Pays du Golfe : le Qatar soupçonné d’un excès de complaisance à l’égard de l’Iran

L’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis et Bahreïn, ainsi que l’Égypte, ont rompu leurs relations diplomatiques avec Doha, lui reprochant son soutien aux islamistes et une complaisance à l’égard de l’Iran (Article de Georges Malbrunot)

Le Figaro : Le Qatar mis en quarantaine par ses voisins du Golfe

ratgemini A propos de l’excellent article de Georges Malbrunot il ressort que le Qatar est accusé – par l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, Bahreïn etc. – de soutenir le terrorisme. Mais l’accusation porte également (et SURTOUT) sur sa « complaisance à l’égard de l’Iran ».

Le Qatar encouragerait les « activités de groupes terroristes soutenus par l’Iran dans la province de Qatif (est)», où se concentre la minorité chiite du royaume saoudien, ainsi qu’à Bahreïn, secoué depuis plusieurs années par des troubles animés par la majorité chiite de ce pays.

Donc, le crime du Qatar, c’est de n’avoir – contrairement à l’Arabie saoudite, aux Émirats [ajoutons Israël et les États Unis] – jamais affiché une politique foncièrement hostile à l’égard de l’Iran, pays avec lequel Doha partage un immense champ gazier dans les eaux du Golfe persique. «Le Qatar n’a jamais eu une lecture chiite-sunnite des événements qui se passent au Moyen-Orient».

Soutenus par Donald Trump, Saoudiens, Émiriens et Israéliens ont fait de l’Iran leur ennemi numéro un. Quant à la France, elle arme les deux camps, tant il est vrai que l’argent n’a pas d’odeur, parole de Breton (sauf peut-être lorsqu’il s’agit de l’argent des Russes).

Iran : le changement de sexe comme alternative à l’homosexualité

http://youtu.be/fi3jhhBUXmg

Aujourd’hui, l’Iran détient le record d’opérations de changement de sexe après la Thaïlande.
L’Etat iranien peut allouer jusqu’à la moitié des frais chirurgicaux pour les plus nécessiteux.
Enfin, le changement de sexe est reconnu sur le certificat de naissance.

Les théologiens Iraniens ne s’opposent pas à la chirurgie corrective des transsexuels.

Dans un pays qui a banni l’homosexualité, Frances Harrison (correspondante de la BBC a Téhéran) interroge l’Hodjatoleslam (titre honorifique chez les Chiites), Muhammad Mehdi Kariminia qui est en charge des questions que pose la chirurgie de réattribution sexuelle (ou de changement de sexe). Pour ce religieux iranien, le droit de changer de sexe constitue un droit de l’homme à part entière. Il précise que «l’Islam offre une alternative aux personnes souffrant de troubles de l’homosexualité.
S’ils souhaitent changer de sexe, la voie leur est ouverte”.
[Cette interview date de 2005].

Il a d’ailleurs rédigé une thèse de doctorat sur les conséquences de la chirurgie de réassignation sexuelle, du point de vue de la loi islamique. En sa qualité d’expert émérite, il est confronté à toutes sortes de questions (le mari ou la femme doit-il/elle obtenir une autorisation de son conjoint avant une opération de changement de sexe? Leur mariage sera-t-il automatiquement annulé et qu’advient-il de la dot de la femme ou de sa part d’héritage si elle devient un homme ?).

En 1963, l’Ayatollah Khomeini a écrit un ouvrage indiquant que la chirurgie de la transsexualité ne contrevenait pas aux préceptes de l’Islam.

Le changement de sexe a été légalisé en Iran, au lendemain de la révolution islamique de 1979, depuis que l’Ayatollah Khomeiny a fait passer une fatwa (décret religieux) favorable aux “transsexuels diagnostiqués”. La fatwa de Khomeiny a depuis été perpétuée par le chef spirituel actuel, Ali Khamenei, et est également approuvée par de nombreux autres religieux iraniens.

“L’Ayatollah Khomeiny a été un précurseur dans le monde de l’Islam, sur la question du changement de sexe”, estime l’Hodjatoleslam Kariminia.

Toutefois, la société iranienne n’est pas aussi préparée à accepter des transsexuels que les chefs religieux du pays, pour qui la transsexualité est une maladie parmi d’autres, à laquelle l’Islam apporte une solution et la science, un traitement chirurgical.

Le Docteur Mirjalali – un chirurgien formé à Paris – jouit d’une grande notoriété en Iran, en matière de chirurgie de réattribution sexuelle. Il affirme qu’en Europe un chirurgien réaliserait environ 40 opérations de changement de sexe en dix ans. Lui-même en a réalisé 320 au cours des 12 dernières années en Iran. “Si vous les rencontriez dans la rue, vous auriez peine à imaginer qu’ils ont pu, un jour, être du sexe opposé» ajoute-t-il avec une certaine fierté.

L’Etat peut allouer jusqu’à la moitié des frais chirurgicaux pour les plus nécessiteux.
Enfin, le changement de sexe est reconnu sur le certificat de naissance.

Article BBC
about Frances Harrison’s film which has been screened on 6 January, 2005

Another video: Iran has the highest rate of sex changes in the world
Video 17 Sep 2011 – 52 min

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EMISSION DE LA 5 – diffusée en 2009 – TRANSSEXUEL EN IRAN

[1ère partie][2ème partie] – [3ème partie][4ème partie]

L’émission comporte trois volets :
1-Introduction avec Armin Arefi, journaliste indépendant, auteur de “Dentelles et tchador”.
2-Be Like Others (Transsexuel en Iran) film documentaire (2008) de Tanaz Eshaghian.
3-Conclusions avec interview d’Armin Arefi

La qualité de l’image est assez médiocre, mais la vidéo montre l’intégralité de l’émission.

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EN DEPIT DES APPARENCES, LA THEORIE DU GENRE VISE UN IDEAL TOTALEMENT OPPOSE

Manuels scolaires : on ne naît pas homme ou femme, on le devient

La «déconstruction» du genre dans une logique post-structuraliste. Le post-structuralisme s’oppose aux politiques identitaires. L’identité sexuelle (féminine ou masculine) ne correspond pas toujours au genre biologique (mâle ou femelle). C’est par exemple le cas des transgenres, des transsexuels et de beaucoup d’intersexués.

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UNE ETRANGE PLETHORE DE FILMS IRANIENS RECOMPENSES A L’ETRANGER

Seules les oeuvres susceptibles de désagréger les liens sociaux et culturels sont encouragées en Occident, quitte à entraîner un tarissement des sources d’inspiration. Il s’agit de promouvoir un modèle totalitaire, basé sur la « déconstruction » de la société (famille, identité culturelle, sexuelle, raciale etc.). Cette idéologie, largement contestée par l’opinion occidentale, est portée par des activistes (lobbys) infiltrés dans des instances mondiales décisionnaires. Les diasporas des pays « récalcitrants » veillent à la propagation de ce modèle en créant les conditions d’une déstabilisation locale. L’Iran n’est assurément pas un modèle de démocratie, mais l’alternative mondialiste ne l’est pas non plus.

Just a Woman – Mitra Farahani
Teddy Award (an international film award for films with LGBT topics)
Berlin International Film Festival (the Berlinale): Jury award 2002

“Facing Mirrors” Video Trailer
Film de de Negar Azarbayjani (2011)

Article BBC: “Facing Mirrors”, a film about sex-change in Iran, has won the Circle Award at this year’s Washington, DC International Film Festival.

“Be Like Others” Trailers at the film’s website.
Be Like Others (également connu sous le nom Transsexuel en Iran) est un film documentaire réalisé en 2008 par Tanaz Eshaghian. Il aborde les questions du genre et de la sexualité en Iran, au fil d’histoires personnelles de quelques-uns de ces patients à une clinique de Téhéran. Le film a été primé au Festival international du film de Berlin 2008.

Article BBC:
Transsexual in Iran was broadcast on BBC on 25 February 2008
.
The film “Be Like Others”, directed by Tanaz Eshaghian, had its premier at the Berlin Film Festival 2008

Vidéo du Film Persepolis 2007

Persepolis est un long métrage d’animation français de Vincent Paronnaud (pseudo : Winshluss) et Marjane Satrapi sorti en France le 27 juin 2007. Le film, inspiré de Persepolis, la bande dessinée autobiographique de Marjane Satrapi, a obtenu le prix du jury au Festival de Cannes 2007.

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DOCUMENTAIRES SUR L’IRAN

IRAN Documentary Yesterday and Today : Rick Steves
L’Iran vue par un Américain, au travers d’un reportage plutôt objectif.
On notera avec intérêt le rappel historique de la présence américaine au lendemain de la seconde guerre mondiale : la nationalisation du pétrole iranien en 1951 entraînant l’exil du Shah et son retour ouvertement organisé par les États-Unis (localisation sur la vidéo : 7mn45 – 10mn30)

Mahmoud Ahmadinejad NBC Interview | 09.13.2011
Interview très instructive sur la réalité des relations de l’Occident avec l’Iran.
[…] les sanctions contre l’Iran, la supposée arme atomique, mais également les événements du 11 septembre, l’invasion de l’Afghanistan et de l’Irak, l’oppression des Palestiniens, les ambiguités de la politique des Etats Unis et de l’OTAN dans le monde.

Mahmoud Ahmadinejad RT (Télévision russe) Interview Août 2011

« Le plus grand problème du monde est la façon dont il est dirigé. Ce processus de décision unilatéral a amené le monde au bord du danger. Il a mené à une course aux armements. Il a installé des tensions qui conduisent à plus de ventes d’armes, d’avions de guerre, de missiles, de chars ».
« L’ordre mondial, dominé culturellement et politiquement par les Etats-Unis, doit être « réformé ». La plupart des nations du monde ne sont pas satisfaites du statut-quo actuel »

Stratégie géopolitique USA – Iran – Arabie saoudite – Bahrein

[wpvideo DR4BsJ18]

Géopolitique Arabie Saoudite Iran Bahrein

L’ambassadeur d’Arabie Saoudite se dit victime d’un « projet d’attentat » qu’il attribue à l’Iran.

Troublant: il y a un an (novembre 2010) Wikileaks révélait que l’Arabie Saoudite se prononçait faveur d’une attaque contre l’Iran pour mettre fin à son programme nucléaire:

Les documents révèlent que le roi Abdallah d’Arabie saoudite aurait été le plus direct dans ses pressions sur les États-Unis, appelant “fréquemment les États-Unis à attaquer l’Iran pour mettre fin au programme nucléaire du pays”, dit ainsi, le 17 avril 2008, l’ambassadeur d’Arabie saoudite à Washington, Adel al-Jubeir, cité par des documents émis par des ambassades américaines.

Le roi a conseillé aux Américains “de couper la tête du serpent” auquel il compare l’Iran et a souligné que travailler avec les États-Unis pour combattre l’influence iranienne en Irak était une priorité stratégique de son gouvernement, selon cette source.

Les révélations avaient été officiellement publiées par The Guardian, New York Times et Le Monde.
L’Arabie Saoudite a toujours refusé de les commenter

Déclaration émanant d’une autre “démocratie”: le Bahrein.:
«Ce programme doit être stoppé», insiste le roi de Bahrein Hamad ben Issa Al-Khalifa le 1er novembre 2009 en recevant le général américain David Petraeus, selon le document cité par Le Monde. «Le danger de le laisser se poursuivre est supérieur à celui de le stopper», ajoute-t-il à propos du programme nucléaire iranien.

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Bahrein: les deux clans qui s'opposent

RYAD – L’Arabie saoudite en proie à des soulèvements chiites.
Le pays a menacé de frapper d’une main de fer tout “fauteur de trouble”
après des violences dans l’Est chiite du royaume dans lesquelles des analystes saoudiens voient la main de l’Iran.
Aucune mise en garde de la “communauté internationale”.

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http://youtu.be/dkWEEQDbxHk

Bahreïn, plongée dans un pays interdit
Des images d’une révolution réprimée avec l’aval de la “Communauté Internationale”.

Cette île, petite monarchie du Golfe Persique de 600 000 habitants, est fermée aux journalistes. Pour réaliser ce tournage, Stéphanie Lamorré est restée un mois dans la clandestinité, aux côtés du ceux qui se battent pour la démocratie, face à une répression quotidienne, violente, implacable.

Depuis l’intérieur des villages assiégés, elle a filmé la situation politique et sociale, les manifestations quotidiennes violemment réprimées. Aux côtés de trois femmes, Zahra, Nada et Zainab, la réalisatrice plonge au coeur de la réalité du pays : trois regards croisés d’activistes qui expliquent leur besoin vital de visibilité.

Pour le reste du monde, Bahreïn est un pays riche, moderne, en plein essor. En réalité, la monarchie sunnite du roi Al Khalifa est une dictature pratiquant la torture, les arrestations arbitraires, la discrimination à l’égard d’une population chiite à plus de 75%. L’élite est sunnite.

Bahreïn est avant tout un satellite de l’Arabie Saoudite et un allié occidental.
Au printemps 2011, lors du début du soulèvement, l’armée saoudienne a envoyé ses chars à Bahreïn pour rétablir l’ordre.
Depuis plus d’un an, chaque jour, des femmes et des hommes de toutes les générations défient le pouvoir de Manama pour demander plus de démocratie.
Une population opprimée dans l’indifférence.

Au bout du compte, les États-Unis et Israël ne sont-ils pas le véritable obstacle à la paix?