gilbert Collard, la IIIe République n’a pas eu peur de voter ces lois contre les mouvements anarchistes qu’elle a réussi à éradiquer. Dès que la situation a été rétablie, ces lois auraient été abrogées [toujours est-il que la troisième loi scélérate de juillet 1894 n’a été abolie que sous François Mitterrand en 1992].
S’inspirant de cet exemple, Gilbert Collard estime qu’il nous faut avoir le courage de créer un espace légal pour enfermer ceux qui reviennent de Syrie et d’Irak.

En admettant la similitude entre les attentats anarchistes et les attentats islamistes, n’oublions pas que les anarchistes cherchaient à déstabiliser le pouvoir en attaquant directement ses détenteurs. Ce n’est pas le cas des “islamistes radicaux” qui s’en prennent aux innocents désarmés.

Quoiqu’il en soit, on ne saurait tourner en dérision les propos de Léon Blum qui estimait que ces lois « abrogent les garanties conférées à la presse en ce qu’elles permettent la saisie et l’arrestation préventive ; elles violent une des règles de notre droit public en ce qu’elles défèrent des délits d’opinion à la justice correctionnelle ; elles violent les principes du droit pénal en ce qu’elles permettent de déclarer complices et associés d’un crime des individus qui n’y ont pas directement et matériellement participé ; elles blessent l’humanité en ce qu’elles peuvent punir des travaux forcés une amitié ou une confidence, et de la relégation un article de journal. »… On devrait plutôt s’inquiéter des dégats collatéraux de ces lois et de la dérive totalitaire qui s’installe en ce XXIe siècle.

Ça se dispute : Askolovitch malmène un Zemmour trop approximatif sur l’Europe

Ça se dispute du 02-05-2014: Claude Askolovitch démonte le discours anti-Bruxelles d’Eric Zemmour
dont les thèses se retrouvent dans les discours de Marine Le Pen.

Zemmour rappelle que le plan de 51 milliards d’économies était déjà prévu chez Jean-Marc Ayrault. Il ne s’agit pas donc pas d’un plan Valls. Zemmour parle d’un plan « bruxellois »

Askolovitch lui rétorque que ce plan n’est pas écrit à Bruxelles. Il n’est pas écrit par des technocrates bruxellois. Ce plan s’inscrit dans une norme, il s’inscrit dans les engagements de la France, il est écrit par des gens du Trésor, les politiques français. Il ne s’agit donc en aucun cas d’un plan bruxellois. Ce sont les déficits français qui imposent un plan d’économies

Pour Zemmour, il y a un problème de déficit parce qu’il y a un problème de compétitivité. Il y a un problème de compétitivité parce qu’on nous impose des « elle normes bruxelloises », entre l’euro et la politique de la concurrence.

Askolovitch lui demande ce que c’est qu’une « norme bruxelloise ». Les normes ne sont pas inventées par des technocrates bruxellois. Ce sont des accords entre états, entre gouvernements (gouvernement français, gouvernement allemand).

Quant à la compétitivité, c’est également un problème de l’industrie française. Cela vient de nous. Askolovitch pose la question : est-ce que, à un moment donné, ce pays, le nôtre, a une part de responsabilité dans ce qui lui arrive, indépendamment de la méchanceté environnante ?

Brillante démonstration des limites de la pensée des antieuropéens.
Moment salutaire de pédagogie, à la veille des Européennes


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i>Tele Ça se dispute 02-05-2014
Scission au PS? Les 41 frondeurs peuvent-ils bloquer Valls?
Claude Askolovitch évoque l’assiette au beurre qui nourrit les notables du PS. La social-démocratie française ne vit que de son pouvoir local.

i>Tele Ça se dispute 02-05-2014
Alstom – l’Etat peut-il tout?
Claude Askolovitch note l’agitation de Martin Bouygues pour la reprise de SFR et son silence dans l’Affaire Alstom (Bouygues est actionnaire à 39%)

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TEMPERONS NOTRE ENTHOUSIASME

Claude Askolovitch semble plus rigoureux en matière de politique que dans le traitement de questions sociétales (mariage gay, islamophobie). Voir les 2 vidéos ci-dessous pour s’en convaincre:

Eric Zemmour et Claude Askolovitch débattent sur la Manif Pour Tous

Caroline Fourest et Claude Askolovitch débattent de l’islamophobie

Mokhtar Belmokhtar refait surface, à l’approche des élections algériennes

Avec 51,7 % de participation à cette élection présidentielle 2014, les autorités algériennes trouvent le moyen de porter le coup de grâce à la démocratie, avec des irrégularités et un fort soupçon de fraude à grande échelle. Y avait-il, au moins, des observateurs internationaux (neutres)?
Seule certitude, les hydrocarbures sont en de bonnes mains.

Vidéo diffusée par El Mourabitoune
Vidéo diffusée par El Mourabitoune

S’ajoutent les trois otages algériens, détenus par un Mokhtar Bokhtar
qui revient sur la scène, très opportunément… seul Bouteflika aurait la stature et la vigueur pour neutraliser les menaces terroristes dans toute la région…

L’Agence Nouakchott d’Information (ANI) affirme avoir reçu une vidéo de l’un des trois diplomates algériens enlevés à Gao, dans le nord du Mali, en avril 2012.

Le kidnapping avait été revendiqué par le Mujao. Toutefois, selon l’ANI, cette dernière vidéo a été envoyée par «Al Mourabitoune», le groupe dirigé par Mokhtar Belmokhtar. Ce groupe avait annoncé sa fusion avec le Mujao en août 2013 mais certains éléments de cette dernière organisation continuent de s’exprimer en leur nom propre.

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« Depuis quelque temps, nous avons la preuve que Mokhtar Belmokhtar, chef jihadiste algérien, l’un des plus dangereux islamistes qui opérait dans le nord du Mali, s’est retiré en Libye. pour éviter d’être arrêté ou tué » selon une source de l’AFP. Une information confirmée par une source sécuritaire nigérienne et par une autre source proche de la mission de l’ONU au Mali (Minusma).

Rappelons que Mokhtar Belmokhtar, surnommé « Belawar » (le borgne) ou « Mr. Marlboro » avait été donné pour mort, “tué” par l’armée tchadienne au Mali le 2 mars 2013, une information ensuite démentie par al-Qaida.

« Si Mokhtar Belmokhtar se cache en Libye,
ce terroriste représente une “menace évidente” pour toute la région »

C’est ce qu’a déclaré le Président malien Ibrahim Boubacar Keita, lundi 14 avril.

Belmokhtar ambitionnerait de contrôler le Sahel.

Le « chef djihadiste » avait revendiqué la sanglante prise d’otages en Algérie en 2013.
Cette attaque avait eu un retentissement planétaire en raison de la présence de nombreux étrangers parmi les otages, dont 37 ont été tués.

Le Niger, voisin de la Libye, lui attribue le double attentat contre une base militaire et une mine d’uranium exploitée par les Français, le 23 mai 2013, qui s’est soldé par plusieurs dizaines de morts.
Zarami Abba Kiari, porte-parole du parti au pouvoir au Niger, affirme que la jeunesse du pays est en danger : « Comme l’Islam est dominant dans notre pays, il est facile pour ces forces du mal d’infiltrer la jeunesse nigérienne ».

Curieusement, le ministre nigérien de l’Intérieur
aurait récemment demandé à la France et aux Etats-Unis
d’intervenir pour « éradiquer la menace terroriste » en Libye.

Le sud de la Libye serait devenu “un incubateur des groupes terroristes” aurait-il déclaré à RFI le mois dernier.

Drapeau utilisé par les Signataire par le Sang, notamment lors de l'attaque d'In Amenas
Drapeau utilisé par les Signataire par le Sang,
notamment lors de l’attaque d’In Amenas

Belmokhtar avait en 2012 fait scission d’avec Aqmi.
En conflit avec Abdelmalek Droukdel, actuel émir national d’Al Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), Mokhtar Belmokhtar a créé son organisation dénommée El Moulatamine qui comprend une phalange appelée « El mouwakaoune bidima » (“Les Signataires par le sang”).

En août 2013, El Moulatamine fusionne avec
le MUJAO (Mouvement pour l’Union et le Djihad en Afrique de l’Ouest)
pour former le groupe El-Mourabitoune.

Belmokhtar aurait annoncé à cette occasion, son retrait de la direction de la nouvelle organisation en déclarant : «Nous pensons qu’il est temps de laisser la direction du projet du Djihad à la nouvelle génération.»

Bref retour en arrière:

Version officielle: ancien combattant en Afghanistan contre les troupes soviétiques, Mokhtar Belmokhtar aurait ensuite intégré les rangs des islamistes algériens avant de devenir un chef d’al-Qaida au Maghreb islamique (Aqmi). Comme pour Ben Laden, un tel revirement mériterait des éclaircissements. Hier, allié objectif des Américains, Belmokhtar voit sa tête mise à prix par les États-Unis pour cinq millions de dollars (juin 2013). Les Djihadistes se seraient sentis floués par leurs anciens alliés en Afghanistan ? Toujors est-il qu’il faut être sacrément crédule pour imaginer un instant que les États-Unis seraient prêts à débourser cinq millions de dollars.

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mokhtar-belmokhtar

Le cerveau de l’attaque terroriste de Bamako Mokhtar Belmokhtar: un «agent» des services secrets parrainé par la CIA? | Michel Chossudovsky, professeur d’économie à l’Université d’Ottawa [article du 22-11-2015].
Traduction française publiée par RéseauInternational.net

En réaction aux événements tragiques de Paris du 13 novembre dernier, le directeur de l’Agence centrale de renseignement (CIA) John Brennan a lancé une mise en garde : ” Le groupe État islamique (EI) prépare de nouvelles attaques… Cinq jours après la prémonition du chef de la CIA, l’Hôtel Radisson Blu de Bamako, capitale du Mali, était la cible d’une attaque terroriste qui a fait 21 morts.

Selon les allégations, l’opération terroriste de Bamako aurait été coordonnée par Mokhtar Belmokhtar (alias Khaled Abu al Abbas), chef d’une filiale d’Al Qaïda au Maghreb islamique (AQMI), la brigade islamiste Al Mulathamin (ou ” brigade masquée “), ou ” Ceux qui signent par le sang “.

Son organisation se livrerait aussi au commerce de la drogue, à des activités de contrebande ainsi qu’à des opérations de kidnapping d’étrangers en Afrique du Nord.

En juin dernier, on le déclarait mort au cours d’une frappe aérienne US en Libye, déclaration qui a ensuite été démentie. Le SITE Intelligence Group, qui surveille les groupes djihadistes, confirme le démenti.
Le SITE Intelligence Group est présenté comme un groupe de réflexion ” indépendant ” établi à Washington qui a pour mandat d’analyser des données se rapportant aux organisations terroristes affiliées à Al Qaïda. Ce groupe d’Intelligence travaille aussi comme contractuel auprès d’un certain nombre d’organismes du gouvernement US et entretient des liens étroits avec les services secrets US.

Le ministre français de la Défense a reconnu – avant même la conduite d’une enquête policière – que les auteurs de l’attaque étaient « très vraisemblablement » dirigés par le groupe de Mokhtar Belmokhtar en association avec Al Qaïda au Maghreb islamique (AQMI).
Ce que le ministre de la Défense Jean Yves Le Drian a omis de mentionner c’est qu’aussi bien Belmokhtar qu’AQMI entretiennent des liens de longue date avec la CIA, qui, à son tour, collabore avec la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE) de la France.
Les médias occidentaux omettent tout bonnement de signaler que les chefs d’AQMI, dont Belmokhtar, ont été recrutés et entraînés par la CIA en Afghanistan, ce que reconnaît le Council on Foreign Relations (CFR) à Washington.

Lire l’intégralité de l’article : Le cerveau de l’attaque terroriste de Bamako Mokhtar Belmokhtar: un «agent» des services secrets parrainé par la CIA? | Réseau International

Conférence de Berlin en 1885: le partage de l’Afrique (MAJ 30-10-2016)

Les premiers fondements de notre politique africaine – (Voir contenu de l’Acte Général)

[Article initialement publié le 26-07-2011] [Lire la mise a jour du 19-03-2014 : LE SALAIRE DE LA DETTE – en fin d’article]

Lors de la conférence de Berlin en 1884-1885, les puissances coloniales se sont partagé l’Afrique . Participation du baron Alphonse Chodron de Courcel, qui avait su convaincre Jules Ferry de se lancer dans l’aventure coloniale. Jules Ferry s’est pleinement engagé dans l’expansion coloniale française.

Achille M’Bembe (Université de Johannesbourg)

« La mentalité de Berlin, c’est de dire :
on va vous faire du bien malgré vous, en dépit de tout. On veut votre bien, on va vous faire du bien, que vous le vouliez ou non. Et surtout, soyez reconnaissants »

Godefrey N. Uzoigwe (Mississippi University)

« C’est la première fois, que la totalité d’un continent, de
30 millions de kilomètres carrés, est découpée par les Européens, entre eux,
sans même demander leur avis aux Africains »

Isidore Ndaywel (Universität Kinshasa)

« Les plénipotentiaires qui siègent à Berlin sont inconscients et ignorants. Ils se croient bien informés sur une situation qui leur échappe totalement. D’abord les populations africaines ont leur culture, leur civilisation, leur manière d’être, et ce n’était pas évident que les questions qu’ils considéraient les plus importantes à leur niveau, étaient celles qui préoccupaient les Africains à ce moment. Ils transposaient, sur les Africains, leurs préoccupations, leurs intérêts et leurs problèmes. »

Achille M’Bembe (Université de Johannesbourg)

« Une question centrale généralement associée à la conférence de Berlin, c’est celle de l’esclavage. Dans le projet colonial on négocie des tas de contradictions : d’un côté les colons disent qu’ils veulent mettre fin à l’esclavage et donc, ils ne peuvent pas reproduire l’esclavage. De l’autre côté, ils ont très peur du « travail libre ». Ils adoptent donc une solution intermédiaire : le travail forcé (un travail qui n’est pas rémunéré, alors que l’on n’est pas esclave). Bien sûr, le travail forcé a servi à construire des routes, des voies ferrées, des ports, mais au fond on aurait pu construire ces voies ferrées et ces ports, à partir d’un travail libre. Le problème, c’est qu’on voulait faire une colonisation qui ne coûtât pas cher ».

« Il faut bien dire qu’avant Berlin, les frontières existaient dans l’Afrique pré-coloniale. Mais ces frontières avaient très peu à voir avec les frontières modernes. La frontière ne constituait jamais une limite infranchissable. La frontière était une zone d’échanges (de négociations et de marchandage). Elle était en fait un espace de mixité, de rencontre. Elle n’était jamais une séparation. L’institution frontalière avait pour fonction principale de tisser des liens. »

Partage de l'Afrique
Partage de l'Afrique

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Jules Ferry
Jules Ferry
Jules Ferry (1832-1893), figure emblématique de la laïcité française, apparaît comme l’un des pères fondateurs de l’identité républicaine.

On connaît moins son engagement pour l’expansion coloniale française. Devenu franc-maçon, Jules Ferry a été reçu au Grand Orient de France en 1875.

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Discours de Jules Ferry, prononcé à la Chambre des députés, le 28 juillet 1885 : « Les fondements de la politique coloniale » :

« Messieurs, il y a un second point, un second ordre d’idées que je dois également aborder (…) : c’est le côté humanitaire et civilisateur de la question. (…) Messieurs, il faut parler plus haut et plus vrai ! Il faut dire ouvertement qu’en effet les races supérieures ont un droit vis-à-vis des races inférieures. (…) Je répète qu’il y a pour les races supérieures un droit, parce qu’il y a un devoir pour elles. Elles ont le devoir de civiliser les races inférieures. (…) Ces devoirs ont souvent été méconnus dans l’histoire des siècles précédents, et certainement quand les soldats et les explorateurs espagnols introduisaient l’esclavage dans l’Amérique centrale, ils n’accomplissaient pas leur devoir d’hommes de race supérieure. Mais de nos jours, je soutiens que les nations européennes s’acquittent avec largeur, grandeur et honnêteté de ce devoir supérieur de la civilisation.»

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Vidéo Ina: Christine OCKRENT reçoit Jean Marie LE PEN – 15/09/1996
Jean Marie LE PEN cite Jules FERRY et Léon BLUM qui parlent de “race supérieure”.

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A PROPOS DE LA POLITIQUE COLONIALE DE LA FRANCE
Mein Kampf Tome II Le Mouvement National Socialiste
Chapitre 14 « Orientation vers l'Est ou politique de l'Est »
Hitler y écrit:
[…] « Si nous ne considérons que le point de vue purement territorial, la superficie du territoire allemand disparaît entièrement en regard de ce que l’on appelle les puissances mondiales. Et l’on ne doit pas présenter l’Angleterre comme preuve du contraire, car la métropole anglaise n’est, à vrai dire, que la grande capitale de l’empire mondial anglais, qui s’étend presque sur le quart de la surface du globe.
Nous devons encore considérer en première ligne comme États géants les États-Unis, puis la Russie et la Chine. Il s’agit là de formations territoriales qui, pour partie, ont une surface plus de dix fois supérieure à celle de l’empire allemand actuel. La France même doit être comptée au nombre de ces États. Non seulement du fait qu’elle complète son armée, dans une proportion toujours croissante, grâce aux ressources des populations de couleur de son gigantesque empire, mais aussi du fait que son envahissement par les nègres fait des progrès si rapides que l’on peut vraiment parler de la naissance d’un État africain sur le sol de l’Europe. La politique coloniale de la France d’aujourd’hui n’est pas à comparer avec celle de l’Allemagne de jadis. Si l’évolution de la France se prolongeait encore trois cents ans dans son style actuel, les derniers restes du sang franc disparaîtraient dans l’État mulâtre africano-européen qui est en train de se constituer : un immense territoire de peuplement autonome s’étendant du Rhin au Congo, rempli de la race inférieure qui se forme lentement sous l’influence d’un métissage prolongé. C’est là ce qui distingue la politique coloniale française de l’ancienne politique coloniale allemande.
Cette dernière était toute en demi-mesures, comme tout ce que nous faisions. Elle n’a ni agrandi les territoires de peuplement de la race allemande, ni entrepris la tentative – encore que criminelle – de renforcer la puissance du Reich par un recours au sang noir. Les Ascaris de l’Afrique orientale allemande furent un timide essai dans cette voie. En réalité, ils servirent seulement à la défense de la colonie même. L’idée de transporter des troupes noires sur un théâtre européen d’opérations, abstraction faite de son impossibilité manifeste durant la guerre mondiale, n’a jamais existé, même comme un projet appelé à se réaliser en cas de circonstances favorables ; au contraire, chez les Français, elle a de tous temps été considérée comme une des raisons profondes de leur activité coloniale.
Ainsi nous voyons aujourd’hui sur la terre un certain nombre de puissances qui non seulement, pour certaines, l’emportent de loin par le chiffre de leur population sur notre peuple allemand, mais qui trouvent surtout dans leur étendue territoriale la principale raison de leur prépondérance.
Jamais encore la comparaison entre l’empire allemand et les autres puissances mondiales, au point de vue de la surface du territoire et du chiffre de la population, ne nous a été aussi défavorable qu’aujourd’hui, à moins de revenir de deux mille ans en arrière, au commencement de notre histoire. Alors, tout jeune peuple, nous faisions notre entrée impétueuse dans un monde de grands États qui menaçaient ruine, et nous contribuâmes à abattre le dernier de ces géants : Rome. Aujourd’hui, nous nous trouvons dans un monde de grands et puissants États en cours de formation, et, au milieu d’eux, notre propre empire déchoit chaque jour jusqu’à perdre toute importance.
Il faut que nous gardions devant les yeux, avec calme et sang-froid, cette amère vérité. Il est nécessaire que nous suivions et que nous comparions, sous le rapport du chiffre de la population et de l’étendue territoriale, l’empire allemand et les autres États à travers les siècles. Je sais qu’alors chacun en arrivera avec consternation au résultat que j’ai déjà exprimé au début des présentes considérations : l’Allemagne n’est plus une puissance mondiale, peu importe à cela que sa situation militaire soit forte ou faible.
Nous ne pouvons plus être comparés à aucun autre grand État du globe ; et ceci n’est dû qu’à une conduite franchement néfaste de notre politique extérieure, grâce à son manque complet d’un attachement- je pourrais presque dire testamentaire – à un but déterminé ; grâce, enfin, à la perte de tout instinct sain et de tout sentiment de la conservation. » […]
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L'Aide Internationale participe à la ruine des… par Ratgemini

VERSION INTEGRALE EN 3 PARTIES :

Le salaire de la dette 1_3

Le salaire de la dette 2_3

Le salaire de la dette 3_3

Opération Mali (MAJ) : sommes nous tenus d’être solidaires de notre classe politique?

{Article initialement publié le 15 janvier 2013]

Mise à jour le 17 mars 2014
Voir en fin d’article, la vidéo et le document sur la mine d’or Sadiola

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Où sont passées ces armées africaines qui, le 14 juillet 2010, paradaient sur les Champs Elysées
à l’invitation de Nicolas Sarkozy? Au Mali, ce sont les troupes françaises qui combattent.

Coût estimé de l’ingérence au Mali : 400 000 euros, 1,4 million ou 1,7 million d’euros par jour. {Le Point du 14 janvier 2013]

Coût ahurissant, en cette période de sacrifices inflgés à la population française,
cela pour une cause qui n’est pas la nôtre. Devons nous de surcroît, couvrir tous les agissements de nos grosses entreprises dans les pays en développement?

Enfin, sommes nous qualifiés pour jouer les gendarmes quand les droits de l’homme sont entachés par la corruption de certains de nos acteurs économiques, politiques etc.?

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[dailymotion id=xxelz0]

Tariq Ramadan s’exprime sur l’Intervention au Mali
A l’occasion d’un débat organisé par la TV Suisse et diffusé sur TV5 Monde le 22 janvier 2013

[Voici esquissées les principales idées dont on peut lire l’intégralité sur le blog de Tariq Ramadan] :
La France interviendrait au Nord du Mali pour le bien du peuple,
avec cette seule intention de protéger ce pays « ami » du danger des extrémistes désormais alliés des rebelles touaregs.
Le monde observe, et la classe politique française semble unanime sur le principe d’une intervention militaire au Nord du Mali contre les « islamistes », « jihadistes », « extrémistes ».

Troublante absence de données économiques et géostratégiques
dans la présentation politique et médiatique des faits.

La région ne compte pas moins de cinq bassins des plus prometteurs. Le bassin de Touadenni, à la frontière mauritanienne, a déjà révélé l’importance de ses ressources. Il faut y ajouter les bassins du Tamesna et des Iullemeden (frontaliers avec le Niger), le bassin de Nara (proche de Mopti) et le graben de Gao. L’Autorité pour la Recherche Pétrolière (AUREP) confirme le potentiel du sous-sol du nord Mali en matière de ressources minières (essentiellement gaz et pétrole).

Le gouvernement français et les responsables des multinationales du gaz et du pétrole ont toujours, officiellement, relativisé ou minimisé les découvertes en matière de ressources minières dans la région sahélienne entre la Mauritanie, le Mali, le Niger et l’Algérie (on a même parlé de « mirage malien »). Pourtant les données sont bien plus connues et certifiées qu’on ne le laisse entendre et Jean François Arrighi de Casanova, le directeur Afrique du Nord de Total, n’a pas hésité à parler « d’un nouvel Eldorado » avec d’immenses découvertes gazières et pétrolifères.

Le Mali, la Mauritanie, l’Algérie et le Niger sont les premiers concernés et – avec la chute du colonel Kadhafi – les perspectives d’exploitation se sont ouvertes pour les compagnies françaises (au premier chef Total), italiennes (ENI) et algérienne (Sipex, filiale de Sonatrach) qui ont déjà investi plus de 100 millions de dollars (selon les estimations) en études et forages malgré les difficultés dues à l’aridité et à l’insécurité.

On ne dit rien, non plus, de la longue histoire
des alliances de la France avec les gouvernements maliens successifs,

or, dans les coulisses des bouleversements politiques récents, la France n’a eu de cesse d’interférer, de faire pression, d’écarter les acteurs maliens gênants (politiques ou militaires) et de créer des alliances utiles, aux sommets de l’Etat comme sur les terrains tribal, civil et militaire. Amadou Toumani Touré, renversé par un coup d’Etat le 22 mars 2012, a été grandement fragilisé et isolé après la chute du colonel Kadhafi. Il semble avoir payé le prix de sa politique vis-à-vis du Nord et de ses vues quant à l’attribution des futurs marchés d’exploitation pétrolière. Les liens (parfois difficiles) de la France avec l’organisation sécessionniste, « Le Mouvement National de Libération d’Azawad » (MNLA), ne sont un secret pour personne et permettaient d’établir une zone de fracture entre le Sud et le Nord du Mali bien utile à la lumière des visées d’exploitation de richesses minières très prometteuses.

Nul ne songe à nier l’existence de groupuscules extrémistes et radicalisés qui ont une compréhension coupable et inacceptable de l’islam. Il faut les condamner.
On peut néanmoins s’interroger légitimement sur leur infiltration possible.

Les services de renseignements américains, comme européens, ont admis faire usage de l’infiltration en s’appuyant sur des agents instigateurs. Leurs lieux d’installation et leurs méthodes d’opération pourraient bien être encouragés et orientés.
On constate que ces groupes ont des stratégies politiques contradictoires et ont une propension à s’installer aux lieux exacts où les ressources minières sont un enjeu capital. On le savait en Afghanistan (dans une région immensément riche de pétrole, gaz, or, lithium, etc.) et voilà – on ne comprend pas bien pourquoi – que les « fous » extrémistes s’installent dans le Sahel malien pour y appliquer leur « shari’a » inhumaine et si peu islamique. Dans le Sahel désertique !

On le savait avec George W.Bush, on le voit au Mali, on peut faire un usage utile « des terroristes ». Un chef militaire malien nous disait son trouble lors de notre dernière visite : « On a ordre de les exterminer, de les ‘détruire’ (sic), même quand ils sont désarmés. Pas de prisonniers ! On fait tout pour les rendre fous et les radicaliser ».

Plus largement, le Canard Enchaîné révèle que l’allié de la France, le Qatar, aurait signé un accord avec Total – quant aux exploitations du Sahel – et, paradoxalement, soutiendrait financièrement et logistiquement des groupes radicalisés tels que « les insurgés du MNLA (indépendantistes et laïcs), les mouvements Ansar Dine, Aqmi et Mujao (djihad en Afrique de l’Ouest) ». [Lire l’intégralité de l’article de Tariq Ramadan]

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[dailymotion id=xxf72y]

Des villages en ruines: l’envers de l’intervention française au Mali.

Au lendemain du voyage victorieux de François Hollande à Tombouctou,
les trois grandes villes du nord du Mali ont été déclarées libérées des rebelles.
Le désastre a frappé de nombreuses familles, de nombreuses maisons.

Beaucoup en arrivent à se demander si pareille victoire en vaut la peine.
Les gens qui ont souffert sous le joug de groupes terroristes et de trafiquants de drogue, affrontent désormais les souffrances de la guerre.

Ne s’agit-il pas, en fin de compte, de crimes de guerre devant être poursuivis en vertu des Conventions de Genève?

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Mais le Mali, ce sont également des Touaregs.
Voici la vidéo officielle “Aratan N Tinariwen”
réalisée par Tamikrest, groupe de musiciens touaregs de notoriété mondiale.

Tamikrest (mot en tamasheq pour le nœud, la coalition, l’avenir) est un groupe de musiciens issus du peuple des touaregs. Le groupe a été créé en 2006. Ils mélangent la musique traditionnelle africaine avec le pop et le rock occidental et chantent en langue tamaschek. L’auteur principal des chansons est le leader du groupe Ousmane Ag Mossa.

Il n’en demeure pas moins que les Touaregs du Mali sont pourchassés
[voir extrait de vidéo de ARTE sur l’exode des touaregs]

Assimilés aux terroristes par les populations noires,
les « hommes bleus » se réfugient de l’autre côté de la frontière.

Dans le nord-est du Burkina Faso, près de Dori, le camp de Goudebou accueillait déjà de nombreux réfugiés touaregs, conséquence dramatique de la rébellion menée de l’autre côté de la frontière en mars dernier par les groupes islamistes comme Ansar Dine ou le Moujao. Jérôme Bonnard et Quentin Cébe – ARTE GEIE (France, 2013, 52mn).

Depuis l‘intervention de l’armée française au Mali le 11 janvier dernier, leur nombre a fortement augmenté. Quasi quotidiennement, des dizaines de camions transportent des familles entières vers Goudebou.

Ces réfugiés seraient aujourd’hui près de 5 000, à 90 % selon HCR qui administre le camp, d’origine touareg. Aujourd’hui dans leur propre pays, ces maliens « à la peau claire » sont souvent assimilés aux « terroristes » par les populations noires qui ont eu à souffrir des exactions des jihadistes. Certains d’entre eux se disent victimes d’une «chasse aux turbans».

Dans un abri de fortune vit désormais Amidi Ag Habo, le maire d’Intahaka, petit village du Nord du Mali victime de récents pillages…

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MAJ du 17-03-2014

[dailymotion id=x1htu2u]

La Mine d’or Sadiola est située au sud-ouest du Mali,
près de la frontière qui sépare le Sénégal du Mali

La mine est située à 500 kilomètres au nord-ouest de la capitale Bamako.
Le Mali, est un pays d’Afrique occidentale sans accès à la mer, entouré de l’Algérie au nord, du Niger à l’est, du Burkina Faso et de la Côte d’Ivoire au sud, de la Guinée au sud-ouest et du Sénégal et de la Mauritanie à l’ouest.
Superficie : 1 240 000 kilomètres² – Population 12 000 000 hb

A la fin des années 80, le gouvernement du Mali entreprit un grand levé géochimique régional, dans le cadre d’un programme d’aide financé par le Fonds européen de développement. Le programme a montré des anomalies importantes d’or, d’arsenic et d’antimoine près des villages de Sadiola et de Dinnguilou.

En 1990, IAMGOLD (producteur aurifère basé à Toronto) obtient les droits d’exploration de la colline de Sadiola et de ses environs.
En 1992, les réserves étaient estimées à 22,3 millions de tonnes de minerai oxydé d’une teneur de 3,3 g Au/t.

IAMGOLD et AngloGold Ashanti (à l’époque, Anglo American) forment une coentreprise afin de construire le site minier. Les actifs aurifères d’Anglo American ont par la suite servi pour créer la plus grande partie d’une entreprise dérivée : AngloGold Ashanti, l’exploitant actuel de la mine d’or Sadiola. IAMGOLD (38 %), AngloGold Ashanti (38 %), gouvernement du Mali (18 %) et Société financière internationale – membre de la Banque mondiale (6 %).

Mali - Morila Mine

Voici un bel exemple de la politique française d’aide au développement, au Mali:
– en août 2006, Bakchich titrait : Bouygues fait grise mine.

Tout commence il y a quelques années quand la Banque Mondiale pousse le Mali – troisième plus grande réserve d’or d’Afrique – à privatiser son industrie aurifère. A Morila (région de Sikasso dans le sud du Mali), la société qui exploite la mine est confiée à deux grandes firmes sud-africaines, Anglogold Ashanti et Randgold Resources, qui se partagent 80% du capital de l’entreprise. L’Etat malien doit quant à lui se contenter des 20% restant, de maigres royalties et de quelques promesses de «développement» de la région.

Satisfaites de cette belle répartition, les multinationales s’empressent de vider le site, inauguré début 2001, de son précieux métal.

Mais, alors que les travaux d’excavation étaient prévus pour durer jusqu’en 2011, les deux tiers des réserves – estimées à 120 tonnes – ont été extraits en seulement… quatre années. Or, les multinationales bénéficient d’exonérations fiscales pendant leurs trois premières années d’activité.

Dans son rapport d’activités de 2006, Randgold Resources’ major indiquait :

Morila Mine – Les activités minières sont sous-traitées à Somadex, qui est une filiale de DTP Terrassement, le bras de l’exploitation minière de l’entreprise de construction française, Bouygues. L’accord de partenariat prévoit le partage des économies qui auront été réalisées par l’entrepreneur sur la base des hypothèses de productivité retenues dans la perspective d’un retour sur investissement.

Alors que Somadex a réussi à maintenir la production en début d’année, vers le milieu de l’année le manque de personnel de maintenance expérimenté a contribué à l’augmentation de pannes de l’usine mobile. Résultat, la production minière a chuté en dessous des prévisions. Des mesures ont été prises par le partenariat pour rétablir la productivité et la situation a commencé à s’améliorer en fin d’année. Somadex s’est également engagé à acheminer une flotte d’équipement minier supplémentaire sur le site, à leurs propres risques, afin de maintenir les niveaux prévisionnels de production

C’est la Somadex, Société Malienne d’Exploitation (sic) filiale de DTP Terrassement(Bouygues)
qui recrute et « gère » la main d’œuvre locale pour le compte des compagnies sud-africaines.

Une « gestion » stakhanoviste et pour le moins musclée, à en croire ceux qui ont travaillé pendant des années à l’ombre des barbelés inviolables de l’usine.
Les griefs abondent : travail douze heures par jour, six jours sur sept ; précarité institutionnalisée ; non-paiement des heures supplémentaires, des congés, des primes de risque ; harcèlement continuel des responsables syndicaux ; surveillance permanente des employés ; vexations en tout genre ; accidents du travail à répétition ; etc.

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La mine d’or de Morila en fin de vie
| Jeuneafrique 18-11-2008
La mine de Morila sera transformée en complexe agricole dès le mois d’avril 2009. Exploité depuis octobre 2000, le principal gisement aurifère du pays s’arrêtera donc après épuisement de sa cinquième carrière. Le traitement des stocks s’étalera toutefois jusqu’en 2013. En huit ans, cette mine aura fourni 5 millions d’onces d’or. 246 milliards de F CFA (492 millions de dollars) de taxes et de droits ont été reversés à l’État. Le projet agro-industriel actuellement à l’étude qui se substituera à l’activité minière devrait réutiliser une partie des équipements déjà présents sur le site.

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Quelques témoignages de la population locale
recueillis dans un article de RFI publié en décembre 2005
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«Les étrangers ramassent l’or sous nos pieds. Mais ici, c’est pire qu’avant». La misère et le chômage n’ont pas reculé depuis l’ouverture, en juillet 2000, de la mine de Morila, à 280 kilomètres au sud-est de Bamako, dans la région de Sikasso, tout près des frontières du Burkina et de la Côte d’Ivoire.

Les villageois font leurs comptes. «La vie coûte plus cher» : les prix ont monté au voisinage des 84 expatriés et sous la pression de la consommation des 688 employés, inscrits dans les registres de Morila SA, avec des contrats de travail à durée plus ou moins déterminée.

«Il n’y a plus de place pour nos enfants dans les écoles surchargées» par les enfants des travailleurs qui se sont succédé sur le site, ces cinq dernières années.

Pollution des eaux usées chargées de cyanure et d’arsenic,
que la mine déverse dans son champ d’épandage.

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DE LEUR COTE, LES FRANCAIS NE SONT PAS EPARGNES :

Abattoirs bretons : des Maliens musulmans à la chaîne porcine
Collinée, « le petit Mali de Bretagne »
La montée d’un certain communautarisme a provoqué des heurts.
Le Maire socialiste préfère parler de « non-Maliens », plutôt que de « Bretons ».
«Le problème c’est que nous avons voulu une intégration tellement forte qu’on en a oublié les autres, les « non-Maliens » »

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COMMENTAIRES RATGEMINI CENSURES PAR LA PRESSE

FIGARO – Mali: la France ralentit le retrait de ses soldats

Plutôt que de connaître la « feuille de paye » des élus, les Français seraient beaucoup plus intéressés à ce que l’utilisation de leurs impôts au profit des « valeurs de la République » soit diffusée. Au final, le Mali creuse-t-il le gouffre financier de la France, ou (peu vraisemblablement) constitue-t-il une source de revenus providentielle pour les Français (hormis les Maliens de Montreuil et de Navarre) ?
En conclusion, soyons clairs: nous demande-t-on de respecter les « valeurs de la République » ou les « voleurs de la République » ? (subterfuge prémédité ou non).
Une chose est sûre : les décisions viennent d’ailleurs. Le gouvernement Français ne serait plus qu’un nid d’emplois fictifs. Encore des dépenses dont on se passerait bien.

FIGARO – Un militaire français tué au Mali

La liste s’allonge…
Mais que l’on ne nous dise pas qu’ils sont morts pour la France. Ces soldats sont morts pour le Mali. Dans le contingent français, pas un seul représentant du Mali (Français d’origine malienne). Pourquoi ? Peu fiables ?
François Hollande devra s’en expliquer tôt ou tard.

Abattoirs bretons : les médias s’en prennent aux intérimaires roumains et polonais

France 3 Bretagne – “Des intérimaires roumains employés par Gad à Josselin (56)”
Reportage publié le 23/10/2013 | mis à jour le 28/10/2013

Les médias français semblent très frileux en matière de libre circulation intra-communautaire.

“Pendant que près de 900 salariés de Gad redoutent de perdre leur emplois à Lampaul-Guimiliau, Saint-Martin-des-Champs ou Saint-Nazaire, l’entreprise embauche des intérimaires roumains à Josselin, dans le Morbihan. Une tendance à l’emploi de main d’œuvre étrangère, de plus en plus forte en France.”

Pourtant, ces “travailleurs détachés” constituent une main d’œuvre qualifiée
qui ne coûte rien à la collectivité française, contrairement à l’immigration.

Les agences roumaines d’interim financent le transport et les logements des travailleurs roumains. La différence se fait sur les charges sociales. Selon un représentant d’une agence d’intérim roumaine joint au téléphone : “Pour un euro de salaire versé, avec les charges patronales cela correspond à 1,8 euros en Roumanie, 2,1 en France”.

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Désaccord européen sur le statut des “travailleurs détachés” [Le Monde 15-10-2013]

“La mobilité des travailleurs est génératrice de fraude, elle est autorisée mais donne lieu à un nombre considérable d’abus”, a rappelé mardi Michel Sapin, le ministre français du travail, jugeant la situation “extrêmement dommageable pour les salariés” qui ne bénéficient pas des conditions de travail auxquelles ils ont droit, que ce soit le salaire ou les horaires. Les Pays-Bas, le Luxembourg, la Belgique et l’Allemagne sont sur la même ligne et veulent renforcer la responsabilité des entreprises co-contractantes ainsi que des sous-traitants.

Mais certains Etats membres des anciens pays de l’Est craignent qu’un renforcement des moyens de contrôle n’aille à l’encontre de la libre circulation des travailleurs. Le Royaume-Uni, de son côté, n’est pas favorable à un surcroît de réglementation. Le dossier sera évoqué lors de la prochaine réunion des ministres européens du travail en décembre, qui sera “une réunion de la dernière chance”, selon le ministre français.

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Paradoxalement, ces mêmes Bretons semblent s’être accommodés de l’immigration africaine.

Abattoirs bretons : des Maliens musulmans à la chaîne porcine
France-24 2009 – battage médiatique autour d’un modèle «d’immigration réussie »

La dette publique en 2014 : une ardoise de plus de 30.000 euros par Français

Selon les informations du Figaro, le taux d’endettement du pays grimpera jusqu’à 95,1% du PIB fin 2014, soit environ 1950 milliards qui équivaudront, en théorie, à une ardoise de plus de 30.000 euros par Français [Le Figaro du 16-09-2013].

Dette publique : la traque du contribuable (fraudeur présumé).
On ne peut s’empêcher de repenser à cette fameuse scène du film “Le Sucre”. L’ardoise des gros porteurs et de plusieurs banques est effacée par l’Etat. Les petits épargnants victimes de la spéculation sont, quant à eux, sommés de rembourser leur dette. La ressemblance flagrante avec des personnages actuels ne peut être que fortuite (le film date de 1978).


Le sucre (1978) Jacques Rouffio
Jean Carmet (petit épargnant, victime de la spéculation)
Gérard Depardieu (courtier matières premières)
Jean-Paul Muel (huissier mandaté pour le recouvrement de créances

A l’origine: spéculation sur les marchés – avec Michel Piccoli

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La dette de la France augmente de 12 milliards d’euros par mois

La dette publique de la France a augmenté de 36,5 milliards d’euros entre le 4e trimestre 2012 et le 1er trimestre 2013, s’établissant à 1.870,3 milliards fin mars, soit 91,7% du produit intérieur brut, a annoncé vendredi 28 juin l’Insee dans un communiqué.
C’est 36,5 milliards d’euros de dette brute de plus que fin 2012, soit une hausse de près de 12,17 milliards d’euros par mois au cours du premier trimestre. [lire l’article de Challenges du 28-06-2013]

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Le dossier du blanchiment de l’argent sale en est toujours au stade de l’étude

Taxe à 75 % : Moscovici envisage un geste pour les clubs de foot
[voir vidéo intégrale Bourdin Direct du 10-09-2013]

La taxe à 75 %, censurée par le Conseil constitutionnel fin 2012, prendra cette fois la forme d’un prélèvement sur la part des rémunérations dépassant 1 million d’euros. Le prélèvement se fera au niveau des entreprises. Ces dernières s’en acquitteront donc pour la première fois en 2014 sur les revenus versés en 2013 (exercice clôt au 31 décembre). Cette taxe ne s’appliquerait que sur deux ans.

Eviter des effets trop brutaux pour les clubs de foot

Dans les faits, le mécanisme limitera essentiellement l’impact redouté dans les clubs de football. Une façon pour le gouvernement, d’éviter des effets trop brutaux, sans exonérer ces derniers de l’effort. Depuis des mois, les clubs sont vent debout contre la mesure.

« Nous attendons les avis, mais c’est vrai que nous avons des clubs de football dont l’équilibre est fragile », a déclaré Pierre Moscovici, interrogé sur BFM TV. « Ce sera forcément une mesure plus générale. Ce n’est pas possible de faire une mesure pour les clubs de football uniquement ».

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LA TRIBUNE
ARGENT SALE, MODE D’EMPLOI : LES FOOTBALLEURS JOUENT AUSSI LES LESSIVEUSES

Tracfin, l’organisme de Bercy chargé de traquer les circuits financiers clandestins a rendu son rapport 2012 en juillet dernier. La Tribune propose une série de cinq enquêtes.

Le terrain est miné: Bercy ferme les yeux sur l’argent sale recyclé,
dès lors qu’il est tout ou partie imposable.

Le dossier du blanchiment de l’argent sale reste donc à l’état d’étude.

Enquête 2/5 :
le blanchiment d’argent grâce au transfert de joueurs de football.

Le football est sans doute le sport le plus populaire au monde et l’un de ceux qui drainent le plus d’argent. Les transferts de joueurs ou le rachat d’un club sont autant d’occasions de blanchir de grandes quantités d’argent sale, selon le rapport de Tracfin, l’organisme de traitement du renseignement et action contre les circuits financiers clandestins du ministère de l’Économie et des Finances.
Le montage est loin d’être à la portée de tous et s’effectue sur une longue période, mais il permet de comprendre pourquoi certains fonds d’investissement peuvent être intéressés par le rachat de clubs de football endettés.

Blanchiment transfert d’un joueur de football

Cliquer sur ce lien pour accéder au diaporama
Transfert de joueurs de football :
visualiser le circuit de blanchiment d’argent en cinq étapes

1 – Être actionnaire majoritaire
de deux fonds d’investissements garantissant l’anonymat

Prenons M. Escobar, trafiquant de drogue notoire ressortissant de San Theodoros, en Amérique Latine. L’un de ses conseillers lui a parlé de clubs de football très endettés en Europe et qui peinent à boucler leurs comptes sereinement. Or, il se trouve que M. Escobar est justement actionnaire majoritaire de deux fonds d’investissement : Lavadora aux Bahamas, et Weurlpoule à Jersey. Convaincu par son conseiller, le magnat de la drogue décide de faire racheter au fonds Weurlpoule, pas très actif ces derniers temps, l’un de ces fameux clubs endettés.

2 – Repérer un club de football surendetté en Europe

Il tient alors dans sa ligne de mire la proie idéale. Le club de l’AS Menucci a connu une saison difficile en terme de résultats sportifs et n’en a pas tiré les gains escomptés. Pris à la gorge par ses créanciers, son propriétaire veut vendre. Le fond Lavadora, lui, est déjà propriétaire du FC Alcazar, club mythique de la capitale du San Theodoros qu’il alimente régulièrement en cash.
L’AS Menucci regorge de joueurs qui cirent le banc depuis des mois et la saison des transferts approche. Le dirigeant de paille qu’il aura placé à la tête du club les met alors en vente pour renflouer les caisses. Certains seront vendus à leur vraie valeur à des clubs tiers.

3 – Profiter des transferts pour gonfler la note et faire circuler l’argent sale

En effet, on apprend par des rumeurs de presse qu’un joueur, Didier Surlafin, intéresse particulièrement le FC Alcazar. Le club du San Theodoros y va fort, il met 15 millions d’euros sur la table. Selon les spécialistes, Didier Surlafin était autrefois un cador. Désormais proche de la retraite, il est toujours utile, mais sa valeur ne dépasse pas les 10 millions d’euros.
Au bout de trois saisons (transferts), le club a renfloué ses caisses. Et l’argent sale de M. Escobar a réussi à pénétrer l’économie française. Les remontées de dividendes lui permettent de toucher une partie de son argent blanchi.

4 – Revendre le club remis à flot artificiellement
et récupérer la plus value en argent propre

S’il veut récupérer toute sa mise d’un coup, il n’aura qu’à revendre l’AS Menicci. En effet, maintenant qu’il a été remis à flots, le club a repris de la valeur, et son compte bancaire garni des sommes transférées par le FC Alcazar fait partie des actifs qui vont bien sûr peser lors du calcul du prix de vente. Dans la plus value réalisée, il retrouvera donc normalement le montant des transferts frauduleux réalisés. C’est-à-dire son argent sale passé à la lessiveuse.

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SERIE DE 5 enquêtes sur l’argent sale

Argent sale, mode d’emploi (1/5) :
la bonne recette des tickets-restaurants

Argent sale, mode d’emploi (2/5) :
les footballeurs jouent aussi les lessiveuses

Argent sale, mode d’emploi (3/5) :
transformer des véhicules neufs en occasions, un jackpot aux frais de l’État

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TOUJOURS A PROPOS DE FOOT (ARCHIVES)

Carton rouge ! Les dessous troublants de la FIFA – Andrew Jennings

Observatoire des subventions : l’État et les clubs de foot

Le foot nous renvoit l’image d’un monde en crise

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Au nom de la “lutte contre l’évasion fiscale”,
Bercy procède en toute légalité à la saisie en douane d’argent liquide
En réalité, cela concerne surtout des particuliers
soucieux de préserver leur épargne.

Article du Figaro du 08-09-2013
Les saisies d’argent liquide par les Douanes explosent

2013 devrait être l’année du record de saisies d’argent liquide.
Selon une note statistique sur l’activité des agents des Douanes sur le terrain que s’est procurée Le Parisien, les saisies d’argent liquide ont explosé de 518,6% sur le seul premier trimestre 2013. Ce sont ainsi 103 millions d’euros qui auraient été captés aux frontières de l’Hexagone.

Le phénomène se concentre majoritairement dans la fraude fiscale. Chaque saisie dépasse souvent les 100.000 euros. «Il y a les passeurs habituels, en cheville avec de vrais criminels, mais aussi des petits commerçants, des Français moyens qui ne veulent pas voir taxer une récente plus-value immobilière ou un compte en banque hérité d’un aïeul», confie un enquêteur des Douanes au Parisien.

La lutte contre la fraude fiscale des particuliers, mais aussi des pratiques ultra-sophistiquées des multinationales, est devenue une cause mondiale. Lors du G20 qui vient de se terminer à Saint-Pétersbourg, la communauté internationale s’est fixée comme objectif la transmission des informations entre les pays d’ici à 2015.

En France, depuis le 21 juin, la circulaire Cazeneuve invite les Français à régulariser leur situation fiscale. Pour le moment, les cas sont traités avec clémence, en attendant la nouvelle loi sur la fraude fiscale, qui va être votée à la mi-septembre. Chaque année, la fraude fiscale entraîne un « manque à gagner » pour l’État français de 60 à 80 milliards d’euros.

[voir vidéo intégrale Bourdin Direct du 02-07-2013]