Protection des droits des homosexuels : un préalable pour l’admission à l’U.E.

Première Gay pride pour Prague
“Elle était l’une des dernières grandes capitales à ne pas avoir eu sa Gay Pride” [Euronews].

Selon un scénario bien rôdé [cf. la gay pride de Budapest],
les ambassades de 13 pays ont apporté leur soutien à cette manifestation

Les ambassades d’Allemagne, d’Autriche, de Belgique, du Canada, du Danemark, d’Espagne, d’Estonie, des Etats Unis, de Norvège, des Pays Bas, du Royaume Uni, de Suède et de Suisse, ont publié une déclaration commune dans laquelle elles expriment leur «soutien» et leur «solidarité avec les lesbiennes, gays, bisexuels et transgenres” de la République Tchèque.

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U-Talk Europe – La protection des droits des Lesbiennes Gays Bisexuels et Trans
est l’un des préalables à l’accession de la Serbie à l’Union européenne

“U-Talk est une émission interactive hebdomadaire qui vous donne la possibilité de poser toutes les questions qui vous tiennent à cœur ou vous viennent à l’esprit sur l’Europe, son fonctionnement, ses défis, ses polémiques… Pour vous répondre, nous présenterons un sujet ou nous ferons appel à un expert ad hoc… Si vous le souhaitez, vous aussi, poser une question, rendez-vous sur euronews.net/u-talk ”

Question de Marko originaire de Serbie :

“La protection des droits des gays et lesbiennes devrait-elle être une condition
pour l’accession de la Serbie à l’Union Européenne ?”

Réponse de Juris Lavrikovs, responsable de la communication à l’ILGA
(International Lesbian and Gay Association) Europe
(Juris Lavrikovs est originaire de Lettonie :

“[…] pour faire court, ma réponse à Marko est oui… La protection des droits des Lesbiennes Gays Bisexuels et Trans dans l’Union européenne est assurément l’une des exigences” [de l’Union Européenne].

“Mais pour apporter une réponse plus détaillée, je dirais que, fondamentalement, l’Union européenne dispose d’un ensemble de critères pour tous les pays qui veulent adhérer à l’Union européenne, à savoir les “critères de Copenhague”, et l’un d’entre eux est la stabilité des institutions garantissant la démocratie, la primauté du droit, des droits de l’homme, du respect et de la protection des minorités”.

“Les Lesbiennes Gays Bisexuels et Trans ne sont pas directement mentionnés comme tels
dans les critères” [de Copenhague],

mais Juris Lavrikovs estime que, dans la mesure ou le respect des droits de l’homme et des minorités y est mentionné, cela vaut pour les homosexuels, les handicapés, les personnes d’origines religieuses ou ethniques différentes, etc.”

L’Union européenne scrute chaque pays candidat à l’adhésion
et dresse chaque année un rapport d‘évaluation appelé “Progress reports”.

L’ILGA Europe, en collaboration avec ses membres en Serbie, a travaillé très dur pour s’assurer que les droits des homosexuels soient reconnus et mentionnés dans ces états des lieux. Et par exemple, le dernier rapport de 2011 sur la Serbie mentionne notamment que des progrès ont été réalisés en ce qui concerne la liberté de réunion.
Le Gouvernement serbe a notamment pris l’engagement et donné l’assurance que la première marche des gays et lesbiennes se tienne sous protection policière renforcée. La Commission européenne a aussi salué la Serbie pour l’introduction d’une très bonne loi anti-discrimination.

Cependant, dans ce même rapport l’Ilga précise que la législation à elle seule ne suffit pas,
et s’est dite “préoccupée” par l’attitude très négative du public [serbe].

“La Commission invite donc le gouvernement serbe à s’assurer de la mise en oeuvre de programmes éducatifs et de mécanismes pour les victimes de discrimination, pour que celles-ci puissent réellement bénéficier de l’actuelle loi anti-discrimination.”

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ARCHIVES RATGEMINI

Manuels scolaires : on ne naît pas homme ou femme, on le devient

Lettonie : les russophones, exclus de la citoyenneté lettone

Manuels scolaires : on ne naît pas homme ou femme, on le devient

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La «déconstruction» du genre dans une logique post-structuraliste.
Le post-structuralisme s’oppose aux politiques identitaires.
L’identité sexuelle (féminine ou masculine) ne correspond pas toujours au genre biologique (mâle ou femelle).
C’est par exemple le cas des transgenres, des transsexuels et de beaucoup d’intersexués.Théorie queer.

On ne naît pas femme : on le devient”, écrivait Simone de Beauvoir.
“Aucun destin biologique, psychique, économique ne définit la figure que revêt au sein de la société la femelle humaine ; c’est l’ensemble de la civilisation qui élabore ce produit intermédiaire entre le mâle et le castrat qu’on qualifie de féminin.
Seule la médiation d’autrui peut constituer un individu comme un Autre. En tant qu’il existe pour soi, l’enfant ne saurait se saisir comme sexuellement différencié.”
[Le deuxième sexe – 1949]

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VIDEO : Dans ses réflexions, Judith Butler fait notamment référence à Simone de Beauvoir et à Gloria Steinem.

Gloria Steinem est une journaliste féministe très active, dès le début des années 70.
“La notion de masculin et de féminin n’existe pas vraiment.
Il y a parfois plus de différence entre deux femmes qu’entre deux hommes, entre deux membres d’une même ethnie qu’entre deux membres de races différentes.
Dans les pays industrialisés, nous avons démontré que la femme pouvait faire ce que l’homme fait, mais nous n’avons pas démontré que, de leur côté, les hommes pouvaient faire ce que les femmes font.
Le problème essentiel pour les hommes et pour les femmes, n’est pas d’apprendre, mais de désapprendre.”

De son côté,Judith Butler explique :
[…] “aux Etats-Unis, nous faisons la distinction entre sexe et genre, et nous employons le mot gender (genre) pour caractériser le vécu culturel et sociologique de chacun [la masculinité et la féminité]. Le genre peut ne pas correspondre au sexe de la personne (mâle ou femelle). Cette distinction entre sexe et genre est une spécificité importante de la sociologie américaine, mais aussi de l’anthropologie féministe: si on naît female (de sexe féminin), cela n’implique pas une destinée sociale de femme. Celle-ci résulte d’une acquisition progressive”. […]

INTEGRALE DU DOCUMENTAIRE ARTE:

Judith Butler – Part 1/6
Judith Butler – Part 2/6
Judith Butler – Part 3/6
Judith Butler – Part 4/6
Judith Butler – Part 5/6
Judith Butler – Part 6/6

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INTERVIEW DE JUDITH BUTLER publiée dans l’Express du 06/06/2005:

“La théorie queer est une forme de subversion qui analyse les divers processus
à travers lesquels notre genre et notre sexualité nous sont imposés”.

“La «déconstruction» du genre dans une logique post-structuraliste, amène à repenser un féminisme qui ne serait pas fondé sur «l’identité féminine».

Le post-structuralisme s’oppose aux politiques identitaires. Toutes les expériences humaines ne peuvent être réduites à notre seul statut de femme, d’autant que cette identité est floue et instable.

Je reste très féministe, mais je suppose que je suis aussi queer [bizarre, étrange], puisque c’est ainsi qu’on m’a appelée. Cela me convient. Autrefois, queer était la pire des insultes pour fustiger les gays. Ceux-ci ont récupéré ce mot pour le vider de son sens infamant.

La théorie queer défend l’idée que l’homosexualité et l’hétérosexualité ne sont peut-être pas si différentes, que les deux peuvent se croiser et qu’une certaine diversité devrait être reconnue et pensée.”

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LA THEORIE DU GENDER ET SES CONSEQUENCES DANS LE DROIT DE LA FAMILLE
homoparentalité homoparentalité homoparental
cliquez ici pour lire l’intégralité de l’étude publiée par Elizabeth Montfort

Ancien député au Parlement européen, Conseillère régionale d’Auvergne

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Le Bulletin Officiel de l’Education nationale, sans faire la promotion de la théorie du Gender,
ouvre des brèches qui ont influencé la rédaction des livres de SVT
(Sciences de la Vie et de la Terre).

Insidieusement, le Bulletin Officiel de l‘Education nationale a dessiné le cadre dans lequel se sont engouffrés des groupes de pression pour rédiger, à notre insu, une véritable révolution sociétale à partir de la sexualité.

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L’Institut d’études politiques de Paris (Sciences-Po) a annoncé la création d’une discipline supplémentaire dédiée à la théorie du gender (Gender studies) pour la rentrée 2011.

À l’origine du projet, deux femmes économistes de l’OFCE, soutenues par Jean-Paul Fitoussi, président de l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE) et par Emmanuelle Latour de l’Observatoire de la parité créé en 1995. Celles-ci déclarent qu’il faut en finir avec l’inégalité entre les hommes et les femmes dans l’entreprise. Pour les promoteurs de l’opération, le but est éminemment politique : « On veut faire progresser le combat contre les inégalités entre homme et femmes. »

Jean-Paul Fitoussi se met à rêver : « Cet enseignement va réveiller les consciences » (Libération, 26 mai 2010). Il n’y aura plus de différence de salaire, plus de réunion tardive (vive les after work !), et enfin le partage des tâches à la maison.

A propos de Sciences-Po, Richard Descoings avait déjà été chargé par Nicolas Sarkozy de mettre en place à Science-Po une discrimination positive qu’ils défendent ardemment tous les deux. Selon le JDD du 12-01-2009,
« Richard Descoings fréquenterait Nicolas Sarkozy, au sein du club très fermé et élitiste du Siècle », l’officine d’obédience mondialiste, dont certaines méthodes semblent inspirées de la Franc-Maçonnerie.

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ÇA SE DISPUTE – I-TELE – ZEMMOUR VS DOMENACH – THEORIE DU GENRE


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ARCHIVES RATGEMINI

Histoire de France : les fadaises de François Reynaert

Rien d’autre qu’un peu d’essence de Guerlain… Les races n’existent pas

Les scientifiques ont beau se défendre d’avoir jamais voulu normaliser l’espèce humaine…

« Si, demain, toute notre civilisation se trouvait détruite, l’Homme aurait tout à recommencer, il repartirait du même point d’où il est parti voilà quelques cent ou deux cent mille ans. Toute son œuvre, tout son labeur, toute sa souffrance passés lui compteraient pour rien, ils ne lui conféreraient aucune avance… La civilisation de l’Homme ne réside pas dans l’Homme, elle est dans les bibliothèques, dans les laboratoires, dans les musées et dans les codes »
Jean Rostand : Hérédité et racisme (1939)

Anne Lauvergeon déraille au Women’s Forum 2009

[youtube=http://www.youtube.com/watch?v=cLZD7xV582Y&hl=fr&fs=1&rel=0&color1=0x2b405b&color2=0x6b8ab6]

“A compétence égale, on choisira la femme ou on choisira la personne venant de … eh bien… autre chose que le mâle blanc… pour être claire”….

Il y a près d’une semaine, nous avions mis en ligne sur YouTube cette vidéo assez révélatrice de l’ambiguité de la discrimination positive.
Une semaine plus tard, on accuse l’Extrême Droite: qualifier de raciste et discriminatoire l’expression “autre chose que le mâle blanc”, “c’est un procès d’intention fait on valoir à Areva”.

Et la Gauche dans tout cela? Anne Lauvergeon aurait-elle exprimé tout haut ce que la Gauche pense tout bas?